‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 202 sur 258 · VÉSICATOIRES · texte numérisé non relu

VÉSICATOIRES

On appelle de ce nom des médicaments que l’on applique à la surface extérieure du corps , et dont l’effet est d’y déterminer une inflammation du tissu cutané, à laquelle succède ordinairement une plaie suppurante. On emploie le plus souvent les vésicatoires comme agents de révulsion, c’est à dire pour appeler ver» une autre région une inflain-

mation ou une fluxion qui peut donner lieu à des inconvénients dans le lieu qu’elle occupe primitivement.

On emploie différents moyens pour produire cet effet.

Les vésicatoires se distinguent eu Vés. valants, et en Tés. permanents et suppurants. Les premiers ne restent appliqués que pendant quelques heures et on n’enlève pas l’épiderme, de manière à ce qu’ils ne donnent pas naissance à des plaies qui suppurent. Les autres au contraire occasionnent des plaies suppurantes et qu’on entretient dans cet état pendant un temps plus ou moins long.

1° Le plus usité est l’application de l’emplâtre de Cantharides, convenablement éténdu sur un morceau de peau.

Le médecin doit déterminer avec soin la grandeur et la forme qu’il convient de donner au vésicatoire. A cet effet il taille ordinairement nn morceau de papier juste dans la proportion qui devra lui être donnée par le pharmacien.

On peut préparer extemporanément un vésicatoire en étendant une couche légère d’onguent de la Mère ou tout autre emplâtre ou même simplement de la levure sur un morceau de peau, que l’on saupoudre à plusieurs reprises avec des cantharides réduites eu poudre.

2e On prépare encore un autre emplâtre, désigné sous le nom d’ emplâtre vésicanl anglais; il est composé delà manière suivante :

% Cire blanche, 3 p*

Suif, 10 p-

Poix blanche, 1 P*

Faites liquéfier à une douce chaleur et incorporez Poudre de cantharides, 7 p.

Cet emplâtre s’étend sur un morceau de peau comme l’emplâtre vésicant ordinaire. 11 est plus actif et offre l’avantage de se détacher plus facilement des parties sur lesquelles on l’a appliqué.

3° Le vésicatoire anglais.

C’est un taffetas gominc sur lequel on applique plusieurs

MEDICAMENTS VÊStCANTS.

couches de teinture de cantharides. Il est plus faible que le précédent , et doit être mis en usage seulement chez les enfants , les femmes ou les personnes dont la peau est très fine.

L’emploi des cantharides a un grave inconvénient î elles ont une action irritante sur les organes génitourinaires. On est donc forcé d’y renoncer quelquefois. C’est alors qu’on prépare des vésicatoires avec d’autres substances. Tels sont les suivants :

f»° Vésicatoire ammoniacal.

Après avoir fait avec de l’eau de chaux et de l’huile d’olive un savon de la consistance d’une crème, on y ajoute 3 j. (4 grammes) d’alcali volatiljpour 5j (32 Gram.) de savon. On trempe un linge taillé de la grandeur du vésicatoire que l’on veut ouvrir, et on l’applique sur le lieu désigné , après qu’on l’a préalablement frotté fortement avec une flanelle sèche.

M. Gondret fait préparer le vésicatoire ammoniacal qu’il emploie avec succès pour combattre certaines amauroses, de la manière suivante:

% Suif de mouton, 32 Gram. ( % j.)

Graisse de porc, 32 Gram. ( 5 j.)

Faites fondre à une douce chaleur. Quand le mélange, fait dans un flacon à l’émeri à large ouverture, commence à se refroidir, on ajoute :

Ammoniaque liquide à 22°, t64 Gram. ( 5 i J.)

On agile jusqu’à parfait refroidissement.

5° Vésicatoire de Bonvoisin.

On coupe un morceau de taffetas d’Angleterre de la grandeur du vésicatoiré que l’on veut produire; on le mouille avec du vinaigre radical, et pn l’applique sur la peau.

II est souvent important de préférer un des procédés où n’entrent point les cantharides , à cause de leur action irl itanlesur les organes urinaires.

6° L’écorce de Garou.

Elle sert aussi à établir tics exutoires. On prend un morceau d’écorce que l’on taille de la grandeur de la plaie qu’on veut produire et on la fait macérer pendant plusieurs Heures dans du vinaigre. On la maintient en place jusqu’à ce que la vésication soit achevée.

