‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 112 sur 258 · STIMULANTS DES ORGANES URINAIRES · texte numérisé non relu

STIMULANTS DES ORGANES URINAIRES

DIURÉTIQUES.

Les causes qui peuvent amener la diminution ou la suppression de la sécrétion urinaire sont tellement nombreuses et variées dans leur nature, que les moyens d’y porter remède doivent aussi être différents les uns des autres. Ainsi, une inflammation des reins ou de la vessie a ordinairement pour effet de gêner ou de supprimer complètement la sécrétion de l’urine. Le praticien comprend facilement que dans ce cas les émollients, la saignée, la diète, sont les moyens les plus propres à rétablir la fonction dans sa régularité primitive. Mais fréquemment aussi la sécrétion urinaire est diminuée ou rendue plus difficile par suite d’un état de faiblesse des reins, dont la nature est difficile à spécifier; c’est dans ces circonstances que certains médicaments jouissent de la propriété spéciale de rendre les urines plus abondantes et plus faciles : ce sont ces médicaments que l’on désigne particulièrement sous le nom de diurétiques. Voici ceux qu’on emploie le plus fréquemment.

Nitrate de potasse.

D. et P. Poudre, 3 Décig. à 1 Gram. (gr. vj à gr. xx)

Carbonate de potasse.

D. et P. Poudre, 5 Décig. à 4 Gram. (gr. x à 3 j).

Bicarbonate de soude.

D. et P. — Poudre , de 6 Décig. à 2 Gram. (gr. xij p0).

Acétate de soude.

D. et P. — Poudre, 2 à 8 Gram. ( 3 fo à 3 ij).

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Acétate d’ammoniaque ou Esprit de Mindérerus.

D. et P. — 4 à 8 Gram. ( 5 j à 3ij). Ce sel, à une dose plus élevée, jouit d’une action sudorifique très énergique.

Urée. Principe immédiat retiré de l’urine. Quelques expérimentateurs le placent au rang des diurétiques les plus énergiques. Cette matière est solide blanche, inodore, d’une saveur fraîche et légèrement piquante, cristallisée en longues aiguilles; elle se dissout dans l’eau et dans l’alcool.

C’est un médicament fort peu employé. On l’a administré en solution dans l’eau distillée à la dose de 1 à 4 Gram, et même au delà.

Scille. Squames du bulbe du S cilla mari lima L. (Liliacées.) Fr.

D. et P. Poudre, 5 Ccntig. à 5 Décig. (gr. j à gr. x) en pilules.— Extrait, 5 à 15 Cenlig. (gr. j à gr. iij). — Teinture, 4 à 8 Gram. ( 5j à 3 ij).— Oxymel scillitique, 16 à 32 Gram. (§ à §j).

Digitale pourprée. Feuilles du Digitalis purpurea L. (Scrofulariées.) Fr.

D. cl P. Poudre. 5 à 15 Centig. (gr. j à gr. iij) en pilules. — Teinture éthérée, gutt. xv à gutt. xxx. — Extrait, 5 Décig. à 1 Gram. (gr. x à gr. xx), et plus progressivement.

Buchu. Feuilles du Diosma crenata. (Rulacées.) Cap.

D. et P. En infusion, 8 à 16 Gram. (5>j à 3iv) pour 1 Kilog. d’eau.— Poudre, 1 à 2 Gram. Oj à 5 ft).

Aconit-Napel. Feuilles de l 'Aconitum napellus L. (Ranonculacées.) Fr.

D. el P. —Extrait, 2 Centig. à 5 Décig. (gr.fà à gr. x) progressivement.

Colchique. Bulbes et graines du Colchicum aulumnale L. (Colchicacées.) Fr.

D.%el P. Poudre, 5 Cenlig. à 2 Décig. (gr. j à gr. iv).— Sirop, 32 à 6i Gram. (5j à § ij).— Vinaigre, 16 Gram. ( 5 lo) — Oxymel, 32 Gram. ( 5 j).

DIURÉTIQUES. 1 (Jô

Asperges. Racine de Y Asparagus officinalis L. (Asparaginées.) Fr.

D. et P. — En décoction, 32 à Ci Gram. ( 5 j â 5 îj ). — Sirop de pointes d’asperges, 32 à 61 Gram. ( E j à 5 ij). Il est calmant et diminue le nombre des pulsations du cœur.

Fraisier. Racine du Fragaria vesca L. (Rosacées.) Fr. %.

D. et P. Décoction, 16 à 32 Gram. ( 5 à § j) pour 500 Gram. (]fcj) d’eau.

Petit-Houx ou Fragon. Racine du Ruscus aculealus L. (Asparaginées.) Fr.

D. et P. En décoction, 32 à 64 Gram. ( 5 j à § ij).

Busserolle ou Raisin d'ours. Feuilles de YArbulus uva ursi L. (Ericinées.) Fr.

V. et P. En décoction, 2 à 8 Gram. ( 3 à 3 ij).— Poudre, 1 à 4 Gram. Oj à 5 j).

Arrète-bœuf. Racine de YOnonis arvensis L. (Légumineuses.) Fr.

D. et P. En décoction, 32 à 64 Gram. ( 5 j à § ij).

Persil. Racine de YApium pelroselinum L. (Ombcllifères.) Fr.

D. et P. En décoction, 32 Gram. ( g j) pour un Kilog. d’eau.

Pariétaire. Tiges et feuilles du Parietaria officinalis L. (Urticées.) Fr.

D. et P. En décoction, 16 Gram. ( 5 ft) pour 1 Kilog. d’eau.

Chardon-Roland, ou Panicaut. Racine de YEryngium campeslre L. (Ombellifcres.) Fr.

D. et P. En décoction, 32 à 64 Gram. ( 5 j à 5 ij).

Câprier. Racine du Capparis spinosa L. (Capparidécs.) Fr.

D. et P. En décoction, 16 à 32 Gram. (5 15 à g j).

Fetit-Boucagc. Racine du Pimpinella saxifraga L. (Ombellifères.) Fr.

D. et P. En décoction, 32 à 64- Gram. ( % j à § ij.).

Cainca. Racine du Chiococca anguicida Mart. (Rubiacées.) Brésil.

Ce médicament, assez peu employé, est cependant fort énergique. 11 agit quelquefois comme purgatif. On l’administre avec avantage contre les hydropisies passives.

D. et P. Poudre, 2 à 4 Gram. (5£> à 3 j).— Extrait, 8 Décig. à 1 Gram. (gr. xvj à gr. xx). — Teinture, 2 à 8 Gram. (51o à 5ij).

FORMULES DIURÉTIQUES.

TISANES

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