‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 121 sur 298 · AFFECTIONS DE LA PEAU · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA PEAU

3m <¥Exanthème, qui signifie fleurir, et qui offre pour ctère une rougeur plus ou moins vive, qui est éparse, mscrite, et diminue d'intensité ou disparait pour un lent sous la pression du doigt. C'est là le caractère ial des inflammations exanthématiques.

Herpès et Y Eczéma ont été classés sous le nom de :ules ou affections vésiculeuses, caractérisées par de es tumeurs que remplit un liquide séreux et transnt, qui, en se desséchant, laisse des croûtes minces et âtres, ou bien des excoriations ou des ulcérations à la i. Tel est le caractère des inflammations vésiculeuses. Impétigo et YEcthyma sont placés dans la classe des mmations pustuleuses, caractérisées par des pustules >etites tumeurs circonscrites, devant leur formation i fluide purulent, qui produit le soulèvement de derme, par suite de son épanchement sous ce der-

* fluide peut se résorber ou se concréter (s'épaissir)

la forme de croûtes jaunâtres ou verdâtres, brunes ertes, qui en s'exfoliant (en tombant), laissent à la 3 qu'elles occupaient, ou une induration, ou une "ation, dont la cicatrice est ineffaçable. îs pustules se subdivisent en deux catégories, dont

n'avons pas à nous occuper, vu qu'elles reposent sur plus ou moins de grosseur, et sur leur oui ou non mmation.

! Prurigo et le Lichen sont rangés dans les affections AÏeuses. Les papules sont de petits boutons pleins et

es, conservant la même couleur que la peau, et étant ège d'un prurit (ou démangeaison insupportable). Tel e caractère des papules .

côté de ces affections inflammatoires de la peau, nous

placerons les inflammations particulières qui comprennent : le Favus, Y Urticaire et le Lupus.

Le Pemphigus et le Rupia se rangent dans les affections huileuses, se reconnaissant à des tumeurs presque toujours transparentes, remplies d'un liquide séreux, de couleur citrine ou de couleur de rouille, ou bien d'un liquide purulent, blanchâtre ou jaunâtre, qui s'est épanché sous 1'épiderme (la peau). La grosseur de ces bulles varie depuis celles d'un pois jusqu'à celle d'un œuf de pigeon. Tel est l'aspect des inflammations huileuses.

Le Pityriasis, le Psoriasis et la Lèpre, qui sont des productions morbides accidentelles de la peau, sont rangés dans les affections squameuses, caractérisées par des squames (ou écailles) plus ou moins dures, grandes et épaisses, ou par depetiteslamelles furfuracées (semblables pour la forme à du son) ; la couleur de ces squames ou lamelles comprend depuis les nuances du blanc de tracre jusqu'au gris plus ou moins foncé. Tel est le caractère distinctif des affections squameuses.

Quant à la Gale, cette affection essentiellement vésiculeuse n'a pas été placée dans cette catégorie, vu qu'elle est considérée comme étant la production accidentelle de l'insecte désigné sous le nom à}Acarus scahiei.

D'autres maladies de la peau pourraient trouver encore place ici ; mais, outre qu'une partie d'entre elles -se trouvent comprises dans les fièvres éruptives, d'autres sont tellement rares, que nous n'en parlerons pas.

Nous avons cru devoir donner ces quelques lignes d'introduction, relativement aux diverses classifications adoptées pour les maladies de la peau.

Nous allons décrire maintenant chaque affection séparément, en nous contentant d'indiquer la classe à laquelle

EXANTHÈMES. 301

; appartient, classes dont nous venons d'esquisser légèient les caractères distinctifs.

ART. Ier. — EXANTHÈMES.

§ 1«\ — Érythème.

Symptômes.

^aches rouges, superficielles, de forme, nombre et idue variables, offrant une teinte qui peut comprendre uis le rose tendre jusqu'au rouge vif ou violacé, les taches occupent le plus souvent la face, la poitrine, membres et surtout, chez les enfants, la partie interne cuisses et les fesses (intertrigo).

^ette éruption s'accompagne d'une légère cuisson, avec rit (ou démangeaison) plus ou moins violent ; la peau e sa couleur naturelle dans les intervalles que les hes laissent entre elles.

jes causes les plus ordinaires sont : l'insolation (coup soleil) ; le frottement prolongé de deux surfaces du ps qui sont rapprochées, ou celui de vêtements de laine chant immédiatement la peau ; le contact de l'urine des matières fécales sont surtout la cause de sa producn chez les enfants.

Traitement.

Si l'érythème est causé par l'insolation (exposition au eil), et qu'occupant la face ou la tête, le délire ou l'inmmation des méninges soit à craindre, on prescrira :

Rhiis toxicodendron, 12° dilution . . 6 globules. Eau . . • 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de trois en trois ou de atre en quatre heures. Dans ce cas, Rhus est un spéci-

ue certain.

