‹ Formulaire de poche à l'usage des praticiens, ou recueil des formules les plus usitées dans la pratique médicale, avec l'indication des doses exprimées en poids décimaux et en poids anciensChapitre 251 sur 258 · II. TABLEAU DES PRINCIPAUX CONTREPOISONS · texte numérisé non relu

II. TABLEAU DES PRINCIPAUX CONTREPOISONS

Il est peu de maladies qui réclament d’aussi prompts secours que l’empoisonnement , et dont le traitement exige des connaissances aussi précises. De là l’importance de l’étude des divers remèdes que l’expérience a démontré être les antidotes ou contrepoisons des substances vénéneuses. Les recherches de quelques cliimistes modernes , et particulièrement celles du professeur Orfîla, ont de beaucoup diminué le nombre des substances que l’on considérait autrefois c mime contrepoisons. On ne doit réellement donner ce nom qu’à celles qui jouissent de la propriété de neutraliser l’effet des poisons, solides ou liquides, en se combinant avec eux, les décomposant, et donnant naissance à de nouveaux produits non vénéneux. Les principaux contrepoisons sont le blanc-d’œuf, le lait, l’infusion légère de noix de galle, la décoction de quinquina, les acides végétaux étendus , les dissolutions de sel commun , la magnésie , l’eau de savon, le tritoxide de fer hy. draté, etc.

Dans tout empoisonnement on distingue deux périodes. Dans la première, le poison vient d’être avalé, il n’a encore agi que localement. Dans la seconde il a été absorbé ou a déterminé par ses effets une affection générale. L’emploi des contrepoisons n’a réellement d’utilité que dans la première période. Dans la seconde c’est line maladie générale à traiter; et comme ses symptômes peuvent varier suivant la nature du poison, le traitement doit être lui-même différent. Néanmoins à quelque période qu’on soit appelé , il n’y a jamais d’inconvénient à administrer le contrepoison.

Le premier soin à remplir dans tout empoisonnement

CONTREPOISONS

surtout à la première période , est de faire vomir le malade, afin de chasser hors de l’estomac la partie de poison qui peut y exister encore. On préférera les vomitifs les plus doux, tels que l’eau tiède, Pipécacuanha, ou même la titillation de la luette, afin de ne pas augmenter l’irritation que la substance vénéneuse aura déterminée dans l’estomac. Mais cependant si ces moyens ne réussissent pas à amener le vomissement, il faudrait recourir aux vomitifs plus énergiques, l’émétique, le kermès, le sulfate de zinc, etc.

(Voyez, pour de plus grands détails, la Toxicologie générale, les Leçons de médecine légale et les Cours du professeur Orfila.)

3. Sublimé corrosif et ( Blanc d’œuf, lait, farine étendue prép. mercurielles. . ( d’eau.

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