‹ Folk-lore de l'Ille-et-Vilaine: De la vie à la mortChapitre 15 sur 46 · Tu me le prendrais peut-£trc · texte numérisé non relu

Tu me le prendrais peut-£trc

U L'honneur es! dej'ers ma, U répondit le

Il alla s'asseoir dans un Tauteuil placé duns une embrasure de fenêtre el regarda entrer les généraux et oSiciera de tous grades, les fonctionnaires en uniforme et les beaux messieurs en habit et en cravate blanche.

Un garçon qui portait un plateau couvert déglaces, s'arrêta devant lui.

— J'aimerais mieux une bolée, dit le maire, mais puisqu'il n'y en a pas ici, faut ben que )e me contente de ce que tu m'ofFres.

Lorsqu'il goûta la glace, il poussa un juron: H Bougre ! que c'est fré ! venir de si lain pour manger de si mauvais ca. »

Les danses commencèrent, et lorsqu'il leva les yeux et qu'il vit les dames qui, par derriirc, montraient leurs épaules nues et, par-devant, la rôle' aux puces, il fut scandalisé.

Il se leva indigné et s'en alla vers M. Féart, auquel il dit : « Je m'en %<as, monsieur le préfet,

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Au temps jadis, le curé de Chavagne, en allant dîner chez son confrère de Bruz, pasââ

devant la porte ouverte de Tun de ses paroissiens quMl connaissait particulièrement. Il eut l'idée d'entrer pour lui dire bonjour.

Il ne vit dans Tunique pièce de la maison qu'un petit gars qui, une cuillère de bois à la main, regardait dans une casserole qui bouillait sur le feu.

— Que fais-tu là, mon gas ?

— Je mange les allants et venants, monsieur le curé.

— Comment, tu manges les allants et venants ?

— Oui, j'ai mis à cuire des petits pois dans la casserole, et tous ceux que Teau bouillante fait monter, je les pêche avec ma cuillère et je les mange.

— Et ça t'amuse ?

— Ben sûr ! monsieur le curé.

— Où est ta mère?

— A faire un trou pour en boucher un autre.

— Que dis-tu là ? mon garçon.

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L'A vare

Un vieil avare avait sa femme bien malade et ne lui donnait aucun soin.

Lorsqu'elle fut à la dernière extrémité, il eut tout de même peur que ses voisins Taccusassent de Tavoir tuée, et il fit venir le médecin.

La pauvre vieille marmottait entre ses dents : a Tbairais ben un coup de vin ; fbat^ rais ben un coup de vin. ))

Le médecin qui ne comprenait pas demanda au mari :

— Que dit-elle ainsi ?

— TfiVrais ben du brin ^ ; f filerais ben du brin,

— Ma pauvre femme, dit le guérissou, vous n'êtes pas en état de filer.

— Tbairais ben un coup de vin, répétait la pauvre femme.

— C'est inutile, vous ne le pourriez pas.

(( Votre femme est bien malade, mon brave homme, dit le médecin en se tournant vers le

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