‹ Formulaire de poche, ou recueil des formules les plus usitées ... contenant la classification des différens médicamens simples, avec l'indication de leurs préparations et de leurs doses, d'après le nouveau Codex de ParisChapitre 1 sur 95 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L’art de formuler, c’est-àdire , la connaissance de la dose à laquelle on doit prescrire les différens médicamens, les formes sous lesquelles on peut les administrer , et sur-tout l’art do savoir combiner ensemble les substances médicinales simples, afin d’en former des imédicamens composés, proipres à remplir les diverses i indications de la thérapeutique, constituent sans

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contredit une branche essentielle des connaissances^ médicales. C’est même uni des points qui arrêtent lee plus le jeune médecin , lorsqu'il commence à se livrer ai la pratique de son art. Il connaît souvent parfaitementt les indications curatives quee présente telle ou telle maladie , les médicamens qu’ill faut lui opposer ; mais saa mémoire ne lui rappelle pas j exactement les doses auxquelles on doit les prescrire y, ou les mélanges dans lesquels on peut les faire entrer.

C’est afin de servir en quel que sorte de mémorial au?\

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praticiens, que nouspublions ce nouveau formulaire magistral. Nous avons cru , que devant être fréquemment consulté, il fallait qu’il fût d’un format qui le rendit portatif, afin que l’ayant sans cesse avec lui , le médecin pût à chaque moment éclaircir ses doutes , ou lever les difficultés qu’il pourrait é- I prouver dans la prescription » des médicamens.

Cet ouvrage est divisé en • deux parties. Dans la preimière , il présente les différentes formes pharmaceutiques que l’on peut faire su-

Ibiraux médicamens; et les

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formules les plus générales et les plus usitées dans chân que ordre. Nous avons eu principalement recours auu formules du nouveau Codes) de Paris, qui étant devenu un ouvrage fondamental doit servir de guide dans lu composition et l’administra-tion des médicamens. Nous^ avons également puisé dana?

d’autres ouvrages de matièn médicale, dans les différente? > pharmacopées , les formule; les plus intéressantes que nous avons pu y trouver. Ce pendant nous avons pense qu’il était inutile d’en grossir le nombre. Dans cét où-

vrage, rien n’eût été plus facile pour nous' que de rapporter les formules de potions , tisanes , pilules ,

! etc. ? qui ont été proposées par les différens auteurs. Mais « quel avantage en eût - on : retiré ? aucun , selon nous ; et nous eussions au contraire manqué notre but. Nous avons cru qu’il était important de diminuer de beau'* coup le nombre des formules composées , et même des substancessimplesquela thérapeutique emploie. Aussi ne do t-on pas s’attendre à trouver dans cet ouvrage une

foule de substances inertes

ou inutiles, dont on a jusqu’ici grossi la liste des agenss pharmacologiques. Les progrès que l’esprit d’analyste c et d’observation a fait faire àà la médecine, ont simplifiée ^ déjà le traitement d’un grandi F nombre de maladies , en ré-*- (l vêlant la cause qui les avail i( produites ou qui les entre— h tenait. Espérons , d’après Fi la marche adoptée généra-- s lement aujourd’hui dans l’é*- ' tude de la médecine, qu’uni à jour on parviendra à gué ?

rir les maladies, qui ne sont * point au-dessus des ressour- & ces de l’art et des moyens de * l’homme, par l’emploi d’uni J

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itrès-petit nombre de subsn : tances médicamenteuses, et 'Surtout en dirigeant habile- >ment les efforts de la nature.

IDéjà l’on a fait disparaître de la thérapeutique la plupart de ces formules monstrueusement composées , où !les substances les plus hétérogènes et les plus insignifiantes se trouvaient entassées sans ordre et sans crî- ! tique ; de manière souvent, à détruire mutuellement leur action: quelques-unes sont encore conservées par un reste de routine ou une sorte de respect pour leur antique origine, et semblent

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réclamer une nouvelle ré forme dans la matière médicale.

La seconde partie a pouir objet de présenter le tableam des différens médicament simples ou composés, rangées par ordre de propriétés. Nous< aurions désiré rendre cette’ partie de l’ouvrage moins?

imparfaite , mais rien me nous a paru plus difficile; qu’une classification générale et rigoureuse des âge ns < pharmacologiques. Le mode 1 de classification le meilleur est sans contredit celui de Schwilgué et de M. Barbier, qui consiste à disposer les '

tnédicamens d’après la médication qu’ils déterminent, Vest-à-dire la série de phénomènes auxquels leur administration donne lieu.

'•Vous avons, comme il sera facile de s’en convaincre , apporté quelques modificas dons à cette classification , 8 ;ans y attacher toutefois c une trop grande importance.

/Sn effet, quelle qu’elle soit* me classification des objets ■ [ui composent la pharmar ologie ne doit être regardée |ue comme purement concentionnelle. Il est impossi- . »le qu’elle soit rigoureuse et n variable, sur-tout si l’on

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veut prendre pour base de cette classification l’action que les médicamens exercent sur les organes du corps* vivant. Il est même utile qu’il y ait ainsi un grand!

nombre de classifications différentes, qui chacune nous* faisant envisager les objets* sous un point de vue différent, finissent par nous les* faire mieux connaître.

Cet ouvrage ne doit point; être considéré comme un recueil complet de toutes les* formules composées. Nous* n’avons eu pour but que d’offrir des exemples des différens genres de formules,,

assez soigneusement choisis pour que le jeune médecin ! puisse y trouver les moyens de remplir les principales indications de la thérapeutique.

Dans la seconde partie d’ailleurs , il pourra facilement choisir dans les différentes classes de médieamens ceux que la thérapeutique désigne comme plus spécialement propres à remplir telle ou telle indication, et les prescrire sous les formes et aux doses que nous avons soigneusement indiquées. Par ce moyen, il pourra lui -même augmen-

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ter, s’il le désire, le nombredes formules composées , ou y faire entrer les substances simples qui pourraient ne s’y pas trouver.

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