Paul
^M M. le guèrissou
par la ma
cl me
ne-le dans 1
^^B le
^^Ê Le guèrissou
se laisse fa
ire et re
ient près 1
^H de la malade.
^H — Vous mangez bien m
Igrc votr
E maladie. I
^H — Pcuh 1 je mange, je n'
mange pas, j'mange |
^H tout de même.
^H C matin, Pelo
m'acuet'u
n poulet,
'ai mangi
^H les iou ziTiVes, les ioufuess
s ei la ço
Poraille',
^H Pelo a inangd le
reste.
^H Un jour, la
malade to
nbe de s
on lit, se
■ fait des meurtr
ssures et
e guéris
sou dit à
^H Peio que des sangsues s
nt nécessaires. Le 1
^H gars achète des sangsues
les fricasse et les |
^H fait manger à 5a
mère.
^H La bonne fe
mme n'allant pas
mieuy, le
^1 guèrissou ordo
ne des ba
ns.
^1 — Tu mettr
3 le doigt
dans l'ea
u, dit-il a
^1 Pf/o. et comme
cela tu ve
ras si ell
n'est pas
^^H trop chaude.
^H - mon
Uu,l=^
rissou.
^^H Mjdecin.
^■S-: ;. Les deux a
les, les de
IX cuisse
El la car-
^^^Le gars, qui n'aimaït pas plus l'eau chaude que l'eau froide, ne mit point le doigt dans la cuve. 11 y trempa les dents d'une fourche qui nécessairement ne se plaignit point.
Voyant cela, il prit sa mère à moitié morte dans son lit, et la déposa dans un bain d'eau bouillante.
La bonne femme faisait des grimaces épouvantables et le gars disait : ° Ça lui fait tout c du bien, car la v'Ij qui rit. u oistns arrivèrent et s 'e m pressèrent de la vieille du bain; mais il était trop I, la bonne femme était cuite.
lent I malheurcuï, dirent-ils ii Pelo, tu as tué ta mère.
— Nennia ' ben sûr ; j's'avais ben que me>nm' ne m'aimait point, c'est un tour qu'elle a u'/u' me jouer.
fe
kiM^ia
/4(*-lj>«« M I
UfiA Atle (fa k û4mmune de Saiai'SoiMus, fui k cAAfotM à ion cuf £ Cl s'aMttM d'avoir pri* «et lOïir rf* lit-
— Il hai h ftnéte, mnn «nfant. loi dit I»
— S'il tn <■! sinai, app<->rt«z-ie mcii aa pre*hj'Ur*. *t h '«rai ■• r««titulioA.
— jo vnii« rtm«rei« b)«fl; c» «cra un grand oeftiea m* rendra. Je «ou* la porterai d»-
0* retour nhtz lui lauurjdità m « Um niU (t<nt m'apporier un oh'yit qa» j« n» «•nfi'is p«R> Si |« n« mif pi* It, vousna r^K'"'der•lK pan ot ((ua c'a*t at vnu* le monlerei (Inn* mn chambre, ti
I)6# la I*Tid<-main mniin, pcndnnt ()ua la duri! dianii «a m*iiaD4 lu Tillc *a rendit nu prMtiyitra it rainlt 1 la d(fin«!itiL|u« un paniar farind pour M, la Cirri).
l.(irei)tiaGtlul-ci renlrn, m chainhriêre lui du > H J'nl porté dnna Voira appnrtenienl un
T tria lourd qu'une jeune fille m'a ri
Le naïf pasteur alla ouvrir le panier et ^iécouvrit, devinez quoi? Un enfant nouveau-nt:. I comprit alors seulement ce que c'était
qu'un tour de lit.
t.edim.inche suivant, il dit en chaire : » Les filles qui auront pris des tours de lit sont pridcs de les garder chez elIeH et de ne plus les apporter au presbytère.))
(ConliS pur Fine Doniel, de Bru/,)
^H Quand
^Ê — ^M affaire, ne
1 rentra ou presbytÈre il dit n se frottant les mains :
Certrudc, bonne affaire, us avons un lièvre, ment! un lièvre? Où est-il?
as pas reçu un liév assurément, lo père Gicquel
s'est moq
ué de
^H A quelque temps de là, le curé vit le paysan ^H et lui fit des reproches.
^H comme je vous vols et )e lui ai dit d'aller au ^^M presbytère. mais l'animal est peut-être bien un ^H hérétique qui a eu peur de vous.
