‹ Force ennemie, romanChapitre 1 sur 10 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Je prie les amis inconnus qai voudront bien xm^ ou plutôt nom^ lire de ne pas réclamer, d'urgence, mon internement à Sainte-Anne ou dans tout autre asile.

Je n'ai collaboré à ce volume que dans les proportions les plus modestes. Iforce Ennemie est en réalité*' *

l'œnvre d'un aliéné à demi-lucide que j'ai pu souv. •.•!•»• vent et longuement visiter et qui me chargea, peu ; */ de temps avant sa mort, de publier sa prose après l'avoir revue.

Or, mes retouches n'ont porté que sur des détails. Le fond demeure parfaitement insane malgré une apparence de suite dans les idées. C'est peut-être, à mon humble avis, ce qui rendra l'ouvrage curieux, voire intéressant, pour des lecteurs doués de quelque indulgence.

Je me hâte de déclarer que j'e n*ai vu, de ma vie, une maison de santé pareille ou seulement analogue à celle dont le vrai auteur nous entretient. Certes, j'ai visité bon nombre de ces établissements, j'ai causé avec force médecins-aliénistes, gardiens et

rOHCS ENNEUIB

tunes; mais je pais jurer que je n'ai jamais Dtré ni un D' Bid'tioinme, ni une Célestine Lrd, ni un Le Lancier, ni un Barrouge, ni un» : Itobinet.

toujours vu les déments et démentes bien trai" t soignés avec âévtmemenl ou tout au moins le zèle convenable. Encore une fois, le livre a irit par un fou raisonnant mais sujet à caution.

1 habituelle modestie — encore pen notoire — que le public aura, je l'espère, mainte occasion récier dans un prochain avenir, — me ponsseà aux anÛH lecteurs une dernière recommaada-

ind ils découvriront, par hasard, dans les pages livent, un passage bien écrit, des finesses d'eiion, une plirase dénotant de la délicatesne de Dents, de la hauteur morale, — n»e belle âme, I — qu'ils n'hésitent pas une seconde à m'attrile passage, les fluesses, la phrase.. „.

ind, au contraire, ils seront choqsés par un bas ou impropre, des idées baroques on banales, :ënes plus ou moins indécentes on grossières, mj^eurs, des platitudes, — qu'ils en rendent nsable le mauvais fou, le vilcùn fou !

suis d'autant pins noble et généreux en agissant que je reconnais, dès lors, la part de travail du it et peu regrettable aliéné comme égale aux liziëmes et demi du volume.

J. An. Nad, BiielTi. S8 juin 190!.

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Pow mon cher B. Moussier^

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