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PILULES ET

GRANULES

4“Chloral etSels déliquescents.

Baume du Canada avec P. E. de Cire et durcir avec q. s. de poudre de Kaolin.

3° lodures. — lodure de potassium et tous les iodures alcalins ou alcalino-terreux.

Mie de pain ou Farine de Froment ou le mélange indiqué précédemment (4“).

6° Chlorures et Bromures de Fer.

Miel et poudre de gomme ou Manne et poudre de gomme.

Employer deux grammes de Kaolin (lavé ou calciné) avec un mélange à P. E. de vaseline et de paraffine fondue (Marlindale) ou encore Silice et Vaseline.

8“Aloès, Gomme-gutte. — Gomme ammoniaque.

Quelques gouttes tl'alcool à 00°, ou chauffer légèrement.

9“ Térébenthine cuite. — Tolu et Benjoin.

Plonger dans l’eau chaudé, rouler et diviser vivement.

10° Créosote, Gaïacol et leurs dérivés. — Phénol, Eucalyptol, Goménol, Essence deNiaouli.

Le meilleur procédé consiste à chauffer au B. M., pendant deux heures environ, avec P. E. de savon amygdalin pulvérisé et bien desséché, on obtient la consistance voulue en ajoutant un peu de poudre de savon ou de réglisse non décortiquée, ou bien 1/20 de Magnésie calcinée humectée avec une ou deux gouttes d’eau.

On peut préparer d’avance des masses de Créosote, de Gaïacol qui se colorent à la lumière lorsque les tlacons sont en verre blanc ou lorsqu’ils sont mal bouchés, mais sans perdre leurs propriétés.

Le deuxièmeprocédé consiste à traiter par q. s. de Poudre de Benjoin, on roule vivement lorsque la masse est encore un peu molle, on la porte sur un disque enduit de Poudre de Magnésie ; les pilules deviennent ti'ès dures, maissontsolubles dansl’estomac.

7o Sels d’Or, Sels d’Argent. — Permanganates de Potasse, de Soude, de Chaux.

PILULES ET GRANULES

11° Terpine, Terpinéol.

Benzoate de Soude, Sucre pulvérisé, un peu de Gomme et d’Eau distillée.

1 2° Copahu, Térébenlhine, Goudron.

Chauffer au B. M. ou à une douce chaleur, 15 grammes avec 1 gramme de Magnésie, et II gouttes d’eau. Lorsque la masse devient épaisse et molle, rouler vivement, car lespilules durcissent à l’ail’.

Nota. — Lorsqu’on aura des pilules avec Copahu et ïéréhenthine ou Copahu-Téréhenthine et Cuhéhe, on pourra chauffer un mortier et incorporer les deux dernières substances avec de la Térébenthine cuite.

13° Camphre, Castoreum, Musc^ Civette, Asa-fœtida.

Un peu d’Alcool et de Poudre de Benjoin

ou bien

mélange de Baume du Canada et de Cire jaune fondue.

14° Huile de Croton, ïhiol, Ichthyol, etc.

Farine de Froment et Conserve de Rose

ou bien

Poudre de Savon et un peu de Farine de Froment.

15° Phosphore.

Dissoudre dans un peu d’iiuile d’Amande douce et durcir avec q, s. de savon pulvérisé et de Réglisse.

16° Alcaloïdes, Glucosides, Phosphores, Cacodylates.

Sucre de Lait, poudre de Gomme arabique et Miel blanc.

(A’oir à l’article Granules.)

17° Citrates, Malates, Oxalates, Tartrates de Fer.

Ajouter une goutte de Glycérine pour chaque 5 gr. et durcir avec q. s. d’Extrait de Réglisse ou de Chiendent.

18° lodoforme, Di-Iodoforme, A ris toi.

Farine de Froment, Glycérine et Gomme arabique pulvérisée et Eau.

PILULES ET GRANULES

10° Pepsines, Peplonates, Pancréatines, Diaslases.

20° Dérivés des Glandes ou des Organes des animaux.

Baume du Canada avec P. E.

de Cire jaune fondue, durcir avec q. s. de Poudre de Kaolin.

Sucre de Lait additionné d’un dixième de Borate de Soude, puis mucilage de Gomme.