^1 iConté par Jean Jumel. de Bïin.)
^M Un gars
■ et déclara
■ diras neu V - Ces
de Bourg-Barrés'e qa'il avait embrass ta pénitence, lui chapelets, beaucoup, répondit faire dire la moitié
n alla à eon
fesse, é, tu
[wur-
é une fille, dit le cur
le gara; ne parunsm
— Oui, tu peuï le faire.
— Eh bien I monsieur le curé, vous qut lana cesse répétez que voua fltes mon meilleur
' ami, dites-en donc les troisquarts.
Et le gars sortit précipitamment du confe^ sionnal.
(Camé par Anne-Merie Turpin, de Bourg-Bnrré.|
Lebounel' de Pierre
Une bonne femme à* Goven a^ lée à une noce, et elle se faisait i
.it été invî-
Son homme mourut subitement, et l'enter-
rement fui fixé précisémenl le jour de la noce.
Qu'on juge du double chagrin de la boans
Ile aimait tuut de même hen son défunt Pierre, car, quand il fut mort, elle se mit à sangloter en montrant le trou qui se trouve dans muraille de la ruelle du lit, et qui ser
. Bonnei.
^^H dinairement à mettre la Cabat
et le ">a^^H
^H Via le trou, disait-elle.
mon iléO^^^I
^H Pierre mettait son paiiv'boit
soa pauv- E^^H
^H soa pauv'bouitel.
^H Maigri! cela, ne pouvant se ^H de ne pas faire ripaille à la n
consoler à l'i^^^l elle s'en «l^^H
^1 trouver une voisine et lui d
tu v^^H
^H lais aller pleurer pour ma à
enterrement '^^^|
^H mon homme, je te donnerai
deux boissîal^^^^Ê
^H de grains rafis'.
^H La voisine accepta, et pieu
ra tant et tant V
^H que tout le monde lui fît des c
^H veuve, en entendant cela, ajouta : ic Puisque |
^H t'as si ben crié à l'enterrem
nt de mon bon-
^H homme, je t'avais promis deu
X boissiaux de
^H grains ratis, je te les donnera
i chùppés\
^1 (Conlé par Vicloire Hubert, s ^H Ib Plesse, à Bruz.)
ervanle de M. de
^H Un pauvre homme ëianC t
ombd dangereu-
^P I. Jusqu'au bord.
^H 2. Au-dessus du boisseau, lou
t ce qu'on peut
sèment maladu, on alla biei
hercher le village ha-
se rendit immédiatement dans 11 bitd par le moribond.
Quand il eut administré ce dernier, le curii demanda si on pouvait lui donner à manger,
— Hdas, nous n'avons que du pain noir et du beurre, monsieur le curé-
— Vousavez bien des ceufs.
— Oh! pour cela, oui. Et on alla lui chercher des œufs dans le poulailler.
Le prûtre fit un trou dans les cendres du foyer et y mit les œufa ù cuire, mais auparavant cracha dessus.
Un petit gara qui Était: assis au coin du foyer lui demanda : a Pourquoi crachez-vous
— Pour les empêcher de péter, mon garçon.
— Oh! vous devriez ben cracher au cul de ma mère, car elle pite toute la journée.
Le Se
igiieur de la Foiichaye-Baio»
U vicu
X château de la Fonchaye-Bnron,
situé dan
la commune de Saint-Malo-de-
Phily, est
aujourd'hui en ruines. Il ne reste
plus qu'un
e tour et des pana de mur permet-
tant de juger de son importance. Tout à côté
est un vi
ux chêne qui fut le contemporain
des ancien
s barons. On voit encore remplace-
ment de la chapelle, le jardin dans un coin de rocher, quelques constructions qui servirent de chenil ù la meute du seigneur.
Les barons delà Fonchaye ont laissé dans le pays, une détestable réputation de libertins. On remarque dans un pan de mur du chdteau
fille. Ce
fille qui 1 Barthélcj
appelle
ichot I
i chambre à la i fut enfer-
est morte, dit la légende, u efusa d'ûtre la n
ïigneur
de la Fonchaye :
Il était allé, en compagnie de plusieurs hobereaux du voisinage, se divertir à Lohëac
iraqu 'il aperçut dans une rue de la ville', une blette fort )olie à laquelle il intima l'ordrede le
;nrant a
-ait biei
t la clef
nais craignant d'encourir pour elle mille la colère du seigneur et maiCr laissa canduire et enfermer dausunc d'auberge. Le baron tout guilleret, i dans sa poche, et s'en alla rejoindre ses amis, bien décidé à emmener le soir la eapllve à la Fonchaye.
