SERVICE SOCIAL
Le Service Social de la clinique Baudelocque est assuré par l’étroite collaboration des deux œuvres :
« La Société d’Assistance Maternelle et Infantile de la Clinique Baudelocque ».
Et l’œuvre du « Service Social à l’Hôpital, section des Maternités ».
La « Société d’Assistance Maternelle et Infantile de la Clinique Baudelocque » a été créée en 1919 dans le but d’annexer à la Maternité Baudelocque une œuvre permanente d’assistance sociale.
Les principaux moyens d’action sont :
1°) Une caisse de secours mise à la disposition de l'assistance sociale.
2° Un vestiaire avec distribution de layettes deux fois par semaine.
3°) Deux pouponnières à Montgeron qui recueillent temporairement les enfants de 1 à 3 ans de mère indigente hospitalisée à la Clinique.
L’œuvre du « Service Social à l’Hôpital » fonctionne à la Clinique Baudelocque depuis 1922. Le Service Social est un organisme créé à côté du ser-
vice médical pour compléter son œuvre, Il est assuré par quatre Assistantes.
Toute femme consultante ou hospitalisée est l’objet d’une enquête à établir pour savoir quelles sont ses conditions d’existence, matérielles et morales, ses besoins personnels ou familiaux tant au point de vue médical qu’au point de vue social.
Au point de vue médical, l'enquête de l’Assistante doit renseigner le médecin sur les antécédents et les milieux dans lesquels vit la femme. Si celle-ci est malade, l’Assistante est chargée d’obtenir les diagnostics fournis dans les services où elle a été soignée, ou encore de diriger la femme suspecte vers le service spécial où elle sera examinée.
Dans les cas de tuberculose ou de syphilis, le rôle de l’Assistante est particulièrement actif, puisqu'il existe à la Clinique Baudelocque une maternité isolée pour tuberculeuses et un dispensaire anti-syphilitique.
Elle doit établir une liaison constante entre la Clinique, les services hospitaliers et les dispensaires d'hygiène sociale. |
Si une mère est atteinte de tuberculose, l’Assistante obtient en collaboration avec la visiteuse du dispensaire ou sa collègue du service de phtisiologie, la séparation du bébé d’avec sa mère, dès sa naissance et se charge du placement de l’enfant dans les
œuvres spécialisées : Placement familial des tout petits et l’œuvre Grancher.
Si une mère est atteinte de syphilis, l’Assistante la dirige sur le dispensaire annexé à la Clinique, s’assure qu’elle y est traitée régulièrement, s’informe de la cause d’une interruption de traitement et recherche la femme par visite ou par convocation.
L’Assistante a naturellement un rôle « prophylactique » auprès de tous les membres de la famille et a souvent l’occasion de dépister à domicile les maladies contagieuses ou héréditaires. Elle leur facilite alors les moyens de si faire soigner en les signalant dans les dispensaires qui doivent les prendre à charge.
Au point de vue social, l’Assistante est spécialisée pour résoudre les problèmes que posent les différents cas qu’elle rencontre.
Elle renseigne la femme sur l’aide qui peut lui être accordée, elle lui indique les moyens de recevoir les allocations auxquelles elle a droit : secours d’assistance aux femmes en couches, primes d’allaitement, secours préventifs d'abandon, secours aux familles nombreuses, primes de natalité. Elle recherche pour la mère et les siens des possibilités de travail en rapport avec sa situation. Elle lui épargne éventuellement le souci de ses autres enfants en les plaçant dans des abris temporaires. Enfin, elle la dirige sur les multiples œuvres d’assistance publique ou privée, pour le plus grand profit de l’intéressée.
Auprès de la femme seule, le but de l’Assistante est d'empêcher l’abandon de l’enfant et de décider la
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mère à l’allaiter. Elle la dirige sur les Cantines maternelles, la place dans les refuges de femmes enceintes — en particulier dans celui de l’Avenue du Maine : « œuvre de l'allaitement maternel », et après l’accouchement elle l’envoie dans des asiles de convalescence, généralement à la Maison maternelle nationale de Saint-Maurice. Elle s’efforce alors de procurer à la mère une situation lui permettant de garder son enfant avec elle ou si cela n’est pas possible, de placer le bébé dans un centre d’élevage surveillé ou dans une pouponnière.
Pour chaque cas nécessitant une intervention spéciale, un dossier est constitué et l’Assistante se rend à domicile pour suivre de plus près l’intéressée.
Le Service Social qui demeure en relations avec ses assistées est aussi, pour l'établissement de nombreuses statistiques, l’agent de liaison nécessaire entre ces assistées et le service médical de la Clinique Baudelocque.