Remplissage par raigtiille en platine d’un
appareil à soufflerie :
On opère comme il a été dit pour les ampoules au iNilrite d'Amyle. Voir la ligure de l’appareil à soufflerie page 7.
1 On peut recouvrir il est vrai, ces rCcipienls rl’une feuille de papier ou d'une capsule en fer, mais la disposition dans l’autoclave n est pas toujours très pratique.
AU
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On verse le Sérum dans un flacon dont le bouchon porte deux tubes (Ml verre ou encore dans un flacon à deux tubulures.
be premier tube venant à la surface du liquide et communiquant avec une soufflerie (ballons en caoutchouc pour vaporisateurs ou pour thermocautères).
On introduit l’aiguille dans la partie effilée de l'ampoule qui ne doit' pas avoir plus de 3 à 4 centimètres de long ; on fait jouer la soufflerie.
On pince le caoutchouc avec deux doigts ou avec une pince de Molir, à chaque introduction de l’aiguille dans une nouvelle ampoule.
On met les ampoules dans les trous d’une planche perforée ou dans de la sciure de bois pour les maintenir dans la position verticale.
Ce procédé donne de bons résultats, il évite de mouiller les pointes, mais il est beaucoup moins pratique que le remplissage à la trompe à eau.
U est cependant à recommander pour les liquides ti'ès inflammables ou très volatils, ou dissociables par la chaleur (Ether, Bromure d’Ethyle, Nitrite d’Amyle, etc.).
Lorsqu’on voudra l’appliquer au remplissage des Ampoules de Chloroforme il sera bon de supprimer le tube en caoutchouc (soluble dans le Chloroforme) et de mettre directement l’aiguille sur un petit tube muni d’un robinet et terminé par une pointe effilée et rodée à l’émeri sur laquelle on peut adapter une aiguille en platine.
11 est également très recommandable pour la division en ampoules des liquides organiques. Dans ce cas, on stérilisera préalablement l’appareil et on mettra un tampon de coton non hydrophile aseptique entre la soufflerie et le flacon, on recueillera le liquide dans des ampoules flambées à -j- ISO”.
5. Remplissage par une aiguille montée sur le tube effilé d’un entonnoir ou d’un flacon por= tant un long tube à sa partie inférieure, ou même d’un flacon renversé, à deux tubulures :
Même procédé et mômes applications que ci-dessus. Mettre un robinet en verre sur le trajet du tube distributeur. Cet appareil est beaucoup moins pratique que l’appareil à soufflerie, mais il peut le remplacer au besoin.
<3. Remplissage par un jet de vapeur d’eau
surchauffée à + 105 ou + 110 :
Ce rnodus faciendi a l’avantage de pouvoir être utilisé avec les liquides très inflammables (Ether, Nitrite d’Amyle;, etc.).
On porte l’autoclave à la température de -f-105°ou-|- 110°. On ferme le gaz. A l’aide d’un tube de caoutchouc assez long, on met en communication le robinet d’échappement de vapeur avec un tube métallique ou avec un tube en verre monté sur un manche en bois, ou 'simplement entouré d’un torchon.
On laisse échapper lentement la vapeur pendant quelques secondes pour éviter les projections dans le liquide des gouttes d’eau condensées au début.
On passe alors sur les ampoules. On laisse refroidir. Le liquide monte : on le renverse et on repasse un nouveau jet de vapeur. Le liquide est vaporisé et l’ampoule se remplit par l'efroidissement. On ferme ensuite les pointes.
Ce procédé ne vaut pas certainement le remplissage à l’aiguille, mais il permet cependant de remplir rapidement les grosses ampoules d’Ether, de Chloj’oforme ou de Bromure d'Ethyle.
Conclusion :
En résumé, parmi ces procédés de remplissage des Ampoules, les trois qui sont vraiment utiles et pratiques au point de vue de la rapidité sont :
1° Le remplissage à la trompe à eau pour tous les liquides non volatils et non gélatineux.