Qu'on juge du chagrinde l'infortunée jeune fille qui était sur le point d'épouser un petit couturier de I.ohéac et qui se demandait e^i ce dernier consentirait à la prendre pour femme lorsqu'elle reviendrait du château.
Pendant qu'elle faisait ces tristes réflexions, elle aperçut justement parla fe nôtre ouverte le couturier qui passait dans la rue. L'appeler s fut l'affaire d'un
i Le fiancé consola de ; t lui jura de la délivr
Il entra à cet effet dans l'auberge où de nombreux rouliers étaient à table et riaient, sous cape, du sort réservé à [a jeune fille que le seigneur de la Fonchaye venait d'enfermer.
En voyant cet encombrement de voyageurs, te petit couturier jugea d'un coup d'œil que
pour tourner la broche, ce qu'on accepta avec emprcBsemcnt.
Une grosse maritorne venait à ohaque instant arroser les viandes et s'assurer qu'elles cuisaient convenablement. Le couturier, profi-
a-et-vient, demanda à la lillc :
elle [
1 moyen de lui per-
d'abord tirer l'oreille;
'elle lui
clef et a
«Je
La acrv
antese St
e cuisi
nier impro-
et de
int si 3up-
sédcr
Line double
confie
mon pau-
vre José, mais preneï garde de me compromettre, car je pourrais bienavoir, r.ioi aussi, le sort de votre fiancée, i)
yosé n'écoutait plus la servante, et était déjà dans la chambre de sa promise, à laquelle il dit:
-. donne-moi t et décampe i
K Changeons de i kardes, prends Us t
La jeune fille ne se le fit pas rëpéler deuK ■ fois. Elle s'empara des culottes que José lu^ tendait, les mit comme si elle n'avait fait ijue ça toute sa vie, endossa le gilet, le touron. et enfin se coiffa du chapeau à larges bords, qui acheva de la transformer complètement. Elledescendit ensuite prestement l'escalier et se
Le petit couturier, resta dans la chambre, et procéda à une toilette minutieuse. Il achevait de se lisser les cheveux en bandeaux lorsque ta servante, inquiète de ne pas le voir revenir, monta l'escalier. Le gars qui l'entendit prit
ssitùt son m.
ouchoirpovjr st
: cacher la figure
et
fit semblant
de sangloter.
La fille ne
se douta de rii
;n, et c
rut que le
Se
mcé était parti. Elle nllail
t même
'. adresser
di
s consolât ioi
13 â la pauvre
enfant
qui fon-
lit en larmes,
, lorsque les vo
il retei
itissantes
et
s roulicrs la
rappelèrent à
l'office.
Elle Bor-
,lii
. prëcipltamti
nent de la chambre en
fermant
porte à clef.
^^Ê lia FOUCrLOKF. DE l'il
^M La journée s'écoula et !
es routiers
s'en allé-
^K rem dormir dans le foin
des écuries
^H José commençait à cr
oire que le
seigneur
^H ne songeait plus à ses c
mours et
'en était
^1 allé au château. Mais no
n, vers di.
heurea.
^H un domestique amena de
UK chevau
X devant
^^H l'auberge. Le baron arriv
â son tour
fit mon-
^H ter la jeune fille en croup
derrière 1
i et par-
^H tit au galop. San garçon
e suivait à
une dis-
^H lance respectueuse.
^M Arrivé à la Mélatièrc,
nanoir vo
sin de la
^H Forchaye, le seigneur
mit pied à
terre, fit
^H descendre le petit coutur
er, attendi
son do-
^H mestique auquel il dit tout bas, en
lui jetant
^H la bride de son cheval ; «
Rentre aeu
1, et si tu
^H entends crier ne t'en inquiète pas. H
^H Pourquoi n'allait'il pas jusqu'à
la Fon-
^H chaye? c'était, suppose-t
on, parce
u'il avait
^H déjà une favorite qu'il cr
ignaii de
ontrarier
^H en amenant bruyammen
e. Cetait
^H peut-être aussi pour tout
autre mot
^H Toujours est-il que 1
olot res-
^H ter dans les champs. N
s'avisa-t-
1 pas de
^H passer le bras autour de
a laiUc de
son com-
pagnon de route? Or José qui n'attendait qu'une occasion, attira de dessous sa jupe un solide gourdin dont il appliqua, en se trémoussant comme un diable, de vigoureux coups sur la tête du gabnt.
