‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 245 sur 258 · TRAITEMENT DU TÆNIA OU VER SOLITAIRE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU TÆNIA OU VER SOLITAIRE

L’expulsion du tænia ou ver solitaire présente quelquefois de grandes difficultés. L’écorce de racine de Grenadier est néanmoins le médicament qui réussit dans le plus grand nombre des cas. Avant qu’il fût introduit dans la pratique, plusieurs médecins employaient certaines méthodes spéciales, dont quelques unes étaient souvent très efficaces. Nous allons ici en rapporter quelques exemples

1° Méthode du professeur A. Dubois.

Frottez le ventre plusieurs fois par jour avec le Uniment suivant :

Broyez bien exactement de trois à six gousses d’ail din« 90 Gram, (trois onces) d’huile vieille de noix.

Ajoutez

Alcool camphré, Baume de Fioraventi, Eau des Carmes,

64 Gram, (g ij.) | 5a 32 Gram. (§j.)

Prendre pour boisson la tisane de coralinc de Corse et de Fougère mâle.

Mêlez de l’ail, cuit sous les cendres, dans les aliments.

Tous les soirs , un lavement fait avec l’eau de guimauve, et, immédiatement après l’avoir rendu, prendre un quart de lavement lait avec du lait pur, que le malade gardera.

Continuer ainsi pendant environ huit jours; le neuvième , prendre le matin une panade, dans laquelle on mettra lin jaune d’œuf.

Le soir, un lavement avec l’eau de guimauve, et celui avec le lait pur, comme il a été dit précédemment.

Le lendemain matin, prendre une demi-once de fougère mâle en poudre dans une écuellée de bouillon aux herbes.

Demi-heure après, prendre, de demi-heure en demiheure un bol de la formule suivante :

% Bcsine de jalap, )

Gomme gulle,

Faire des bols de 3 Décigrammes (six grains) avecq. s. d c sirop de nerprun.

Par dessus chaque bol, prendre une tasse de bouillon aux herbes.

On peut prescrire ce traitement une seconde fois ; il serait inutile de l’employer une troisième.

2° iVîétS&otlc «lu professeur Bourdieu.

Le matin, en donne quatre Grammes (un gros) d’éther sulfurique dans un verre d’une forte décoction de racine de fougère mâle. Knviron une heure après, le malade prend une mixture faite avec 6i Grammes (2 onces) d’huile de ricin

Scammonée,

VERMIFUGES.

et autant de sirop de capillaire, ou d’un autre sirop quelconque.

Si l’individu est fort, on fait administrer un lavement composé d’une chopine de décoction de fougère , dans laquelle on mêle 4 Grammes (un gros) d’éther sulfurique.

Ce traitement se répète pendant deux ou trois jours.

3° Méthode cîw professeur Allbert.

On donne pour boisson habituelle au malade la décoction suivante :

% Racine de fougère mâle, Eau commune,

Faites bouillir et réduire à Ajoutez :

Sirop de coraline,

125 Gram. (§iv.) 1500 Gram.(Hjüj-) 1000 Gram. (Jb'j-)

64 Gram. ( § ij.)

Cette boisson se prend par tasses dans la journée.

Trois heures après le repas, on administre le bol suivant :

% Muriate de mercure doux, Corne de cerf calcinée, Conserve de roses,

j ûa 15 Centigr. (gr. iij.)

Le malade prendra le soir 32 Grammes (une once) d’huile d’amandes douces.

Le second jour , on prescrira le purgatif suivant :

% Scammonée en poudre, 1 Gram. (gr. xviij.)

Racine de fougère mâle en poudre, 32 Gram. ( § j.) Gomme gutle, ) ^ „ .

Muriate de mercure doux, j aa 6 Decig. (gr. xij.)

On formera du tout une poudre, que l’on prendra en trois doses, en la mettant dans un véhicule quelconque, tel que l’eau et le vin, l’eau sucrée, etc.

lt° Remède de madame Nouffer,

La veille au soir, le malade mange une panade. Le matin il prend trois gros de fougère mâle en poudre très fine, délayée dans six onces de tisane de fougère ou fleurs de tilleul , ayant soin de n’en point laisser.

Deux heures après, il prend un bol purgatif, composé de :

% Panacée mercurielle, Scammonée,

Gomme gutte, Confection d’hyacinthe,

} âa 5Décig. (gr. x.)

3 Décig. (gr. vj.)

On divise cette quantité en deux ou trois parties , que le malade prend à un quart d’heure de distance l’une de l’autre.

Quand le malade est un enfant, on diminue la dose du bol purgatif suivant son âge.

REMÈDES VERMIFUGES DE BREMSER.

N. 1. Électualre.

Semen contra concassé, ou

Fleurs de tanaisie, 16 Gram. ( ^ fô.)

Poudre de valériane sauvage, 8 Gram. ( 3 ij.)

de racine de jalap, j aïo Pram ( x fK à ü \ Sulfate de potasse, j aa2a8Gram. (oft a0.j.)

Oximel scillilique, q. s.

N. 2. Espèces pour lavements.

% Absinthe,

Racine de valériane.

Semences de tanaisie, Ecorces d’oranges, Divisez et mêlez.

j âa 32 Gram, (gj.) | âa 16 Gram. ( 5 ft.)

Sur deux cuillerées de ces substances, versez une livre

VERMIFUGES.

«l’eau bouillante ; laissez infuser pendant la nuit; passez, exprimez , et employez l’infusum pour deux lavements. On ajoute à chacun une cuillerée d’huile empyreumatique.

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