‹ Formulaire de l'ingénieur-constructeur: carnet usuel des architectes, agents-voyers, mécaniciensChapitre 68 sur 138 · SI.B · texte numérisé non relu

SI.B

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La lablo précédente est calculée pour une macîiiue i Jeui cylindres marchant à une pression de ( atmosphères ; mais pour une machine à toute iiulre pr&isiou de vapeur, on devra multiplier la surface tlespistons par le rapport inverse des pressions. Alors l'eïtpactioii de la racine canée de ces produits donnera les diamètres respeclits :

Ainsi, pour 3 atm. f

inltipliei

. par - = 1

-,5, ou l,S = 0,8f

DE l'ingénieur-constructei^b. 413

Le poids de vapeur iadiqué correspond au volume total du petit cylindre obtenu en multipliant le volume total engeadré par son piston et exprimé en mètres cubes par le nombre de coups simples en une minute et par le poids du mètre cube de vapeur qui, à la pression de 4 atm. pèse 2*^096. Il faut compter 1/10 en plus pour estimer la quantité d'eau évaporée, en raison des pertes et refroidissements.

llacliIncB ft vapcor comblnéet . — - M. du Tremblay a eu l'idée d'utiliser la chaleur, que renferme la vapeur à la sortie du cylindre, à la vaporisation d'un liquide plus volatil que l'eau, tel que réther, le sulfure de carbone, le percblorure de carbone et le chloroforme. La vapeur d'eau, après avoir agi sur le piston du cylindre à vapeur ordinaire, est dirigée dans une capacité où elle est utilisée à vaporiser l'éther ; cette vapeur agit à son tour sur un piston spécial, après quoi elle est condensée; on a donc pour force motrice la vapeur à.'e2^ et la vapeur d elher, dont l'action combinée vient se concentrer sur l'arbre moteur.

Théorie da travail mécanique au moyen de la chalenr. — La recherche des chaleurs spécifiques des fluides élastiques a préoccupé divers physiciens, et notamment M. Regnault, qui s'occupe de déterminer le travail moteur que l'on peut obtenir d'un fluide doué d'une quantité donnée de calorique. La solution de ce problème constituerait la théorie des moteurs à vapeurs ou gaz en général.

On est fondé à croire que le travail mécanique doit être d'autant plus grand que le fluide élastique se sera plus refroidi de l'entrée à la sortie; or jusqu'ici, depuis le passage de la vapeur de la chaudière jusqu'à sa sortie du cylindre, 1/40 seulement de la chaleur a été utilisé au profit du travail mécanique dans les machines à détente sans condensation, et 1/20 environ dans les machines à condensation ; dans le 1" cas, la vapeur entrée dans le cylindre à 653o en sort à 637, difi'érence 16 unités; dans le 2« cas, la vapeur entrée à 653" en sort à 619, difTérencc 34 unités.

La surchauffe de la vapeur avant son entrée dans la machine donnerait une plus grande proportion de chaleur utilisée au profit du travail mécanique; la diminution du degré de la détente de la vapeur d'eau et la condensation de cette vapeur par l'injection d'un liquide très-volatil, l'éther par ei^emple, conduiraient au même résultat.

La théorie fait reconnaître que, dans les machines à air où la force

motrice est produite par la dilatation que la chaleur fait subir au

^ gaz dans la machine ou par l'augmentation qu'elle détermine dans

sa force élastique, toute la chaleur, exprimée par la différence de

l'air entrant et sortant, est utilisée au profit du travail moteur.

ni

Les exi)ériences de M. Rcgnault constatent que la chaleur spécifique de certains cas ne varie pas sensiblement avec la température; ainsi, entre — 30*'et + 225» la chaleur spécifique de l'air ne différerait que de 2 dix millièmes environ.

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