2° Le remplissage à l’aiguille dhm appareil à soufflerie aseptique \)0\XY \q?> Sérums à base de Gélatine'^ , pour les liquides infammables ou volatils, pour les liquides orgayiiques et même^^our tous les Sérums.
3“ Le remplissage à la chaleur trouvera son emploi dans les petits laboratoires qui n’ont aucun matériel spécial.
Nota. — Pour les liquides inflammables, on peut chauffer légèi'ement l’ampoule et la mettre ensuite dans le liquide de façon à faire pénétrer une ou deux gouttes.
On renversei’a l’ampoule, on la chauffera de façon à évaporer les (joelques gouttes de liquide et on la portera à nouveau dans le liquide. On évitera ainsi tout danger.
Pour préparer cinq ou dix ampoules de Sérum gélaliné, il seia inutile de monter un appareil à soufflerie : on Introduira une ou (leux gouttes d’eau dans l’ampoule; on renversera cette dernière et on portera l’eau à l’ébullition dès que toute l’eau sera passée à l’état de vapeurs, il suffira de plonger la pointe de l’ampoule dans la Solution gélatinée.
11 est évident que l’on ne peut pas faire ce remplissage sous cloche, abstraction faite de la vapeur du B. M. ou de la vapeur émise par le liquide chaud, car la gélatine mousse abondamment dans le vide et passe par dessus les parois des vases.
1. Pour les StTiinis à l)ase de ('lélatine, on devra mettre le vase distributeur au 11. M. ou bien l’entourer de flanelle pendant, que le liquide est chaud.
UG
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Comment on introduit une quantité déterminée de Sérum dans les ampoules. Est=il préférable de mettre toujours un excès ?
Il est quelquefois utile d’introduire une quantité déterminée de Sérum par ampoule, on peut y arriver très facilement et sans l’aide ni du manomètre à mercure, ni d'appareils à déversements gradués.
Il sutlit de peser ou de mesurer très exactement dans une éprouvette graduée la (juantité de liquide prescrite. On introduit préalablement une ou deux gouttes d’eau dans une ampoule, on vaporise totalement cette eau et on plonge la pointe ellilée dans le liquide prélevé.
Lorsque tout le liquide est aspiré : on met celte ampoule dans un vase contenant du Sérum et des ampoules vides bien calibrées.
On garnit d’autres verres, on porte le tout sous la cloche, en ayant soin de mettre en évidence l'amp ouïe •témoin.
Lorsque cette ampoule est vide, sans attendre le passage d’une seule bulle d’air, on ferme immédiatement le robinet de la cloche.
On retire le caoutchouc qui la relie à la trompe à eau ; on ouvre lentement le robinet pour laisser rentrer l’air : si toutes les ampoules sont bien calibrées ou de même volume, toutes se rempliront d’une même quantité de Sérum que la première, la pression atmosphérique s’exerçant uniformément pour toutes.
Il est cependant bien préférable de mettre toujou.s un grand excès de liquide dans chaque ampoule, en ayant soin bien entendu de rapporter rigoureusement le titrage du Sérum au centimètre cube.
L’ampoule est en effet non pas un moyen de dosage, mais un moyen de conservation. En mettant un excès de Sérum, le médecin n’aura qu’à prendre la quantité nécessaire avec sa seringue de Pravaz ; enfin il pourra obvier à lout accident de manipulation dans le cas où il viendrait à faire tomber une ou deux gouttes, en brisant la pointe de l’ampoule ou en rejetant la bulle d’air qui reste toujours dans la seringue de Pravaz. Il peut en outre augmenter la dose, s’il le juge nécessaire.
