‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 25 sur 258 · EXPLICATION · texte numérisé non relu

EXPLICATION

l>e quelques abréviations employées dans ce formulaire.

Ib Livre, a Once.

5 Gros.

3 Scrupule.

Gr. Grain, la Demi, gutt. gouttes.

% llecipe ou prenez.

D. et P. Doses et préparations, p. é. parties égales.

•Ta ou ana de chaque substance, pinc. pincée, manip. manipulez.

Poig. poignée.

M. Mêlez.

F. S. A. Failes selon l’art, pulv. pulvérisé.

us. usage.

FIN DES NOTIONS PRELIMINAIRES

lre CLASSE.

Leurs effets constituent la médication tonique. Ils augmentent le ton des organes, sans donner lieu a des phénomènes généraux très manifestes. Leur action est ordinairement lente, mais durable. Ce sont surtout des substances amères, ou d’autres dans lesquelles l’amertume et l’astringence sont unies dans la même substance , et quelquefois accompagnées d’une saveur aromatique plus ou moins marquée. Le tannin, l’acide gallique, l’extractif, les principes amers sont les matériaux qui semblent prédominer dans les toniques.

Suivant leur action curative spéciale , on pourrait les diviser en toniques proprement dits, en fébrifuges, en stomachiques, etc.

Quoique les médicaments astringents aient une assez grande analogie dans leur mode d’action avec les toniques proprement dits, nous avons cru néanmoins devoir en faire une classe à part.

§ I. Règne végétal*

Nous distinguerons les toniques végétaux d’après leur saj veur en 1° amers; 2° amers-astringents et 3° amers-aro maliques.

Grande Gentiane. Racine du Gvniiana luteaL. (Gcn*

lianécs.) Fr. C’est le plus puissant de nos médicaments amers et en même temps le plus généralement usité. Employé surtout comme tonique. Uni à l’écorce de chêne il est fébrifuge. Il contient un principe amer désigné sous le nom de Genlianin, qui parait jouir des mêmes propriétés ; il est peu usité.

Préparations de Gentiane. — 1° Poudre, 1 à 4 Gram. ( 3j à 5j). — 2° Extrait, 1 Gr. à 1 Gram. 5 Décig. (xx à xxx gr.). — 3° Teinture, 4 à 8 Gram. (3j à 5 ij )- — 4° Vin, 64 à 125 Gram. ( 5 i j àgiv). — 5° En décoction, 8 à 16 Gram, (oij à 5iv), par un kilogram. d’eau — 6° Sirop, 32 à 64 Gram. (§ j à 5 ij).

Quassia amara. Ecorce du Quassia amara. (Simaroubées.) Am. mérid.

Doses et préparations. — 1° Poudre , 1 à 2 Gram. ( 3 j à 5 (o). — 2° Teinture , 2 à 4 Gram. ( 5 à 5 j). — Extrait . 1 à 2 Gram. (3j à 515). — Infusion, 4 Gram. (5j) pour 1 Kilog. d’eau. — Vin , 32 Gram. ( 5 j).

Simarouba. Ecorce du Simaruba guyanensis. Rich. (Simaroubécs.) Am. Mérid.

D. et P. — Poudre, 1 à 2 Gram. (Qj à 5 £>)• —Décoction, 4 à 12 Gram. ( 3 j à 5 iij) par 1,000 d’eau. — Teinture , 4 à 8 Gram. ( 5j à 5 ij.) — Sirop , 16 à 32 Gram. (§ ft 5 5j).— Extrait, 2 à 4 Gram. ( 5 lo à 5 j).

Colombo. Racine du Menispermum palmatum Lamk. (Menispermées.) Indes.

D. et P. — Poudre, 1 à 2 Gram. ( 3j à 3 fo). — Teinture, * Gram. (5j). En décoction, 8 à 16 Gram. (5 ij. à 5 iv.) pour 500 Gram, d’eau.

