‹ Fonctionnement de la Maison d'accouchements Baudelocque clinique de laChapitre 15 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ACCOUCHElIlEAiTS PROWCIQUÉS

Les faits d'accouchements provoqués doivent être séparés en deux groupes distincts (tableau 17), suivant que l'intervention a été pratiquée : -4, chez les femmes ayant le bassin normal; jB, chez des^femmes ayant le bassin vicié.

A. Femmes ayant le bassin normal. — T/accouchement a été provoqué chez trois primipares : l'une (196) avait une albuminurie grave qui résistait au régime lacté. L'enfant, né vivant et pesant 1870 gr., a succombé 6 jours après la naissance.

Une autre (506) présentait des troubles gravido-cardiaques dus à un rétrécissement mitral : Tenfant pesant 3550 gr, a vécu. Les suites de couches ont été normales.

Chez une troisième femme (614), l'accouchement a été provoqué, pour ainsi dire, in extremis : l'enfant a succombé au cours du travail, et la femme est morte le 2* jour (voir page 97).

B. Femmes ayant le bassin vicié, — L'accouchement a été provoqué chez huit femmes ayant le bassin vicié. Quatre d'entre elles étaient primipares et quatre multipares.

Jl importe de remarquer que sur ces huit opérations, sept ont été pratiquées dans les six premiers mois de l'année 1892 (la septième est du 6 juillet), c'est-à-dire dans les cinq mois qui ont suivi la première symphyséotomie pratiquée en France depuis de longues années.

Pendant cette période. M, Pinard qui voulait rénover la symphyséotomie en France, craignait, en lai^ant les femmes aller à terme, d'avoir de trop grandes difficultés pour l'extraction des fœtus ; bientôt l'expérience clinique confirma ce que lui avaient montré les expériences cadavériques, c'est-à-dire que pour la plupart des rétrécissements du bassin, la symphyséotomie était suffisante pour laisser passer un enfant à terme même volumineux.

Chez quatre de ces femmes, les suites de couches ont été physiologiques ; chez quatre autres, il y a eu des élévations de température.

Chez cinq femmes, on a terminé l'accouchement par la symphyséotomie. Dans deux cas, le forceps a suffi pour terminer l'extraction. Dans un cas, l'accouchement a été spontané.

Nous laisserons de côté les cinq cas où l'accouchement provoqué a été suivi de symphyséotomie, et nous ne porterons au tableau récapitulatif (page 102) que les trois cas où l'accouchement a été spontané, ou terminé à l'aide du forceps.

Ces trois enfants sont nés vivants. L'un d'eux a succombé à la suite d'une fraC" ture du pariétal.

Tableau 17.

Partir A. — Acoonclienients prorc

Accou ch. ant érieur ^jjQ * TerminaiBon

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