Précautions à prendre avant la fermeture des Ampoules : Moyen pour éviter les dépôts de Charbon et moyen pour égaliser les pointes :
Après le remplissage des ampoules à la trompe, il est bon de se débarrasser d'aboi d de la petite colonne d'eau qui reste dans la pointe effilée et qui peut faire briser le verre lorsqu’on le chauffera pour fermer l’ampoule, ou bien déterminer un abondant dépôt de charbon lorsqu’on se trouve en présence d’un Composé Organique, d’un
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Extrait, de la Gélatine, d’un Glycérophosphate et des Sels de Quinine, de Caféine, d’Anlipyrine, etc., que l’on emploie toujours en Solutions concentrées.
On place les ampoules dans un verre à fond plat, ou dans un vase cylindrique quelconque, en ayant soin de les maintenir verticalement, la pointe ehilée ouverte étant tournée vers le haut.
On porte le tout sous la cloche à faire le vide qn’on met en communication avec la trompe à eau. Dès que la raréfaction se produit, la petite colonne s’élève dans la partie effilée et s’écoule par l’ouverture. On laisse rentrer l’air et on porte la pointe dans une très petite flamme de chalumeau ou de veilleuse d’un bec de Bunsen, l’ampoule se ferme sans se briser et sans donner de dépôt à la flamme lorsqu'on se trouve en présence d’un composé minéral ou de solutions faibles d’alcaloïdes.
Pour les Solutions de Dérivés Organiques, de Gélatine, d’Extraits, il est bon d'opérei- comme ci-dessus et, en plus, de laver extérieurement les pointes effilées, à l’aide d’un tampon de coton hydrophile imbibé d’eau, sans quoi on aurait une tache noire exleriie au point de fermeture.
On peut encore éviter les taches de charbon par le remplissage à l’aiguille en platine et en prenant la précaution de ne pas mouiller les pai-ois de la pointe ellilée.
Pour obtenir des ampoules d’égale longueur, il suffit d’introduire, à frottement dur, les ampoules préparées comme ci-dessus entre deux couvercles de carton emboités l’un dans l’autre et maintenus par des caoutchoucs.
On place en avant une ampoule-type de longueur déterminée et on ferme toutes les autres à la même hauteur. On peut ainsi disposeï' de quinze à trente ampoules sur une même rangée.
Stérilisation des Ampoules. Tyndallisation ou stérilisation discontinue. — Températures optima. — Règles générales pour la stérilisation.
Pour les grosses ampoules de 50 à 1000 cmc., voir les précautions à prendre à leur stérilisation, page 440, pour éviter qu’elles ne se brisent à l’autoclave.
On stérilise toutes les ampoules de un à vingt-cinq centimètres cubes après avoir fermé les deux pointes. On les dispose sur un ou deux rangs dans des boîtes en fer-blanc, dont le fond a été recouvert préalablement avec deux ou trois feuilles de papier blanc pouréviter les taches de rouille.
On chauffe brusquement l’autoclave pour dilater rapidement le verre ; on porte à la température nécessaire que l’on maintient environ dix à quinze minutes '.
1. En opérant ainsi, on évite de briser les ampoules: la perte est de deux à cinq pour mille pour les ampoules de 1 à 3 cmc., et de dix à vingt pour mille pour les ampoules de S à 20 cmc.
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On laisse revenir à 0 (-|- 100°) avant d’ouvrir l'autoclave.
Les tempéralw'es de stérilisation sont très importantes et varient avec In plupart des solutions.
Au-dessus de 100°, les Alcaloïdes donnent des solutions très colorées, preuve d’une modification dans la molécule; on trouvera plus loin des réactions pour certains de ces composés.
Extraits Aqueux Wissenl conguler des Albuminoïdes au-dessus de -)- 110°.
La Gélatine perd en partie ses propriétés coagulantes au-dessus de + 115° à -f- 120°.
Au-dessus de -f- 125“ ou -|- 130°, les Chlorures., les Sulfates réagissent sur le verre et il se forme des Silicates par double décomjoosition.
A partir de -f- 105°, les Phosphates se dissocient et réagissent également sur les Silicates du verre.