Petite Centaurée. Soin, fleurs de YErythrœa cenlaurium Rich. Fr. (Gentianécs).

D. et P. —32 à 96 Gram. (J5j à S iij) en décoction dans 1,000 d’eau. — Poudre, 1 à 4 Gram. ( 3 j à 5j).— Extrait, 1 à 4 Gram. Oj à 3 j). -Teinture, 4à32 Gram. ( 5 j à 5 j). — Suc, 32à 64 Gram. ( 5 j à 5 ij) .

MenyantEie ou Trèfle d'eau. Feuilles du Mtnyanthes irifoliata L. (Geutianécs.) Fr.

D. et P. «— Suc, 32 à 96 Gram, (gj à g iij).*~ Extrait,

1 à 4 Gram. ( 9j à 5j). — Décoction, 16 à 32 Gram. ( § fi» à g j) pari kilog. d’eau.

Germandrée ou petit chêne. Sommités fleuries du Teucrium chamœdrys L. (Labiées.) Fr.

D. et P. — En infusion, 32 Gram, (gj) 'pour 1 Kilog. d’eau bouillante. — Poudre , 4 à 8 Gram. ( 3 j à 3 ij).

Houblon. Sommités et cônes de l’Uumulus lupulus L, (Ui'ticées.j Fr.

D. et P. — Décoction ou infusion , 32 à 64 Gram. ( § j à § ij) pour 1 kilog. d’eau. — Suc , 64 à 125 Gram. ( § ij à § iv). — Extrait , 2 à 4 Gram. ( 3 15 à 5 j).

Lupuline. Substance pulvérulente qui existe sur la face interne des écailles des cônes et qui parait être le principe actif du houblon.

D. et P. — Poudre , 1 à 2 Gram. Oj à 3 ft). — Extrait ,

3 à 6 Décig. (gr. yi à gr. xii). «— Teinture , gutt. xx à gutt.

Chardon bénit. Somm. fl. du Cnicus benediclus DC. (Cynarocepli.) Fr.

D. et P. — Extrait , 2 à 4 Gram. ( 3 à 3 j). — Poudre , 2 Gram. ( 5 f?>). — Infusion, 16 à 32 Gram. (§fè à gj),par Kilog. d’eau bouillante.

Fnmeterre. Herbe fleurie du Fumaria officinalis L. (Fumariacées.) Fr.

D. et P. — 32 à 64 Gram. ( gj à g ij) en décoction. — Suc, 64 à 96 Gram. ( g ij à g üj). — Extrait, 4 à 8 Gram. ( 3 j à 3 ij). — Sirop, 16 à 32 Gram. ( g à g j).

Houx. Feuilles de Yllex aquifolium L. (Ilicinées.) Fr.

D. et P. — Poudre, 4 à 8 Gram. ( 3j à 5u) à prendre dans du vin blanc.

Angusture vraie. Ecorce du Cusparia febrifuga. (Rutacées.) Am. Mérid.

D. et P. — Décoction, 16 Gram. ( 5 ft) pour 500 Grammes d’eau. — Poudre, 5 Décig. à 4 Gram. (gr. x à 3j).

uo

CliauSse-trappe. Soin. fl. du Centaurea calcilrapa L. (Cynarocéph.) Fr.

D. et P. — En décoction, 8 à 16 Grara. ( 3ij à § là). — Extrait, 2 à 4 Gram. ( 3 là à 5j).

Bardanc. Racine de VArctium Lappa L. (Cynarocéph.) France.

D. et P. — En décoction, 52 à 64 Gram. ( 5 j à 5 ij).

Patience. Racine du Rumex patientia L. (Polygonées) France.

