ABCÈS CHAUDS
Doses. — Une cuillerée à café de quatre en quatre heures.
Si la guérison se faisait attendre, on donnerait :
Suif or, 30° dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir.
Cette potion de 00 grammes achevée, on reprendra, le lendemain, l'administration du médicament le plus convenable, indiqué par les symptômes.
Si la suppuration de l'abcès se prolongeait trop longtemps, et qu'il y eût une petite fièvre lente, ou que l'ouverture restât fistuleuse (que l'abcès ne se refermât pas), on prescrirait :
Phosphorus, 12e dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir.
Si, outre cette suppuration trop prolongée, l'abcès avait son siège dans les glandes ou dans les parties membraneuses ou tendineuses, on donnerait :
Silicea, 12o dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir.
On peut donner Silicea après Phosphorus, quand ce dernier n'a pas produit toute l'amélioration voulue.
Antidote. — Hepar sulfur.
Si la période d'inflammation se prolongeait trop longtemps, et que le pus tardât à s'établir, on prescrirait :
Hepar sulfur, 12* dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée matin et soir.
Les abcès du sein chez les nourrices ou femmes en couches, demandent, pendant la période inflammatoire :
Bel!ad«na, 6e dilution « 7 globules.
Doses. — Une cuillerée matin et soir, jusqu'à cessation des douleurs vives.
On donnera ensuite :
Phosphorus, 12° dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
SUlcea, 12e dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Alternativement (un jour l'un, un jour l'autre), à la dose de trois cuillerées par jour.
On préconise encore contre les abcès du sein qui suppurent beaucoup :
ZJncuni, 6e dilution 7 globules.
Eau 120 grammes.
Doses. — Gomme Belladona, en l'alternant (un jour de l'un, un jour de l'autre) avec Sulfur, 42e dilution, qui se donnerait comme Zincum.
§ 2. — Abcès froids.
Symptômes.
Dans les abcès chauds ou aigus, il y a toujours tuméfaction, rougeur, douleur et chaleur.
Les abcès froids, au contraire, se développent lentement, et leur début n'a été précédé d'aucun travail inflammatoire apparent ; seulement, il se produit un peu d'engorgement, et la tumeur passe à l'état de ramollissement et de fluctuation (formation du pus), sans que le malade y ait ressenti de la douleur.
Enfin, la peau qui recouvre la tumeur s'amincit, prend une teinte violacée luisante ; il survient une légère in-