‹ Formulaire de poche, ou recueil des formules les plus usitées ... contenant la classification des différens médicamens simples, avec l'indication de leurs préparations et de leurs doses, d'après le nouveau Codex de ParisChapitre 66 sur 95 · MÉDICATION STIMULANTE · texte numérisé non relu

MÉDICATION STIMULANTE

La médication produite par les toniques est rarement accompa- ■ gnée de phénomènes généraux très- • apparens ; les slimulans au con- • traire , en déterminent toujours j d’aussi prompts et d’aussi intenses, qu’appréciables à l’extérieur. .

A peine en contact avec nos organes, ils y modifient aussitôt l’é-*

tat des propriétés vitales ; ils leur communiquent, une force, une action prodigieuses, augmentent l’ctendue et la fréquence de leurs mouvomeus , réveillent l’action engourdie de quelques-uns d'entre eux , et redonnent une activité nouvelle à ceux qui sont faibles et languissans.

Mais si leur action est prompte et intense , elle est de courte durée. Aussi ne doit-on ras avoir recours aux stimulant , quand on veut obtenir des effets permanens, mais dans les cas Seulement où un mouvement subit et gét/ral, une excitation en quelque sorte surnaturelle y peuvent produire dans l’économie une secousse salutaire.

Nous trouvons en général dans cette classe de médicamens , des J substances d’une odeur vive et

pénétrante , d’une saveur chaude et aromatique, à laquelle se joint quelquefois une amertume plus ou moins prononcée. L’huile essentielle, la résine, le camphre, la gomme résine, s’y rencontrent en quantité plus ou moins considérable , et leur communiquent celte vertu stimulante , par laquelle ils agissent si puissamment sur les propriétés vitales.

Parmi les stimulans , les uns portent leur action sur tous les systèmes de l’économie animale à la fois; leur administration est bien tôt suivie de phénomènes généraux oui communs à presque tous les organes ; on les désigue plus spécialement sous le nom de stimulans»

généraux. Les autres au contraire,, outre l'excitation générale qu’ils»

déterminent primitivement, sem-

tient concentrer nne grande partie de leur énergie sur un System, u organes , ou simplement sur

"" se,uI orSane en particulier , dont ilsactivent les fonctions d’unè manière spéciale. Ainsi les «,/nmes-résir, tes fétides , la tanaisie Ja rue , Ja valériane , etc. , ont une action stimnlanie secondaire qui se passe spécialement sur l’uI terus. Delà les noms d 'emménagogues , & antihystériques , qui eur ont été donnés. D'autres, tels que le cochlearia , le cresson, j ra‘forl ' semblent relever le tou

me 7 uUSC",aire SP«IKle-

ment affaibli dans le scorbut, ou

leur a d„n„é Je nom d ’anti-scor-

tta^fT Quel'7UeS-uns' nugmen- 1 a transpiration cutanée, ont

■reçu le nom de diaph0reliqées et de sudorifiques. IJ en est ,JU,

facilitant l’expectoration bronchique , sont appelés expectorons.

En un mot, on a donné un nom.

particulier à chacun des grouppes ; de médicamens stimulans, suivant t leur action secondaire sur tel oui tel organe, action qui dépend toujours de la vertu stimulante inhérente à leur nature.

C’est sur-tout dans cette classe, de médicamens que l’on sent, plus»

que partout ailleurs , la difficultés extrême , je dirai même l’impossibilité , dans l’état actuel de no;> connaissances, d’établir une classi-i- i fîcation exacte et rigoureuse des»

substances médicamenteuses, considérées sous le rapport tic leurs proi> priéléset de leur mode d’action su i le corps vivant. Souvent en effet 1 < même médicament , administré j j* des doses différentes, ou dans de 1.

circonstances variées, portera sou action tantôt sur un organe, tantôt sur un autre. Ainsi, par exemple, le camphre à très-petite dose est calmant; à dose moyenne, il est sudorifique ; à dose plus élevée , il devient fébrifuge. — L’absinthe est stomachique , emménagogue , vermifuge , etc. A petite dose la rhubarbe est tonique, à plus forte dose elle est purgative.

Il résulte de là que le même méidicament devrait se trouver dans (plusieurs ordres à 'la fois, parce qu’en effet il ne produit pas toujours les mêmes effets.

Pour obvier autant que possible à cet inconvénient, nous al»

lions d’abord tracer le tableau des rméclicamensslimulans en général, ndiquer leurs préparations et leurs doses. Nous disposerons eu»

suite, suivant la médication secondaire qu’ils déterminent , les différens médicamens stimulaus dont l’action spéciale sur tel ou tel organe est la mieux constatée.

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