7° Vésicatoire Bretonneau.

On fait avec la poudre de cantharides et l’huile d’olives une pâte assez molle , ayant à peu près la consistance d’un électuaire ; c’est cette pâte qui sert à faire le vésicatoire de la manière suivante :

On prend un morceau de papier fort, on taille vers son milieu une ouverture de la grandeur et de la forme qu’on veut donner au vésicatoire : ce morceau de papier est collé sur du sparadrap adhésif. On étale sur le cercle circonscrit par l’ouverture du papier une couche de la pâte de cantharides épaisse d’environ un à deux millimètres au plus; on enlève alors le papier, et la pommade épispastique reste appliquée sur le sparadrap, nettement circonscrite. Le sparadrap est ensuite placé et maintenu sur le lieu où le vésicatoire doit être ouvert. Dix ou douze heures suffisent ordinairement pour que ce vésicatoire produise une ampoule. On peut recouvrir la pâle de cantharides d’un morceau de papier brouillard. L’huile saturée des principes actifs du médicament , traverse le papier brouillard et produitson effet.

8° Vésicatoire du profes. Trousseau.

M. Trousseau a apporté une modification très importante aux vésicatoires. Voici en quoi elle consiste : ce praticien se sert seulement de l’extrait obtenu par la distillation de la teinture éthérée de cantharides.

On taille un morceau de papier brouillard de la grandeur cl de la forme du vésicatoire qu’on veut appliquer

MÉDICAMENTS VÉSICANTS

On le fixe sur un carré de sparadrap adhésif; on verse et on étend sur le papier quelques gouttes d’extrait éthéré de cantharides , de manière à l’imbiber légèrement sans que l’expression puisse en faire sortir la moindre gouttelette. Le sparadrap est ensuite appliqué sur la peau.

M. Trousseau a fait préparer des feuilles de papier brouillard imbibées d’extrait éthéré de cantharides et dans lesquelles on enlève immédiatement un morceau de la grandeur qu'on veut donner au vésicatoire. Ce papier est ensuite collé sur le sparadrap.

Ce vésicatoire présente plusieurs avantages. 1° Il agit plus promptement: cinq à huit heures suffisent communément pour que la vésicule soit formée. 2° Il est plus propre. 3° 11 s’enlève plus facilement. 4° Il n’a pas l’inconvénient de s’étendre irrégulièrement à son contour. 5° Enfin il parait agir moins énergiquement sur les organes génito-urinaires.

En somme ce mode est sans aucun doute préférable à tous ceux qu’on a employés jusqu’ici, et déjà un grand nombre de médecins en font usage dans les hôpitaux et dans la pratique civile.

On entretient la suppuration dans les vésicatoires par l’emploi de pommades irritantes, dont les plus usitées sont les suivantes:

Pommade canlliaridée.

% Axonge, 128 Gram. ( 5 iv.)

Cantharides en poudre, 8 Gram. ( 3 ij.)

On fait liquéfier l’axonge; on y ajoute les cantharides; l’on fait bouillir quelques instants le mélange au bainmarie.

Pommade avec le garou.

% Axonge, 250 Gram. (§ viij.)

Ecorce de garou, 32 Gram. ( 5 j.)

On fait digérer ces deux substances au bain-marie pendant quelques heures ; on passe avec une légère expression ,

Elle sert aux mêmes usages que la précédente ; mais elle est moins active.

3e degré.

CAUTÉRISANTS, CAUSTIQUES OU ESCHAROTIQUES.

On donne le nom de caustiques â des substances qui, par une action chimique particulière, désorganisent, brûlent et réduisent en eschare les parties vivantes avec lesquelles on les met en contact , en formant avec les tissus animaux une sorte de savonule.