Le Glgcérophosphate de soude attaque également le verre, à partir de -f- 112° et donne des solutions opalescentes.
Les solutions de Cacodylate de fer et de Méthylarsinate de fer se coloi’ent en rouge vif à -f- 125°.
En résumé, on peut admettre comme principes de stérilisation et comme températures optima les règles ci-dessous ;
1° Le cristal et tous les verres qui renferment des sels de plomb sont impropres à la stérilisation, car ils donnent avec les chloruresalcalins du Chlorure de Plomb qui trouble la solution et dont la toxicité est à redouter. Tous les verres qui exigent plus de 5 cmc. de solution N/ 100 de SU'^ 11^ (Voir page 437) doivent être également rejetés de l’emploi.
Tous les sels employés doivent êtrepurifiés et même chimiquement purs.
2“ Les Sérums artificiels à base de Chlorures, Sulfates, Hypophosphites. Carbonates, Cacodylates, Méthylarsinates, les Sels de Mercure solubles ne seront jamais stérilisés au-dessus de -j- 125°, pour éviter l’action sur le verre et, par suite^ les formations de Silicates et d’Aluminates qui se répandent dans le liquide sous forme de petites aiguilles ou de plaques nacrées, irisées, peu visibles, mais (|ui rendent cependant l’jnjection douloureuse.
3° Les Sérums artificiels à base d' Alcaloïdes, Glucosides, Extraits végétaux, seront tyndallisés de -j- 100° à -\- 105° et à trois jours d’intervalle L
1. Dans les laboratoires qui ne possèdent pas d’autoclave, on peut obtenir cependant tous les liquides injectables rigoureusement aseptiques en portant les ampoules dans une capsule contenant un peu de coton bydropbile et remplie d’eau : on porte l’eau à l’ébullilion pendant 15 minutes et à trois jours dill'érents. Cette stérilisation discontinue donne des ampoules irréprochables. Mais on devra éviter de les chaull'er à -f 125o, dans une capsule contenant de la glycérine : souvent les ampoules explosent et peuvent alors déterminer de graves brulùres. Ou bien on mettra un appareil protecteur muni d’un thermomètre, au-dessus de la capsule contenant la glycérine.
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Voir à Cocaïne, Morphine, Adrénaline les réactions secondaires.
4“ Les Sérums artificiels à hase de Gélatine seront tyndallisés à H5° et à trois jours d’intervalle. Cette stérilisation discontinue est nécessaire pour être absolument certain de n'avoir pas de spores tétaniques ou autres et pour conserver indéfiniment la Gélatine.
5® Les iSeVums à hase de Glycérophosphates de fer, de soude, etc., seront tyndallisés à -f- 105° et à trois jours d'intervalle, pour éviter leur action sur le verre et la formation d’un Sérum opalescent ou trouble.
6° Les Liquides Organiques ou Sérums Organiques ne devront pas être stérilisés. Ils seront préparés aseptiquement et recueillis avec toutes les précautions voulues dans des flacons ou dans des ampoules flambées.
Certains dérivés pourront être tyndallisés cependant à 50° : ou les laissera une heure à l'étuve et on répétera cette opération, les deux jours suivants.
Conditionnement des Ampoules :
Au sortir de l’autoclave, on essuie les ampoules à l’aide d’un linge fin et au besoin avec un linge mouillé si elles ont été tachées par celles qui se sont brisées à la stérilisation.
On entoure les pointes de coton hydrophile qu’on enroule sur luimême. Au besoin^ on peut après les avoir protégées parle coton, les rouler à la façon d’une cigarette dansnne feuille de papier indiquant ta substance et le titrage.
Ampoules Auto=InjectabIes :
On prépare des Ampoules auto-injectables de divers modèles. Certaines ampoules sont remplies d’une quantité déterminée de liquide par le procédé indiqué ci-dessus : elles présentent la forme d’un fuseau et sont terminées par une pointe rodée à l’émeri.
