ME0NER1E — MOULINS. — MOTEURS HYDRAULIQUES
COURS d'eau.
Mouture aiii«ricaliile, dite ù l'anglaise. — La mouture du blé a lieu en une seule opération; ainsi le blé battu et nettoyé par la voie sèche ou humide dans divers appareils : tarares, émetteurs, cribleurs, appelés nettoyages y est jeté dans la trémie des meules, où il est broyé et moulu. La mouture, composée de farines, de son et de résidus, tombe dans un récipient, d'où elle est élevée par une chaîne à godets dans un ramasseur circulaire qui la remue lentement et la projette par petites quantités dans les bluteries. Les farines, séparées alors des sons et recoupettes, sont reçues dans un mélangeur, et on les met en sac.
100 kilog. de blé produisent 60 kilog. de farine blanche, i4kilog. de farine bise, 24 kilog. d'issues et 2 kilog. de déchet.
La force effective d'un cheval-vapeur moud 20 kilog. de blé par heure en farine première, 25 kilog. en farine bise, et 30 kilog. en farine grossière. 11 faut compter la force de Sch*-^- 66 pour faire marcher une paire de meules et les accessoires.
Pour les premières marques, pain blanc, l'extraction du son, des issues et des farines inférieures se fait de 35 à 40 p. O/O; elle descend à 25 p. 0/0 pour le bain bis, et à 20 p. 0/0 pour le pain de munition.
PanlflcailoD. — L'hectolitre de blé pèse moyennement 78 kilog.
Le quintal métrique de blé donne 78 kilog. de farine, déduction faite de 2 kilog. pour les déchets. La farine ordinaire contient 17 p. 0/0 d'humidité.
La pâte ferme de pain blanc prend 100 kilog. de farine pour 60 litres d*eau.
On compte 500 grammes de sel par sac de farine de 159 kilog., et 1* 250 de levure.
Au moment de la mise en four, la pâte est à 25° ; à la sortie du four, le pain est à lOO».
1 kilog. de bois développant 2750 calories, l'expérience a prouvé que, dans un four système Lespinasse, 1 kil. de hêtre ou bouleau cuit 6 à 7 kilog. de pain. On obtient en braise 27 p. 0/0 du volume du bois consommé. Un mètre cube de bois produit alors 2,70 hectolitres de braise.
Transmission d*an moulin à ranglalse. — Lorsque l'agent moteur d'un moulin est une roue hydraulique dont la vitesse n-excède pas 3 à 5 tours par minute, il faut employer un triple harnais pour
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Il transmission. Deux harnais suffisent pour une machine à vapeur faisant environ 30 révolutions; mais avec une- turbine à grande vitesse, la transmission se ré(iuit à la roue horizontale et aux pignons de meules.
I/emploi de courroies dans les moulins à Tanglaise permet d'arrêter à volonté, au moyen des tendeurs, cha(}ue paire de meules, sans arrêter les autres.
Le diamètre des meules = 1™ 30, la vitesse par minute = 120 révolutions, et la vitesse à la circonférence = 8" 468 par seconde.
Premier harnais, — La vitesse de la roue hydraulique étant supposée de 3 tours par minute , et la grande roue de même vitesse montée sur l'arbre moteur portant un diamètre D = 4" 67, et le diamètre du pignon qu'elle commande ou d= 1"Î61, la vitesse de
l'arbre de couche sera '- — = llMl par minute.
Deuxième harnais. — Soit le diamètre de la roue d'angle montée
sur l'arbre de couche ou D' = 2"» 275, et le diamètre du pignon
d'angle ou d' = 0" 858,^la vitesse de l'arbre vertical du pignon sera
2,275 alors 11' 11 X — — = 30' 15 par mmute.
Troisième harnais. — Si le grand hérisson ou D" = 2" 70, et si le
diamèlie du pignon do meule ou d" = 0,675, la vitesse de la fusée
2 70 de chaque meule sera 3045 X --7=- = 120 révolutions par miau te.
Les blanches des palettes du récepteur à boulange marchent au
1/6 de la vitesse de l'arbre vertical, c'est-à-dire = 5» environ.
Le diamètre intérieur du cercle décrit par les palettes = I'"83, par
suite , la vitesse des palettes = ' = 0" 479 par
seconde.
A la sortie des meules, la vitesse de la farine est -^ — = 1 7 fois
celle qui est imprimée par les palettes dans le récipient.
Vis »aAs fin et élévateur ft boulange. — A la circonférence des
palettes inclinées à 45o, la vis sans fin a un diamètre de 0,245; elle
reçoit de la poulie de commande, placée sur l'un des arbres de"
couche, une vitesse de 80 révolutions par minute. Le pas de vis
" 0"'32 X 80 = 0'"32, alors la boulange aura une vitesse de — = 0™ 427;
DE l'ingénikur-constructeur. 135
mais, comme dans l'espace d'un pas= O^sa, il entre 8 palettes, il
0,427 s'en trouvera sur O^iâ? : 8 X — — = 10 pal. 68.
En admettant qu'avec un moulin de six paires de meules on puisse moudre 8,025 kilog. de blé en 24 heures avec une puissance disponible de 22 cheYaux (ce qui suppose 3 chevaux 66 pour chaqde paire de meules, y compris les nettoyages et accessoires), la quan-
tïté de blé moulu par seconde = = Ok 0928. Ainsi ,
Qk 0928 chaque palette n'a que t= 0*0087 de, boulange à conduire
par Seconde.
Les courroies portant fcs élévateurs à blé ou à boulange enveloppent des poulies de 0'"325 de diamètre et animées d'une vitesse de 30 révolutions par minute, ce qui donne O^SO de vitesse aux élévateurs par seconde.
teoicrie. — Une bluterie porte de 2 à 6 mètres de longueur ; il en faut 2 de 3" 50 en moyenne pour une minoterie de 4 paires de meules. La vitesse d'une bluterie d'un mètre de diamètre = 30 révolutions par minute, ce qui correspond à 1° 46 de vitesse par seconde. La soie pour les fines farines porte les n<>* 140 à 160 dans 27 milliih. de large.
Monie rae. — Vitesse = 0,50. Le poids d'un sac =150 kil. La résistance théorique = 1 cbev.-vap. — La résistance pratique absorbe l<*'^»P-5.
Le diamètre du rouleau ^ 0,30; sa vitesse est de 30 révolutions par minute.
MtMgemgt dés cours <reau. — Le produit d'une source ou chute quelconque se détermine en établissant un barrage sur toute la largeur du cours d'eau et en laissant écouler l'eau soit par une vanne de décharge, soit par un déversoir, de manière à maintenir un niveau normal en amont.
Tanne. — La dépense d'eau par une vanne verticale se détermine en mètres cubes au moyen de la formule : D = cLhV'^igH; ce résultât, multiplié par 1000, donne la dépense en litres.
La formule L = . donne la largeur de la vanne.
ch V/^2yH
L exprime en mètres la largeur de l'orifice ouvert. h sa hauteur verticale en mètres.
FORHULAIBE