Ce dernier, surplus d'une pareille allaquc, ne put même pas se dérendre et roula par terre en poussant des cria déchirants.
Son domestique l'entendît; mais comme il avait reçu l'ordre de ne pas s'en inquiéter, il continua tranquillement son chemin.
L Le couturier cessa de frapper quand 1; ecÎ-
r Le lendemain, des paysans en allant aux champs, rencontrèrent leur maître gisant sur le sol et respirant h peine. Ils le transportèrent chez lui où il ne tarda pas à rendre le dernier
[Conlé par Lelièvre. menuisier sur le bord de la roule près du bourg de Loiiéac.)
Le Moine de la/orél de Tei'llay
^H Sion et de la Roche-Giiï
rt cla
ta la fin du
^H XVI1° siède.k tcrreLir de
ses vas
saux, et sur-
^^H tout des cordeliers du cou
vent de
Sain t-Mar-
^^H tin, situé prùs du château
de la
Roche, dans
^H la foret de Teillay.
^H Un moine de Saint-Mur
in, ava
it, en dipit
^^1 du chiitiment auquel il s'
X posai
, l'habitude
^^V de tendre des collets dan
slafo
et pour a!i-
^H menter le garde-manger du couver
l. de lièvres,.
^H de lapins, de bécasaes. Il
eut bea
u se cacher.
^^Ê il fut un jour surpris pa
onga
de et amené
^^H devant son seigneur.
^^H Celui-ci, furieux de voir
qu'on
avait bravd,
^^H se précipita dans la cour
du ch
teau, saisit
^H un coq qui s'y trouvait
l'apporta au moinc|
^H et
^B — Tue ce poulet com
ne tu
voudras être 1
^^H tué, car je te jure que tou
ce que
lu feras suri
^^^1 lui le le ferai sur toi.
^B —Vous le jurez? dit le
moine.
^V — Oui,ielciure.
^H Alors le cordelier enfonça un doigt juaqu'&l
^H la troisième phalange dan
s le derrière du coq,|
W le relira, se le mit dans
1 bouct
e ei regardai
k bien en face le marquis, e
n disant : ■
— Vous ferez cela.
Le seigneur de la Roche-Giffart, malgré sa colère, ne put s*empêcher de pouffer de rire et s'écria :
— Non. Tu es plus fort que moi; je n^aurais
jamais eu pareille idée. Je te fais grâce pour
cette fois ; retourne à ton couvent et ne t'avise
plus de prendre mes lièvres.
(Conté par M. Chaillou, ancien instituteur à Ercé*en- Lamée.)
Vers 1860, M. Féart, préfet de rille-et- Vilaine, donna à la préfecture un grand bal auquel furent invités tous les maires du département.
Le maire de G*** était absent lorsque son invitation arriva chez lui. A son retour, sa femme lui dit : — Notre préfet, M. Fetllard, donne une veillois et t'a écrit pour y aller.
— C'est tout de même ben honnête de sa part d'avoir songé à wa, aussi je m'y rendrai coûte que coûte.
— Et tu feras ben^ notre homme, répondit
la femme du moire qui regrettait ben un petit de ne pas Être invitée.
Le jour venu, le premier magistrat de G*" n plus beau touron et attela sa jument
i la
■riole.
Au moment o£i il allait pai lui apporta son parapluie en dant de ne pan le perdre, a Si l'iau venait à chai cette nel\ ajoula-t-elle, lu gâterais tes 6i'a;i.v habita. ■
La jument, -~ une bonne trotteuse, ma foi, — ât feu des quatre pieds et ne s'arrêta en chemin, comme elle avait l'habitude de le faire, que juste le temps de permettre à soa maître d'avaler quelques bolées dans les cabarets qui se trouvaient sur le bord de la
Arrivé à l'auberge du Petit-Caillou, en face l'École Normale, le maire mit sa jument à l'écurie, prit encore deux ou trois bolées et se dirigea vers la Prérectore.
Mon doux Jésus ! s'écria-t-il, en voyant les t le contour