On introduit la pointe eflilée préalablement ouverte dans le canon d’une aiguille flaml)ée. On ouvre la seconde pointe qu’on introduit à frottement dur dans une seringue ad usum.
L’air comprimé par le piston de la seringue chasse le liquide. MM. Paillard et Ducatte ont construit un petit appareil compresseur très ingénieux.
D’autres ampoules sont également auto-injectables, on les obtient en comprimant de l’air ou de l’oxygène à la surface du liquide.
M. Leclerc a fait construire des ampoules auto-injectables qui suppriment l’emploi de la seringue et qui évitent par suite toute faute d’asepsie possible.
Stérilisation des Flacons de Sérum. Trempage des goulots et des bouchons dans la paraffine fondue :
On a indiqué précédemment la préparation^ la filtration des Solutions et le choix des flacons et des bouchons.
On distribue habituellement le Sérum dans des flacons à Témeri ou des flacons à fermeture à pression (ou fermeture-cannelle) ou dans des flacons avec bouchons en caoutchouc gris ou rouge.
Pour éviter de faire éclater ces flacons pendant la stérilisation, on prend les précautions suivantes : pour les flacons à l’émeri, on introduit entre le col et le bouchon en verre un petit fil de soia n“ 5 ou bien un petit morceau de ficelle blanche.
Lorsque l’autoclave est redescendu à 0 (-f- 100°), on enlève le fil et on laisse retomber le bouchon qu’on enfonce légèrement de droite ù, gauche. On couche le flacon sur un linge, on le laisse refroidir. Puis on trempe le goulot dans de la paralTine fondue pour éviter la rentrée de l’air et des poussières.
Pour les flacons à fermeture à pression, on met le bouchon sur l’orifice de la bouteille, mais sans exercer aucune pression sur le levier. Lorsqu’on ouvre l’autoclave à 0 (-)- 1ü0“) on s’empresse de le fermer en pressant sur les leviers à l’aide d’un torchon bien propre, ou mieux préalablement lavé dans une solution de sublimé au millième.
On trempe également les bouchons et le commencement du goulot dans un bain de Paraffine fondue ou bien on entoure le col du flacon avec du colon non bydrophile et stérilisé, que l’on recouvre d’une feuille de papier. On maintient le tout à l’aide d’un bracelet en caoutchouc. On peut ainsi conserver très facilement ces flacons pendant huit à douze mois.
Pour les Liquides Organiques, on reçoit le liquide aseptisé par filtration à la bougie de porcelaine’ dans des flacons flambés à -f- 180°, on prend soin d’incliner ces flacons à 45° pour éviter l’entrée des poussières, .enfin il est bon de faire son remplissage entre deux becs de Bunsen à fort tirage qui empêchent les poussières de tomber dans les flacons et d’opérer dans un Laboratoire dont on a préalablement arrosé le sol avec une solution de sublimé au millième.
On bouche les flacons avec des bouchons en caoutchouc stérilisés dans de l’eau glycérinée (20 0/0) et boratée (5 0/0).
Lorsque les bouchons sont secs, on les trempe dans de la paraffine fondue additionnée d'un peu de camphre en poudreet on les recouvre immédiatement avec des capsules en étain préalablement exposées à des vapeurs de Formol.
1. 11 sera indispensable de faire toujours l’épreuve de ses bougies de porcelaine qui trop souvent sont défectueuses.
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Précautions à prendre pour faire les Injections de un à vingt centimètres cubes. Choix de la région :
Le choix des Seringues est avant tout de la plushaule importance : outre que lagraduation de la lige du piston est absolument empirique dans la plupart des seringues avec piston en cuir, ce dernier eslsouvent la cause des abcès; aussi pour obtenir des instruments aseptiques, on a ci'éé des seringues avec piston en moelle de sureau, en caoutchouc, en amiante, etc. Les seules qui soient pratiques, faciles à stériliser et d’une graduation à peu près certaine sont les seringues tout en verre inventées par M. Luër et munies d’une aiguille en platine iridié qu’on peut flamber sans crainte de l'oxyder comme C ciT\H\i/pour les aiguilles en acier.