D. et P. — En décoction, 32 à .6i Gram. ( 5j à % ij) dans un Kilogr. d’eau.

Chicorée sauvage. Feuilles et racines du Cichorium lntybus L. (Chicoracées.) Fr. %

I) . et P. — 64 à 96 Gram. ( 5 ij 5 à iij ) en décoction dans un Kilog. d’eau. — Sirop , 32 Gram. (§j). La racine torréfiée a été considérée comme un des succédanés indigènes du café. Son infusion aune saveur ;amère très marquée et assez agréable.

Pissenlit. Feuilles et racines du Taraxacum dens Léoni s Desf. (Chicoracées.) Fr. %

J) , et P. — Extrait, 4 à 8 Gram. ( 3 j à 3 ij).

Quinquinas. Ecorce de plusieurs espèces du genre Cinchona (Rubiacées), Am. mér.

On en connaît trois espèces ou sortes principales : 1° les quinquinas gris ; 2° les quinquinas jaunes ou calysaia ; 3° les quinquinas rouges.

Médicament héroïque, essentiellement tonique et antipériodique ; le seul qui , avec le mercure , puisse être considéré comme réellement spécifique.

D. et P. — Poudre comme fébrifuge, 16 à 32-48 ( 5 là à §j et 3 j 1?» ) , comme tonique, 6 Décig. à 4 Gram. O là 5 5j). En macération , ou infusion ou décoction , 8 à Ci Gram. ( 3 ij à 5 ij) pour un Kilog. d’eau.— Extrait sec par macération(sel essentiel de Lagaraye), 5 Décig. à 1 Gram. 5 Décig. (gr. x àxxx) en pilules ou dans une potion.— Extra

SI

mou, 2, 5 Décig. à 2 , 4 et 6 Gram. (gr. v, x , xxxvi à Ô j ou 5jfà). — Sirop, 16 à 32 Gram. ( § ftà § j).*— Teinture, 4 à 16 Gram. ( 3 j à 5 ft). — Vio , 32 à 64 Gram. ( 5 j à § ij).

On a retiré des quinquinas deux alcaloïdes qui en sont les principes essentiellement actifs, la quinine et la cinchonine.

Quinine.

Découverte par MM. Pelletier et Caventou, dans les écorces du quinquina jaune, où elle existe presque seule, et dans celles du quinquina rouge, où elle est unie à la cinchonine. On l’obtient en précipitant la décoction de ces écorces par les alcalis, et en particulier par la chaux (procédé de M. Henry fils). On traite le précipité lavé comme pour la plupart des substances alcalines, par l’alcool, et le produit évaporé est la quinine , qu’on traite ensuite par l’acide sulfurique étendu d’eau. On décolore par le charbon animal, puis on précipite par l’ammoniaque ou la potasse.

La quinine ainsi obtenue est en poudre blanche, soluble dans l’alcool , très peu soluble dans l’eau. Quatre grains et demi de sulfate de quinine répondent à deux gros et demi de quinquina en poudre.

Aujourd’hui on fait un très fréquent usage de ce sel , qui jouit absolument des propriétés toniques et fébrifuges du quinquina. La quinine et le sulfate de quinine sont des médicaments d’un prix très élevé, que la fraude s’est exercée à sophistiquer, particulièrement avec le sulfate de chaux. On ne doit regarder comme purs que la quinine ou le sulfate de quinine qui ont une saveur très amère, et sont tout à fait solubles dans l’alcool. Le sulfate de chaux y est insoluble. ( Voy . dans l’ouvrage, les formules dont le sulfate de quinine fait partie).

Cinchonine.

Cette substance, découverte par le docteur Duncan, d’Edimbourg, publiée par le docteur Gomès, reconnue par M. Houton Labillardière,a été étudié de nouveau avec un soin tout particulier par MM. Pelletier et Caventou. Elle existe da îs diverses espèces de quinquina. On l’a d’abord retiré du quinquina gris, puis du quinquina rouge, où çllc se trouve avec un autre alcali, la quinine .