Les caustiques varient entre eux , 1° par leur énergie et par conséquent la rapidité avec laquelle ils agissent ; 2° par leur action, qui tantôt est simplement locale et tantôt peut devenir générale , parce que , étant absorbés , ils agissent sur toute l’économie. Considérée sous ces deux points de vue, la distinction des caustiques est très importante. Ainsi on a donné le nom de calhèrèiiquet aux substances caustiques dont l’action est moins énergique; tels sont l’alun calciné , le collyre de Lanfranc (dans lequel entrent le sulfure jaune d’arsenic et l’oxide vert de cuivre), l’acide sulfurique alcoolisé ou eau de Rabel, l’onguent égyptiac ou d’acétate de cuivre, l’ammoniaque et l’acide acétique purs. On nomme, au contraire, escharoliques , les médicaments caustiques capables de produire une eschare plus ou moins profonde, comme la soude et la potasse caustiques ou pierre à cautère, le chlorure d’antimoine ou beurre d’antimoine , le chlorure de zinc, les acides nitrique, sulfurique et muriatique concentrés, la pâte de Rousselot,le précipité rouge et la pierre infernale , etc.

La distinction des caustiques , suivant qu’ils sont ou ne sont pas absorbés , est aussi fort importante en pratique , ainsi que Schwilgué l’a démontré le premier. Parmi les médicaments caustiques qui peuvent être absorbés , nous citerons particulièrement les préparations arsenicales et mercurielles. 11 est donc fort important que le praticien surveille l’action qu’elles peuvent exercer sur l’économie en

général , afin de prévenir à temps les accidents qu’elles pourraient occasionner.

Indiquons maintenant chacune de ces préparations, et la manière dont on doit en faire usage.

1° CATHERE TIQUES.

Ces médicaments ne donnent pas lieu à la formation d’eschare, ou du moins s’ils en produisent une, elle est excessivement mince et superficielle- On les emploie surtout pour réprimer les chairs fongueuses qui s’élèvent de la surface de certains ulcères atoniques.

L’alun calciné s’emploie en poudre ; sa dose varie suivant l’étendue de la surface sur laquelle on se propose de l’étendre : il suffit de le saupoudrer avec les doigts ou avec un bourdonnet de charqie.

L’onguent égyptiac, qui n’est pas un onguent, mais une sorte d’oximel (puisqu’il se compose de miel, de vinaigre et de vert-de-gris), est fort peu usité aujourd’hui , si ce n’est par les vétérinaires. On l’étend sur un linge ou sur de la charpie que l’on applique sur les plaies à surface fongueuse.

L’ammoniaque liquide concentrée , l’acide acétique concentré , que nous avons déjà placés dans les rubéfiants , deviennent des catliérétiques quand on les applique sur des plaies dénudées.

L’eau de Rabel ou l’acide sulfurique mitigé par l’alcool , jouit des mêmes propriétés que les deux liquides précédents. Convenablement étendue d’eau, c’est un astringent très puissant. On l’emploie beaucoup plus à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Nitrate acide de mercure. (Protonitrate de mercure ,1p.; acide nitrique , 8 p.)

Ce liquide est fréquemment employé pour loucher les ulcères cancéreux superficiels, certaines dartres rongeantes, ou même le col de l’utcrus affecté d’ulcérations superficielles.

Solution cathérétique.

^Mercure, 16 Gram. ( g (g.)

Acide nitrique à 85°, 24 Gram. ( 5 vj.)

Faites dissoudre dans un matras et bouillir quelques instants.

Prenez :

Eau distillée, 500 Gram. (Ibj.)

Nitrate ci-dessus, 32 Gram. ( gj.)

Us. Pour détruire les végétations syphilitiques.

Sulfate de cuivre. Son application est dangereuse, parce qu’il peut être absorbé.

Vert-de-gris ou sous-acétate de cuivre impur.

Collyre de Lanfranc.

% Sulfure d’arsenic pulvérisé, 8 Gram. (5ij.)

Sous-acétate de cuivre pulvérisé, 4 Gram. ( 5j.)

J aa 24 Décig. (gr. xlviij.)

| aa 96 Gram. ( g iij.) 500 Gram. (Ibj,)

On s’en sert avec avantage pour toucher les ulcérations vénériennes , et les taies ou tumeurs variqueuses de la cornée.

Le deuto-clilorurc de mercure ou sublimé corrosif, pourrait également être usité dans les mêmes circonstances. 11 fait partie de l’eau phagédénique.

Eau phagédénique.

% Deutochlorure de mercure, 4 Décig. (gr. viij./

Faites dissoudre dans

Eau pure, 12 Gram. ( 5 iij.)

