BOUILLONS
Bouillon de veau.
% Veau dépouillé de graisse, ou
Poumon de veau, 128 Gram. (% iv.)
Faites bouillir pendant deux heures dans un litre d’eau, et ajoutez sur la fin un navet et un petit bouquet de cerfeuil ; laissez encore bouillir pendant une demi-heure, et passez.
On prépare de la même manière le bouillon de poulet , en faisant bouillir le quart d’un poulet maigre dans un litre d’eau : on y ajoute souvent quelques feuilles de poirée.
Le bouillon de limaçons se fait par la décoction de quatre à six limaçons de vigne dans un litre d’eau. Il est adoucissant et pectoral. Il faut avoir soin de les laisser dégorger pendant quelque temps avant de les faire bouillir.
On fait le bouillon de grenouilles avec les cuisses de cinq ou six grenouilles que l’on fail bouillir pendant deux heures dans un litre d’eau. Il est rafraîchissant.
On prépare de la même manière le bouillon de chair de tortues.
Nous ne parlerons pas ici des bouillons de vipère, de lézard, d’écrevisses, etc., qui sont aujourd’hui presque tombés en désuétude.
Ii2. Bouillon pectoral.
Ajoutez au bouillon de veau ordinaire, une heure avant de le retirer du feu.
Dattes dépouillées de leur noyau,
Ce bouillon, d’un goût agréable, est très adoucissant, et s’emploie dans les maladies de poitrine.
On peut les préparer de deux manières différentes : 1° par
Jujubes, Figues, Raisins secs
Bouillons gélatineux
MÉDICAMENTS DÉBILITANTS
l’ébullition à line haute chaleur des os dans un vase bien clos, tels que la marmite de Papin, l’auloclave, etc- ; 2° par la dissolution de la gélatine préparée, dans une certaine quantité d’eau bouillante.
Ces bouillons sont nourrissants et de facile digestion. On peut les aromatiser avec de la canclle, des girofles, et les édulcorer avec du sucre. Refroidis, ils forment des gelées que l’on prescrit fréquemment dans la convalescence des maladies qui ont duré longtemps.
rOTIONS ET JTJLEPS.
fdi. Potion adoucissante.
% Infusion de fleurs de violettes. 128 Gram. ( § iv.) Gomme arabique, 4 Gram. (3 j.)
Sirop de pommes, 32 Gram. ( § j .)
A prendre eu trois ou quatre fois ; dans les catarrhes pulmonaires peu intenses.
fi5. Julep pectoral.
% Infusion pectorale, 128 Gram. (5 iv.)
Gomme arabique en poudre, 13 Décig. (gr. xxiv.)
Sirop de guimauve, 32 Gram. (§j.)
Mêlez.
A prendre en trois ou quatre fois.
tifi. Julep bécliiquc.
% Gomme arabique,
Décoclé de jujubes.
Sirop de chou rouge,
4 Gram. (5 j.) 128 Gram. ( 5 iv.) 32 Gram. ( 5 j.)
f»7. Potion huileuse.
% Huile d’amandes douces,
Gomme adraganle,
Sirop de capillaire,
Eau,
Par cuillerées.
16 Gram, (g ft.) 5 Décig. (gr. x.) 32 Gram. (5 j.) 64 Gram. (5 ij.)
MÉDICAMENTS DÉBILITANTS
ti8. Mixture pectorale , vulgairement crème
de Tronchin.
% Beurre de cacao, Sucre blanc,
Sirop de Tolu,
— de capillaire.
Mêlez.
64 Gram. (5 ij.) 8 Gram. ( 5 ij.)
} aa 32 Gram. (5 j.)
On prend cette préparation par cuillerée à café dans les toux sèches et opiniâtres.
h9. Mixture pectorale, ou marmelade de Zanetti.
% Manne en larmes,
Sirop de guimauve, Casse cuile,
Huile d’amandes douces, Beurre de cacao,
Eau de Heurs d’oranger, Kermès minéral,
G4 Gram. ( § ij.) 16 Gram. (§ ft.)
j âa 32 Gram. ( § j.)
8 Gram. ( 3 jj.) 16 Gram. ( 5 ft.) 2 Décig. j'gr. iv.)
Cette préparation s’administre à la dose de quelques cuillerées à cale dans les catarrhes pulmonaires chroniques.