Plus l’injection est faite dans le tissu sous-dermique, mieux elle est résoi bée et indolore.
Les injections hypodermiques peuvent se faire sur toute la surface cutanée, mais à part des cas exceptionnels, il n’est nullement nécessaire de les pratiquer dans la région douloureuse.
La meilleure région est la région rétro ou supra-trochanlérienne.
On peut aussi se servir avec avantage de la région postérieure du thorax, au-dessous des épaules. Quelle que soit la région choisie on lave la peau à l’aide d’un tampon imprégné d’alcool à 90° puis avec un second tampon imbibé d’Eau Oxygénée ou de liqueur de Van- Swielen.
On peut faire pénétrer l’aiguille dansles tissus en piquant la peau perpendiculairement à la sui face et en donnant un coup sec. Ou bien on fait un pli à la peau et on introduit l’aiguille parallèlement à ce pli, puis quand elle a pénétré profondément, on relire les doigts qui maintiennent le pli de l’épiderme.
Il est bon de pincer fortement la peau avant d’enfoncer l’aiguille, car la sensation de compression évite de percevoir la douleur causée par la pénétration de l'aiguille.
Au lieu d’introduire l’aiguille fixée sur la seringue, certains praticiens veulent qu’on enfonce d'abord l’aiguille, puis qu’on rentre son canon sur le bout de la seringue.
Ils prétendent ainsi éviter la pénétration directe de l’injection dans les veines, car si lesang apparaît dansle canon qui supporte l’aiguille, on fait la piqûre dans un autre endroit.
Celte pénétration dans les veines est tellement rare que tous les médecins se servent de la seringue armée de son aiguille.
Après l’injection du liquide, on relire brusquement l’aiguille, on
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lave avec un peu d’alcool et on met une goutte de collodion sur la piqûre. Lorsque le collodion est desséché, on masse la région avec le doigt pour faciliter la diffusion du liquide.
Précautions à prendre pour les Injections nias= sives (le 50 centimètres cubes à deux litres et même plus :
On peut se servir d’un appareil à pression de Berlureau, ou de l’appareil de Polain, il sullit avec ce dernier de remplacer la pompe aspirante par la pompe foulante, on peut encore utiliser l’appareil de Leclerc, on emploie enfin des bocks gradués munis d’un tube en caoutchouc armé d’une aiguille en platine iridié.
Quel que soit l'appareil choisi, on stérilise le récipient et le liquide à -|- 125", on nettoie la peau à l’Alcool, ou à l’Elher et enfin à l’Eau Oxygénée à 10 volumes, ou à la liqueur de Van Swielen : on enfonce l’aiguille et on injecte /en^eiiienOe liquide soit dans la fesse, au niveau de la région rélro-trôchantérienne, soit dans la cuisse ou dans la région interscapulaire.
Le liquide doit être injecté à la température de 38° dans le cas de Choléra, de Typhoïde, d’Eclampsie, ou d’ilémorragie prolongée.
La quantité minima à injecter en une seule fois dans les cas cidessus est de 500 cmc.
Ampoules avec tubes Injecteurs:
Aujourd’hui, on supprime tous ces appareils et on les remplace avantageusement par des Ampoules de Sérum scellées à la lampe et qui évitent toute faute d'asepsie possible.
