‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 101 sur 298 · ABCÈS · texte numérisé non relu

ABCÈS

douleur, et rougeur qui disparaît momentanément sous la pression du doigt ; bientôt la douleur augmente d'intensité ; chaque pulsation du pouls l'aggrave (ce qui fait qu'on l'a désignée sous le nom de pulsative) ; elle devient ensuite lancinante, puis, douze ou vingt-quatre heures après, elle s'apaise ; alors le sommet de la tumeur prend une teinte blanchâtre, la peau s'amincit, s'entr'ouvre et donne issue à une quantité de pus, qui varie selon l'étendue de la maladie.

La terminaison la plus ordinaire du phlegmon se fait par résolution ou par suppuration ; plus rarement il se termine par gangrène.

Le phlegmon sous-cutané ou superficiel n'est pas une affection grave ; il n'est à redouter qu'en raison des par-* lies qui en sont le siège ; le phlegmon profond, situé dans les muscles profonds ou dans les tissus aponévrotiques, est infiniment plus à redouter.

Le phlegmon diffus est toujours une grave affection, en raison de la rapidité avec laquelle il envahit le tissu cellulaire, la facilité avec laquelle il le mortifie, ainsi que la peau. Ce phlegmon, désigné sous le nom vague d'ért/stpète phlegmoneuxy peut envahir tout un membre, en faire un vaste réservoir de pus, y opérer la destruction des muscles, des tendons et des aponévroses, le décollement du périoste des oset la gangrène. La mort arrive alors rapidement, soit par suite d'une résorption purulente, d'une diarrhée colliquative, d'abcès métastatiques au poumon ou &u foie, de gangrène, d'hémorrhagie causée par la destruction de vaisseaux sphacélés ou d'épuisement,

ART. 1er. — ABCÈS.

L5 Abcès n'est qu'un épanchement purulent, formé dans Uï>e cavité contre nature.

Prost-Lacuzon. — Form. homœopath. 17

On en connaît quatre variétés :

V Abcès chaud ou phlegmoneux, s'il succède à une inflammation aiguë.

V Abcès froid ou symptomatique, s'il est survenu sans travail inflammatoire, ou s'il a succédé à une inflammation chronique.

V Abcès par contagion, s'il provient d'une lésion des os, et qu'il soit situé loin de l'organe ou de l'os lésé qui lui a donné naissance, et qui l'entretient.

V Abcès métastatique, qui se développe dans les organes internes, à la suite de l'infection ou résorption purulente causée par de vastes plaies ou phlegmons gorgés de pus. * Nous ne donnerons que la description et le traitement des trois premières espèces d'abcès.

§ 1er. — Abcès chauds ou phlegmoneux

Ces abcès succèdent toujours à une vive inflammation, dans laquelle, comme dans le phlegmon, on observe de la tuméfaction, de la chaleur, de la rougeur et de la douleur dans la partie affectée ; le malade, au début, éprouve des frissons, de la fièvre, de l'agitation et une soif plus ou moins vive ; leur pus est épais, crémeux, d'un jaune verdâtre; il constitue ce qu'on est convenu de désigner sous le nom de pus phlegmoneux ou de bonne nature.

La cavité de ces abcès est tapissée par une membrane de formation récente (dans les abcès à marche très rapide, sa formation n'existe pas), destinée à sécréter le pus, d'où lui vient le nom de pyogénique (formant le pus).

Ces abcès, qui peuvent siéger indistinctement sur toutes les parties du eprps, sont ou superficiels, ou profonds.

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