Ajoutez :

Eau de chaux, 128 Gram. (g iv.j

Myrrhe en poudre, Aloès id.

Triturez dans Eau de roses.

— de plantain, Vin blanc,

On l’emploie dans les mêmes circonstances que le collyr de Lanfranc.

Le sublimé forme encore un des ingrédients delà liqueur caustique de Plenck , qui contient en outre, de l’alun, du camphre , du sous-carbonate de plomb , dissous dans un mélange à parties égales d’alcool et de vinaigre.

Il faut verser l’eau de chaux petit à petit pour que la décomposition soit parfaite , et agiter toutes les fois qu’on veut s’en servir. C’est un caustique doux , contre certaines ulcérations, principalement celles de nature syphilitique.

Les substances qu’on emploie le plus généralement comme caustiques, sont les suivantes :

Potasse caustique ou pierre à cautère. C’est le caustique qu’on emploie le plus généralement pour faire un cautère. On en prend un fragment, pesant à peu près 5 Cenlig. à 1 Décigr. (un à deux grains), ayant environ la grosseur d’un gros grain de chcnevis. On applique sur la place où l’exutoire doit être ouvert un morceau de sparadrap, vers le centre duquel on a fait un trou large de trois à quatre lignes : on y inel la potasse que l’on maintient dans ce lieu, le seul sur lequel agira le caustique, avec un nouveau morceau de sparadrap appliqué sur le premier. On laisse ordinairement la pierre à cautère vingt-quatre heures en place, afin de lui donner le temps de produire une eschare. La chute de celle-ci donne lieu à une plaie avec perle de substance qui constitue l’exutoire ou le cautère.

La potasse caustique, poison des plus irritants, a néanmoins été administrée à l’intérieur, surtout en Allemagne, particulièrement dans la gravelle, les scrofules cl quelques maladies de la peau. Mais c’est un remède dangereux et

Eau noire.

% Calomel,

Eau de chaux,

k Gram. ( 3j.) 191. Gram. (§vj.)

2° ESCHAROTIQUES

peu ou point employé en France. On se sert de la solution aqueuse de 1 p. de potasse dans 10 p. d’eau distillée. La dose est de 5 à 20 gouttes dans une potion gommeuse.

Poudre de Vienne ou caustique de Vienne.

On délaie dans un peu d’alcool pour faire une pâte qui sert à cautériser les ulcères de nature cancéreuse. On peut aussi l’employer pour établir des cautères , en plaçant un petit morceau de cette pâte en contact avec la peau. Ce caustique produit son effet dans une demi-heure. Ou doit le préférer à la potasse caustique.

La soude caustique jouit absolument des mêmes propriétés que la potasse; mais elle est moins employée. Dissoute dans l’eau, elle constitue la Lessive des savonniers.

Les acides minéraux concentrés sont également des caustiques excessivement puissants. On s’en sert particulièrement pour détruire les végétations charnues elles fongosités qui se développent à la surface de certaines plaies. Ceux qu’on emploie le plus communément sont : les acides liydrochlorique, azotique et sulfurique.

Beurre d’autlinoine ou protochlorure d’antimoine . Caustique très puissant, naturellement solide, mais ordinairement liquide à cause de sa grande avidité pour l’eau qu’il absorbe dans l’atmosphère.

On l’emploie spécialement pour cautériser les ulcères sinueux, et particulièrement les morsures d’animaux enragés. On l’introduit au moyen d’un petit pinceau de charpie.

% Potasse caustique, Chaux vive,

Pâte anllmoulale de Canquoin.

% Chlorure de zinc sec,

Farine et eau.

Pour faire une pâle épaisse.

d’antimoine,

Chlorure de zinc.

On mélange souvent le chlorure de zinc, soit avec deux, trois ou quatre parties de farine. On en forme une pâte dont l’activité est plus ou moins grande. On désigne cette pâte sous le nom de Pâte etcharotique du docteur Canquoin ;en lui assignant les numéros, 1 , 2, 3 et 4, suivant qu’elle contient 2, 3, 4 ou 5 parties de farine pour une partie de chlorure de zinc.

On l’applique sur les ulcérations, cancéreuses ou syphilitiques très rebelles.