Ces Ampoules dont le volume varie de 50 à 1.000 cmc. sont de forme cylindrique, sphérique ou ovoïde et portent deux tubes opposés: le premier est muni d'une boucle qui sert û les suspendre aux rideaux du lit, au moyen d’une épingle desûreté, ou bien à une pointe quelconque fixée dans le mur. Cette boucle empêche les poussières de venir souiller le liquide stérilisé lorsque l’ampoule est ouverte. La pointe opposée une fois ouverte est introduite dans un tube en caoutchouc aseptisé, de deux mètres de long et portant une aiguille en platine iiâdié. On laisse écouler les premières portions du liquide pour entraîner toutes les bulles d'air.
On pince le caoutchouc près de iViguille que l’on introduit alors dans le tissu. Le liquide s'écoule sous la seule influence delà pression atmosphérique.
L'injection de 250 cmc. de Sérum demande environ 15 minutes, on
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peut aller plus vile dans les cas graves en employant notre tube à double courant : ce tube stérilisé préalablement, a la forme d’une l'ourcbe et porte un tube en caoutcliouc pour le laccorder avec l’ampoLile et les deux autres brandies sont munies de caoutchoucs de deux mètres de long et armés d’aiguilles en platine iridié.
Injections intra=veineuses :
Lorsqu’on fait une injection inlra- veineuse, pour débarrasser le sang elles tissus des toxines qui s’éliminent par la voie rénale, il faut avoir bien soin de purger d'air le tube et l'aiguille de l'appareil injecleur, sans quoi on peut déterminer une embolie mortelle.
On porte le Sérum à la température de 38°: enfin, il est indispensable d’injecter de 1 .500 à 2.500 cmc. de Sérum artificiel, mais la dose ne doit pas êti'e inférieure au premier cbifl're.
On répète ces transfusions intra-veineuses, toutes les vingt-quatre heures, si cela est nécessaire.
Pour faire les injections intra-veineuses, on choisit presque toujours une veine du pli du coude ou bien une saphène, on soulève la peau avec la pince, on la sectionne d’un coup de ciseaux de façon à produire une incision transversale en V ; on coupe de môme l’aponévrose de la gaine vasculaire, puis on saisit la paroi veineuse débridée ; on l’incise, on introduit dans la veine l'aiguille de l’appareil purgé de toute bulle d’air, on arrête l’injection avant que les dernières portions de Sérum soient écoulées. On fait un point de sutui-e et on applique un pansement humide.
Accidents consécutifs aux injections :
Les accidents consécutifs aux injections peuvent se rapporter aux six cas suivants :
1° Les Lésions Inflammatoires, qui sont assez fréquentes et qui peuvent se produire soit immédiatement, soit au bout de quelques jours, sont dues le plus souvent au manque d’asepsie des Sérums et surtout des seringues avec piston en cuir, ou des aiguilles oxydées, elles sont généralement suivies d’abcès.
Elles peuvent avoir également pour cause la causticité du liquide (Sublimé ou Chlorhydrate de Quinine), ou bien l’action coagulante sur l’albumine du Sérum sanguin, ou encore l’irritation locale par suite de non-absorption (Huile grise, Calomel, Oxyde jaune); dans ces cas il se forme d’abord une rougeur, suivie soit'de la destruction du tissu environnant, soit d’une infection secondaire en présence du linge ou des poussières apportées par l’atmosphère.
Enfin, les injections faites superficiellement dans l’épiderme, déterminent parfois des accidents locaux.
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'LQ'fi Embolies, qui peuvent être mortelles, se produisent dans les cas d’injeclions intra-veineuses, lorsqu'on ne prend pas soin de purger d'air son appareil injecleur. La plus petite bulle d’air introduite dans une veine est capable de délei’miner immédiatement la mort.
3° Les Lésions des Veines, obtenues lorsque les Injections hypodermiques pénètrent dans ces dernièi'es et lorsqu’elles peuvent coaguler l’albumine (Sublimé), ou agir mécaniquement (Calomel, Huile grise), déterminent encore une thrombose par coagulation du sang: on retombe donc dans le cas précédent n" 2.