Incompatibilités entre les Excipients et quelques Médicaments :

On a signalé quelques incompaiibililés importantes à propos des excipients, on devra avant de faire des Pilules, se demander s’il ne peut pas se former de réactions secondaires qui peuvent modifier la couleur, changer X'effet du médicamenl ou donner des dérivés toxiques ou. porter la masse à l’incandescence ou déterminer des explosions. Ainsi on ne devra jamais employer la Gomme arabique ou la Gomme adragante pour durcir des Pilules de Pyramidon ou de Résine de Gaïac sans quoi les pilules pourraient passer du bleu-ciel au violet foncé.

La gomme est également incompatible avec les sels de fer et avec bon nombre de sels métalliques.

La Phtaléine du phénol peut se colorer en violet pourpre en présence d’un excipient alcalin.

Le Sublimé ou le Calomel mélangés à du savon ou à de la magnésie peuvent se réduire assez tacilement et donner de l’oxyde jaune de mercure : avec des doses normales de Calomel et de magnésie, on peut donc obtenir des pilules toxiques et le nouveau composé obtenu est bien différent au point de vue thérapeutique.

La Stovaïne ou Chlorhydrate d’Amyléïne qui est peu toxique et V Adrénaline ou Takamine également peu toxique donnent par simple mélange un poison redoutable.

L'Iodoforme trituré avec certains nitrates peut se décomposer brusquement et répandre des vapeurs violettes d’iode.

Les Permanganates additionnés de glycérine peuvent faire explosion, il en est de même des bypopbosphites mélangés au chlorate,

Les Sels d’or, d'argent, de platine mélangés à des matières organiques,, ou à des réducteurs énergiques, peuvent porter les pilules au rouge vif.

Les Cacodylate'^ de soude, de potasse et de fer, ne devront pas être employés avec des extraits de plantes, sans quoi les pilules prennent

PILULES ET GRANULES

au bout (le quelques jours une odeur alliacée désagréable due à la formation d'oxxjde de Cacodyle, et cette odeur se communique à l'haleine pendant toute la durée du traitement.

GRANULES

Les Granulessoni des pelitespilules du poids de cinq centigrammes environ.

Ils renferment des substances très actives : alcaloïdes, glucosides, sels métalliques, produits synthétiques, extraits de plantes toxiques (Stropbantus, Curare). Le Codex donne comme excipient desgranules, la formule suivante :

Poudre de Sucre de lait 4 gr.

Poudre de Gomme arabique t gr.

Rlellite simple q. s.

Cette dose doit fournir cent granules.

Pour les préparer on triture longuement le pi-iiicipe actif avec le mélange de sucre de lait et de gomme et lorsque la poudre est bien homogène, on ajoute le miel blanc. On divise au pilulier ou à la machine et on laisse sécher à l’air.

Il est coutume d’enrober les Granules avec du sucre, on peut les colorer ensuite pour dilférencier les doses et évitei* toute erreur.

Ainsi, on peut laisser en blanc les granules d'aconitine amorphe au milligramme et colorer :

en Rose les granules d'aconitine cristallisée au demi-milligramme, en Fio/eOes granules d’aconitine cristallisée au quart de milligramme, en Jaune les granules d’aconitine cristallisée au dixiéme de milligramme.

.\u lieu de colorer simplement le sucre qui enrobe le granule, il serait peut-être préférable de faire une coloration totale de la masse avec une couleur quelconque ; ce serait un excellent procédé pour vérifier l’homogénéité de la poudre et par suite la répartition parfaite du principe actif.

Au lieu de dragéifier les Granules on peut les toluiser ou les enrober avec de l’or ou de l’argent.

Pour diviser les granules en flacons, il faut éviter de les loucher avec les doigts (jui peuvent être humides et qui, dans ce cas, déterminent la fusion partielle du sucre ; cette faible dissolution peut servir de milieu de culture aux micro-organismes de Pair et se transmettre de proche en proche.

On observe assez souvent des flacons dont tous les granules sont altérés et parfois totalement fondus.

PILULES ET GRANULES

On remédie à cet inconvénient en les pesant avec soin dans une petite capsule ou dans un petit verre à bec qui seid à les verser dans les llacons ou encore mieux à l'aide d’un compte-granules analogue au compte-pilules.

11 sLiflit alors de presser sur le levier qui maintient la planchette perforée, pour faire passer chaque fois un nombre connu dans le flacon.

On appareil pour 100 granules peut servir dans tous les cas ; lorsqu’on veut mettre 40 à 50 Granules seulement dans un flacon, on colle une feuille de papier sur une partie des trous.

L’excipient étant le même pour tous les Granules à base d’Alcaloïdes et de Glucosides, on indiquera seulementia dose des principes actifs contenus dans les Granules spécialisés.

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