La cinchonine est blanche, cristallisée en aiguilles translucides, peu soluble dans l’eau , très soluble dans l’alcool, d’une saveur très amère. On l’obtient en traitant par la magnésie les eaux-mères d’où l’on a retiré le sulfate de quinine. ( Voy. l’art. Quinine.) On reprend ensuite par l’alcool le précipité, après l’avoir lavé et desséché.

La cinchonine diffère de la quinine en ce qu’elle sature une plus grande proportion d’acide, qu’elle forme avec l’acide acétique un sel incristallisable, tandis que l’acétate de quinine cristallise bien.

D’après quelques essais tentés par M. le professeur Chomel , le sulfate de cinchonine, qui est la seule préparation qu’on ait employée, paraît moins efficace que le sulfate de quinine ; aussi ne le prescrit-on que rarement.

Saule. Ecorce des Salix alba , caprœa, etc. (Salicinées). Fr.

L’un des succédanés indigènes du quinquina.

D. et P. — Poudre comme fébrifuge, 16 à 32 Gram.

( 5 fè à 5 j).— En décoction, 16 à 48 Gram. ( § 1d à § j ft).

Salïcfne. Matière alcaloïde , cristalisable retirée des écorces de saule, et qui paraît en être le principe actif. Fébrifuge peu énergique.

D. et P.— 6 Décig. 1 à 4 Gram. (gr. xij à 5j).

Marronier d’Inde. Ecorce de l'Æsculus hippocaslanum L. (Hippocastanées.) Fr.

L’un des nombreux succédanés indigènes de l’écorce de quinquina.

D. et P. — Poudre, 8 à 16 Gram. (3ij à 5 iv).— En décoction , 32 à 64 Gram. ( § j à S ij) pour 1 Kilog. d’eau.

Absinthe grande. Sommités de V Absinthium officinale Ri ch. (Corymbif.) Fr.

D. et P. — En infusion , 8 à 16 Gram. ( 5 ij à 5 iv) pour 1 Kilog. d’eau. — Teinture, 2 à 8 Gram. (31d à 5 ij ). — Vin , 32 à 125 Gram. ( B j à 5 iv). — Sirop , 16 a 64 Gram. ( □ IMà 5 ij). — Huile essentielle, 1 à 2 Gram. (3j à 5 io)*

— Extrait, 2 à 4 Gram. (3fi> à 3j). — Conserve, 4 à 8 Gram. ( 3j à 3ij).

Camomille romaine. Capitules fleuris de V Anthémis nobilis L. (Corymbif.) Fr.

D. et P. — En infusion, 1 Gram. ( 3j)dans 1 Kilog. d’eau.

— Poudre , 1 à4 Gram. ( 3j à 5j). — Teinture, 4 à 6 Gram. (3j à 3 jfi»).— Huile essentielle, gutt- vi à xij. — Extrait, 1 à 2 Gram. O j à3fi>). — Conserve, 1 à 4 Gram. Oj à 3 j).

— Eau distillée, 32 à 96 Gram. ( § j à § iij).

Aunée. Rac. de l’Inula helenium, L. (Corymbif.) Fr.

D. et P. — Poudre, 2 à 8 Gram. ( 5 fi» à 3 ij). — En décoction, 16 à 32 Gram. ( 5 fi» à §j) pour 1 Kilog. d’eau. — Extrait, là 2 Gram. Oj à 3 fi»).— Sirop, 32 à 64 Gram. (3j à 3 ij). — Vin , 32 à 64 Gram. (§j à S U)*

§ II. Règne animal.

Bile de bœuf.

D et P. — Extrait,! à 2Gram. Oj à3fi>)-

§ III. Règne minéral.

Le fer et ses nombreuses préparations constituent un agent tonique très énergique. On l’emploie spécialement dans la chlorose, l’aménorrhée asténique, et en général dans toutes les maladies caractérisées par un état de pâleur, de faiblesse et d’appauvrissement du sang. Toutes les préparations ferrugineuses agissent à peu près de la même manière. On emploie plus particulièrement les suivantes :

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