Nitrate d’argent fondu ou pierre infernale. C’est un de ceux qu’on emploie journellement ponr cautériser superficiellement les plaies , les ulcères , les excroissances, etc. Son application donne lieu à des eschares minces et sèches qui persistent pendant assez longtemps avant de se détacher et de tomber.

Le nitrate d’argent a été employé à l’intérieur ^particulièrement contre l’épilepsie. La dose est d’un seizième de grain, que l’on augmente graduellement. Mais ce médicament dangereux a un énorme inconvénient pour les personnes qui en font longtemps usage, c’est qu’elles prennent une teinte vert-brunâtre souvent très intense.

On a employé , avec plus d’avantage, le même médicament en solution, contre certaines ophthalmies, et en particulier contre l’ophthalmie purulente des nouveaux nés. On se sert du collyre suivant:

Collyre de nitrate d’argent.

% Nitrate d’argent fondu, 2 Décig. (gr. iv.)

Eau de roses, 128 Gram. ( 5 iv.)

Faites dissoudre.

On peut, suivant les cas, doubler ou même quadrupler la dose du nitrate d’argeut.

Solution catlicrétifiue de nitrate d’argent.

% Eau distillée, 96 Gram. ( J iij.)

Nitrate d’argent cristallisé, 4 Gram. ( 3j.)

Pour cautériser les dartres rebelles.

L’acide arsénieux , ou oxide blanc d’arsenic , que l’on administre quelquefois à l’intérieur , mais à très faible dose, particulièrement dans les maladies delà peau (voyez plus loin les Antipsoriques), fait partie de plusieurs poudres ou pâtes caustiques , que l’on applique sur les ulcères superficiels et rongeants, surtout à la face.

Poudre ar6énicale dn frère Côme.

% Sulfure rouge de mercure, Cendres de vieux souliers, Sang-dragon,

Oxide blanc d’arsenic,

8 Gram. ( 5 ij .) 4 Décig. (gr. viij.) 6 Décig. (gr. xij.) 2 Gram. (gr. xxxvl.)

Poudre arsenicale du professeur Ant. Dubois.

% Oxide blanc d’arsenic, 2Gram.(3fq-)

Vermillon de Hollande, 32 Gram. ( 5 j.)

Sang-dragon, 16 Gram. ( 5 là .)

Hélez.

Ces deux poudres sont employées’à l’extérieur.On en forme, avec de la salive ou un peu d’eau, une pâle épaisse, que l’on applique sur les parties cancéreuses dont on a mis à nu la surface au moyen de l’instrument tranchant. Celte application demande des précautions, à cause des accidents auxquels l’absorption de l’oxide d’arsenic peut donner lieu.

Poudre arsenicale de Juslamond.

% Acide arsénieux pulvérisé, 32 Gram. ( Jjj.)

Antimoine cru pulvérisé, 64 Gram. ( 5 ij.)

Mêlez et faites fondre dans un creuset ; pulvérisez de nouveau et ajoutez Extrait d’opium,

4à8Gram. (5j à 5 ' j • )

Poudre arséulcale de Dupuytren.

% Acide arsénieux,

Calomel à la vapeur,

Mêlez.

Us. Ces deux poudres servent à détruire les ulcères rongeants superficiels, après avoir détache les croûtes au moyen de cataplasmes émollients. On peut également les appliquer après en avoir fait une pâte au moyen d’un peu d’eau gommée.

11 existe encore plusieurs autres poudres et pâtes escharotiques. Mais celles dont nous venons de donner les formules sont évidemment les plus usitées.

10e CLASSE

Nous les divisons en trois ordres :1° les antisyphilitiques; 2° les antiherpétiques ; 3* les anthelmintiques.

1er ordre.

MÉDICAMENTS ANTISYPHILITIQUES.

Nous n’avons pas la prétention de donner ici une énumération complète des médicaments qui ont été administrés contre les symptômes si variés de la maladie syphilitique. Parmi ces Médicaments, il n’y en a guère que de deux ordres qu’on emploie avec succès : ce sont les Sudorifiques et les mercuriaux. Nous dirons aussi quelques mots des préparations d’or qui, aux yeux de plusieurs praticiens , jouissent d’une efficacité presque comparable à celle du mercure.

Pour les Sudorifiques, Yoy. pag. 155.

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