DIAGNOSTIC POSITIF
Nous avons insisté maintes fois au cours de cet exposé sur la pauvreté des signes cliniques de lactinomycose colique à son début. Nous venons de voir la difficulté de son diagnostic clinique, due à son polymorphisme et à sa rareté, due surtout au fait qu’elle simule un certain nombre d’affections qui sont infiniment plus fréquentes. Aussi peut-on dire avec Loederich que « comme beaucoup d’autres affections relativement rares, l’actinomycose n’est guère reconnue qu'à la condition qu’on y pense et qu’on la recherche systématiquement ».
Les seuls signes cliniques ne constituent pas des preuves suffisantes ; ils peuvent permettre de supposer le diagnostic, non de l’affirmer. Il est nécessaire pour cela de faire des examens complémentaires. Cependant certains auteurs (Von Tcmpsky, Albert) auraient posé le diagnostic sur les seuls signes cliniques.
L'aspect très insolite de la tumeur, développée de façon rapide, presque inattendue ; sa forte tendance à l’extension, à la diffusion ; sa fixation précoce aux plans profonds et à la paroi abdominale ; sa dureté spéciale enfin, tous ces caractères sont bien spécieux,
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on ne les retrouve pas habituellement dans les autres tumeurs intestinales. L’actinomycose est une maladie capricieuse.
. Nous avons vu cependant qu’il n’en est pas toujours ainsi, et que l’actinomycose colique à son début peut se présenter sous forme d’une petite tumeur encore bien limitée. Quelques circonstances spéciales peuvent faire. penser à l’actinomycose, en particulier son développement à la suite d’une appendicite.
Mais dans l’immense majorité des cas, son diagnostic ne peut être affirmé sans examens complémentaires.