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Sur les coupes, on constate que le croissant correspond au bourrelet entodermo-vitellin vu par transparenee, que la Hgne primitive n'est autre qu'une légère incurvation en gouttière de l'ectoderme au dessus de la plaque axiale, que Faire transparente est due au passage des rayons lumineux à travers le blastoderme aminei qui recouvre la cavité sous-germinale, et que l'aire obscure qui projette progressivement son ombre sur la surface entière du blastoderme est le résultat de l’extension du mésoderme entre ses feuillets.
Ainsi tous les ovules des animaux,pour se développer, subissent un travail de division cellulaire en rapport avec l'un des trois modes de segmentation que nous connaissons.
Ce travail aboutit en premier lieu à la formation de deux étages cellulaires distincts séparés par un sillon horizontal, ébauche de la blastula. Les deux étages cellulaires se transforment bientôt en deux feuillets, se rejoignant par leur bord et circonserivant une nouvelle cavité, la gastrula qui effacera, la première et rendra ces feuillets sous-jacents l’un à l'autre.
Réduit à ces deux derniers feuillets, le blastoderme est didermique. Lorsque lemésoderme s’est détaché plus tard de l'endoderme, le blastoderme est devenu tridermique.
Formation complète du blastoderme. — Mais à que moment convient-il de comprendre ces feuillets sous cette dénomination : le blastoderme ?
Les recherches minutieuses, les descriptions précises de Duval nous ont entièrement éclairé aujourd'hui sur le processus de la segmentation parthénogénétique observé par lui dans l’œuf de poule. II en résulte que si
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la segmentation ovulaire pouvait avoir lieu sans fécondation préalable, elle s'arrête, dans ce cas, au moment où le disque germinatif est transformé en un groupe cellulaire entièrement distinct du vitellus environnant dont il est séparé par un espace qui, en s’agrandissant plus tard, devient la cavité sous-germinale. Mais tous les phénomènes de vitalité disparaissent dans l'œuf non fécondé avant que la phase gastruléenne ne se déroule, avant que, autrement dit, l’'ovule segmenté ne se replie sur lui-même pour se constituer un intestin primitif.
Il semble logique, par suite, de n’appliquer la dénomination de blasloderme aux feuillets cellulaires qu'au moment où ils traversent la phase gastruléenne, puisque le blastoderme caractérise ce qui est destiné à vivre et à s'organiser dans l'œuf, et non ce qui est destiné à disparaître.
Chez les vertébrés, la phase gastruléenne se termine au moment où le mésoderme se sépare de l’entoderme. Mais à peine en possession de ces trois feuillets, le blastoderme est prèt à évoluer, de manière à donner naissance à un être embryonnaire. Des replis, en soulevant ou en déprimant les feuillets, ébauchent peu à peu l'embryon.
La division primitive des ovules en œufs holoblastiques (segmentation totale) et en œufs méroblastiques (segmentation partielle) retrouve ici toute son importance.
Dans les premiers, en etfet, l’ovule s'est entièrement partagé en formant chez les céphalochordes et les vertébrés trois feuillets, que l'embryon emploiera en totalité pour s'organiser.
Dans les œufs méroblastiques, au contraire, une portion restreinte de l’ovule, en se segmentant, a créé
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le blastoderme, mais une énorme quantité de vitellus est restée indépendante. Au moment où le blastoderme se replie sur lui-même pour esquisser l'embryon, il se propage et se déploie autour de cette réserve nutritive, et l'embryon y puisera, plus tard, les sucs indispensables à sa nourriture.
L'ovule de l'amphioxus peut être considéré comme le type des œufs holoblastiques ; celui de la grenouille offre une phase intermédiaire où le vitellus nutritif, déjà considérable, gêne la segmentation, qui en est retardée, il est vrai, mais qui cependant s’accomplit en totalité.
Les œufs des élasmobranches, des téléosteens, des ganoïdes, autrement dit les œufs des poissons en général sont franchement méroblastiques et présentent à l'examen un blastoderme embryonnaire et un blastoderme extra-embryonnaire.
En montant vers les animaux supérieurs, il est à noter que l’embryon, pour s'organiser, exige une nutrition plus complète, et une protection plus efficace contre les agents extérieurs.
Aussi, le blastoderme extra-embryonnaire, après avoir formé chez les poissons une vésicule ombilicale, donnera en outre naissance, chez les vertébrés supérieurs (mammifères, sauropsidés, etc.) à une nouvelle annexe, l’'amnios. Il formera également l’alantoïde quiatteindra, chez l'oiseau, un développement complet et aboutira déjà à un organe placentoïde, précurseur du placenta des mammifères.
Ainsi, dans la formation de l'embryon et des annexes embryonnaires chez les vertébrés, on constate une gradation, un perfectionnement de plus en plus complet au fur et à mesure que l’on s'élève dans l’échelle animale.