ANATOMO-PATHOLOGIE
On ne trouve que de la congestion des viscères :
foie, reins, poumons, et surtout du système nerveux
central sous forme de suffusions sanguines, de piquelé hémorragique, avec prédilection pour la moelle, le bulbe, la protubérance et les pédoncules. Ces lésions sont maxima au niveau de la substance grise : cornes antérieures et noyaux Que des nerfs rachidiens.
TEULIÈRES a trouvé un ramollissement des parois de l’estomac et de l’intestin. A Paroir, une dégénérescence du foie.
On a également signalé l'hypertrophie des capsules surrénales.
Microscopiquement, on peut trouver :
1) Sysléme nerveux.
Des lésions de congestion, aux Nate déjà signalés.
Des, altéralions des cellules nerveuses.
Tuméfaction des noyaux avec chromatolyse,
— Fragmentation des corpuscules de Wissi,
— Vacuolisation du cytoplasme.
Ces lésions frappent les cellules des noyaux des nerfs craniens et les cellules des cornes antérieurs.
2) Au niveau des viscères.
— Congestion et dégénérescence. graisseuse des cellules glandulaires : foie, reins, glandes salivaires.
— Présence dans les capillaires de thrombus fibrineux infiltrés de polynucléaires, lésion, pour DIcKsow, caractéristique du botulisme. |
PAULUS considère les modifications histologiques comme réalisées d’emblée par la toxine et indépendante des lésions vasculaires ; il pense que les lésions du système nerveux central expliquent pleinement les données classiques.
WizBuR et OPHULS (1914) eux concluent que les symptômes sont mieux expliqués par les manifestations vasculaires et les hémorragies primitives avec lésions nerveuses secondaires, que par la théorie d’une action spécifique de la toxine sur les centres.
L'étude de SCHWARTZ — 1937 — travail le plus récent, conclut, malgré la théorie de l’action périphérique de la toxine, action qui serait analogue à celle du curare, à une atteinte prédominante au niveau du système nerveux central et plus particulièrement à l'atteinte des centres moteurs. Il s’agit bien d’une polioencéphalo-myélite.