‹ Formulaire de poche, ou recueil des formules les plus usitées ... contenant la classification des différens médicamens simples, avec l'indication de leurs préparations et de leurs doses, d'après le nouveau Codex de ParisChapitre 33 sur 95 · VINS MÉDICINAUX · texte numérisé non relu

VINS MÉDICINAUX

La plupart des vins médicinaux sont des préparations officinales , que l’on trouve préparées à l’avance chez les pharmaciens.

Il y a deux procédés princicipaux adoptés pour leur préparation ; l’un, et c’est le plus ancien , consiste à faire macérer dans le vin lui-même les substances dont on veut qu’il dissolve les principes actifs. Ainsi pour faire le vin d’absinthe , on prend une livre de sommités fleuries de cette plante , on la fait macérer peu-

dant 4 jours dans 2 litres de via blanc , on passe et filtre la liqueur que l’on conserve pour l’usage. Veut-on faire du vin antiscorbutique , on met infuser pendant 8 jours dans deux litres de vin blanc quatre onces de racine de raifort sauvage , deux ouces de cochléaria , deux onces de cresson de fontaine. On passe et filtre la liqueur.

L’autre, au contraire, inventé par Parmentier, consiste à préparer le vin médicinal eu versant simplement , dans du vin rouge ou blanc, uue quantité déterminée d’un alcool chargé de principes médicamenteux. Ainsi on prépare le vin amer en mêlant six gros de teinture de gentiane dans uue livre dé vin rouge. La dose commune est d’une once. Le vin de quiu-*

quina se fait eu versant depuis une once et demie , jusqu’à deux onces et demie de teinture de quinquina dans deux livres de vin rouge. La dose est de deux ouces.

Levin antiscorbutique se fait avec une ou deux onces de teiuture de raifort mêlée à deux livres devin rouge ou blanc.

Pour préparer les vins médicinaux , on doit toujours, autant que possible , choisir des vins vieux et.de bonne qualité. Il n’est pas indifférent d’employer du vin rouge ou blanc et même de tel ou tel cru. En effet ils ne jouissent pas des mêmes propriétés , et par conséquent ils n’ont pas la même action sur l’économie animale. Il y a aussi une différence bien marquée entre les vins secs et les vins liquoreux.

Les vins blancs secs sont cm général plus au moius aigrelets :

tels sont ceux de Chablis , de Champagne , du Rliiu , etc. On doit les employer de préférence dans la préparation du vin scillitique, du vin antiscorbutique, etc.

Les vins rouges ont en général plus de corps que les blancs. Ils sont plus toniques. On s’en sert pour préparer le vin cordial , le vin de, quinquina, le vin amer , etc.

Enfui , les vins liquoreux rouges ou blancs sont encore plus puissamment toniques et sur-tout plus excitans. Leur dose doit être bien moins considérable . On peut les employer à la place du vin rouge dans la préparation du via de quinquina, ou dans les vins composés, tels que le laudanum liquide de Sydenham ou yin d’o«

pium composé, le laudanum de Rousseau.

Les vins médicinaux les plus usités sont les suivans :

i.° Vins simples .

doses.

"Vin d’absynthe. | ij — * iij, toniq.

Scillitique. 5 j à \ ij, diurétiq.

Amer. . . . % ij'—? iij, toniq.

De quinquina. $ ij= ? iij , id.

Anli-scorbutique. 5 ij = 3 iij ,

stimulante

Cordial 5 j=?ij, id.

De clialybé , ou martial ,

3 j = 5 ij emménagogue.

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