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MASSAGE DANS LES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE

paralysie. — Si le massage ne donne rien ou donne peu de chose dans les paralysies d’origine centrale, les 'paralysies périphériques spontanées dont le froid est la cause la plus fréquente sont presque toujours améliorées ou guéries par ce moyen. « Nous en connaissons un cas, disent Berghman et Helleday : une paralysie de tous les muscles de l’avant-hras et de la main était survenue pendant le sommeil, elle durait depuis trois semaines quand nous vîmes le malade pour la première fois. Pendant cinq jours on l’avait traité par l’électricité sans résultat, la contractilité semblait perdue. La paralysie était même accompagnée d’anesthésie. Au bout d’une semaine de traitement par le massage, les doigts avaient déjà quelques mouvements; trois semaines plus tard, il ne restait plus qu’un peu de difficulté dans le fonctionnement des muscles et une diminution de la sensibilité. »

Dans des cas analogues, M. Chassagne a proposé, dès 1863, une sorte de massage qu’il appe-' lait massage par percussion. Il ramenait très vite la lempérature de 33° à 34°, 5. <ç Le massage proprement dit fait avec force et en même temps avec délicatesse et précaution pendant une heure, dit M. Ghapoy à propos de la paralysie radiale, n’est pas à négliger. Il favorise l’action de l’électricité qui sans lui est parfois nulle (1). »

La paralysie périphérique de la septième paire comporte un traitement identique. Dans plusieurs cas, nous avons vu le massage conduire vite à la guérison.

Passons maintenant des troubles moteurs aux troubles sensitifs périphériques. Ces troubles sensitifs sont réunis sous le nom générique de névralgies : or parmi les névralgies il y a sûrement des accidents déterminés de deux ordres : 1° des phénomènes douloureux consécutifs à la compression eL à l’irritation des filets nerveux par des indurations1 inflammatoires chroniques du tissu cellulaire ou des muscles de voisinage. Nous avons vu ces cas à propos des myosites chroniques, nous n’en parle-' rcns plus qu’incidemment; 2° des névrites. Il y a1 certainement d’autres névralgies encore : névralgies) réflexes, névralgies de cause générale consécutives à des intoxications. Nous nous limiterons, autant que possible, aux deux premières variétés.

névrites. — Une névrite peut produire des acci-

(I) Chapoy, de la Paralysie du nerf radial, thèse dcj doctorat. Paris, 1876.

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