4® Les Lésions des Nerfs, qui s'observent parfois à la suite d’injections d'Ethei’ ; on voit également se produire de petites pai’aiysies locales et passagères à la suite de lésion ou de compression d’un filet nerveux.
5° Les Accidents d’intoxication, qui peuvent être dûs à l’imperméabilité des reins, lorsqu’on fait des injections massives de Sérum Isoionique ou des doses élevées de Sérums Hypertoniques ou bien encoi'e des Sérums toxiques. Comme il est impossible de combatlie assez rapidement les effets toxiques causés par les Injections Hypodermiques d’AIcaloïdes ou de Glucosides, on devra donc toujours être très prudent avec des produits aussi actifs. Le Cyanure de Mercure donne parfois des syncopes.
La Sparléïne peut causer de graves accidents au-dessus de cinq cenligi'arnmes par jour : on a vu des cas mortels avec dix centigrammes par vingt quatre heures.
Enfin, l’Adrénaline additionnée de Chlorhydrate d'Amyléïne ou Stovaïne donne un mélange toxique, bien que les deux composants pris séparément ne soient pas dangereux.
Quant à l’Aconitine cristallisée, on ferait mieux de ne jamais l’employer en injections hypodermiques, les accidents sont déjà trop nombreux.
Le Calomel, rOxyde jaune et l’Huile grise s’accumulent dans les tissus et sont absorbés brusquement parfois au bout de plusieurs jours; il en résulte alors une intoxication mercurielle qui peut être mortelle.
6® Les accidents résultant d’une Diathèse particulière se manifestent par exemple chez les diabétiques par des abcès survenant à la suite des piqûres faites avec tous les soins d’asepsie; chez les morphinomanes ou chez les cocaïnomanes par des séries de petits abcès ou par des Erythèmes couvrant une grande surface.
Division du Formulaire :
Le Formulaire comprendra tous les Sérums Artificiels et toutes les Injections hypodermiques employées actuellement.
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Toutes ces Solutions aqueuses, huileuses ou glycérinées seront désignées sous le nom de Sérums Ai-titiciels , enlin les Liquides organiques ou Extraits ou Sérums organiques seront classés à part.
On trouvera indiqué à chaque formule, les doses minirna et maxima à injecter par vingt-quatre heures.
I. Sérum Artificiel. Sérum chirurgical. Sérum Isotonique. Sérum de Hayem. Sérum physiolo= gigue. Sérum chloruré=sodique :
La formule publiée au début par le professeur Mayem était la sui-
vante:
Chlorui’e de Sodium pur 5 gr.
Sulfate de Soude pur dO gr.
Eau distillée I.ÜÜO gr.
Aujourd’hui, on délivre toujours sous le nom de Sérum Artificiel, Sérum Chirurgical, Sérum Isolonique, Sérum Physiologique, Sérum Chloruré Sodique, Sérum Normal, Sérum de Ilayem, la solution ci-
dessous :
Chlorure de Sodium (de Poulenc) 7 gr. 50
Eau distillée l.OOü gr.
On filtre surcoton et sur papier superposés et on divise en ampoules de 10, 50, 125, 250, 500 et 1.000 cmc., suivant les besoins.
Voir précautions à prendre pour le chauffage des ampoules. Stériliser à + 125“.
On évitera avec soin l’emploi d’ampoules en cristal; voir observations précédentes.
Ces ampoules portent généralement une boucle et un crochet qui permet de les suspendre : on attachera sur cette boucle une épingle de sûreté n° 5 et une petite lime tiers-point.
Enfin, on prolègera les pointes effilées à l’aide de deux tampons de Colon hydrophile.
Doses : Dq 10 à 250 cmc. en injections sous-cutanées, comme tonique et pour relever le pouls, et de 1 .SOOgr. à 3.000 gr. en injections iniraveineuses, dans le Choléra, l’Erémie, l’Eclampsie, les Hémorragies posf partum aut aborlum, la Septicémie posl opératoire et les maladies infectieuses.
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