Si Térylhème est causé et entretenu parle frottement ou par le contact des urines, sueurs, etc., il faudra prescrire:

Chamomilla vulgaris, 12e dilulion. . 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures.

Il est bien entendu qu'il faudra faire cesser la cause de l'érythème, c'est-à-dire tenir l'enfant très propre, et ne pas le laisser croupir dans ses excrétions, si Ton ne veut pas perpétuer le mal chez lui.

Si l'érythème était assez douloureux pour arracher des plaintes à l'enfant, et que les parties du corps qui en sont atteintes fussent comme à vif, on prescrirait :

Mercurius solubills, 12° dilulion . . 6 globules. Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, trois fois par jour (à six heures du matin, à deux heures de l'après-midi, et à huit heures du soir).

Des lotions d'eau tiède sont aussi nécessaires, comme moyen de propreté.

§ 2. — Érysipèle.

UÉrysipèle, vulgairement feu sacré, feu volage, est un exanthème de nature inflammatoire, offrant pour caractère distinctif : une rougeur vive de la peau à l'endroit affecté, avec dureté et tuméfaction plus ou moins grande de cette dernière.

On en connaît plusieurs variétés, qui sont : le simple, le phlegmoneuxy le pustuleux ou phlycténoïde, le fixe, Y erratique ou ambulant, le serpigineux et Y œdémateux.

Il peut se terminer par résolution, par desquamation, par suppuration, et quelquefois par gangrène.

EXANTHÈMES. 303

Symptômes.

issitude, malaise, perte d'appétit, mal de tête avec e, nausées, etc.

lis, à l'apparition de l'érysipèle : rougeur plus ou s étendue de la peau à l'endroit du siège de l'exane; cette rougeur peut varier depuis la teinte rose e jusqu'au rouge pourpre ou violacé, us la pression du doigt, cette rougeur diminue ou dist pour un moment ; la peau est chaude, luisante et ou moins tuméfiée ; le malade y ressent une douleur ou sourde, ou un sentiment de fourmillement, de ur et de démangeaison.

l'érysipèle occupe une surface un peu grande, il peut clarer une forte fièvre, des frissons, de la soif, des ssements, de l'agitation et même du délire ; il y existe ou de la diarrhée, ou une constipation excessivetenace.

t dit que l'érysipèle est simple, lorsqu'il n'occupe que perficie de la peau ;

legmoneux, s'il envahit toute l'épaisseur du derme ie constituante de la peau), et que l'inflammation se ige au tissu cellulaire ;

istuleux, vésiculeux ou phlycténoïde, lorsqu'il se e des phlyctènes ou des vésicules pleines d'un liquide ix, purulent, sanguinolent ou roussàtre, sur la partie ée ;

re, s'il reste dans les parties primitivement atteintes, en dépasser les bornes ;

rpigineux, s'il envahit sans cesse de nouveaux points de la peau ; nbulant ou erratique, s'il paraît dans un point éloigné

de celui où il était d'abord, en laissant sain l'intervalle de la peau ;

Œdémateux, si la peau étant lisse et brillante, elle conserve en creux l'impression du doigt quand on l'appuie un peu dessus ;

Miliaire ou eczémateux, si la surface se couvre de petites vésicules de la grosseur d'un grain de millet (à peu près comme celles de Yeczéma).

Une observation dont j'ai presque toujours vérifié la justesse (cinq fois sur sept), c'est que vingt-quatre ou trente- six heures avant l'apparition de l'érysipèle, les ganglions lymphatiques (ou glandes) les plus voisins de la partie qu'il occupera s'engorgent et deviennent douloureux, de façon qu'à peu de chose près, on peut désigner d'avance le point où se développera l'exanthème.

Siège.

Le siège le plus ordinaire de l'érysipèle est à la face ou au cuir chevelu ; néanmoins il peut occuper indistinctement toutes les parties du corps. On le voit encore survenir assez souvent au sein des nourrices.

L'érysipèle qui occupe la face ou le cuir chevelu peut, s'il est intense, devenir très grave et amener de sérieux accidents, surtout s'il se répercutait sur le cerveau, ou si, par suite d'une abondante suppuration, il s'opérait de larges décollements de la peau.

La durée ordinaire de l'érysipèle, dégagé de toute complication, est de douze à quinze jours.

Causes.

L'insolation (ou l'exposition au soleil), l'application sur

EXANTHÈMES. 305

la peau de substances irritantes, etc., niais, en réalité, aucune cause matérielle externe proprement dite ne peut produire directement l'érysipèle ; elle ne peut agir que comme une cause déterminante secondaire, qui sollicite l'apparition de cet exanthème, dont la cause tout interne doit être une diathèse psorique particulière.

Traitement.

L'ancienne école n'a rien à opposer à l'érysipèle ; elle le sait très bien ; elle a essayé de tout, et tout à trompé son espoir.

L'homœopathie, plus heureuse, oppose, avec certitude à l'érysipèle les médicaments suivants : Belladona, Rhus toxicodendron, Graphites, Arsenicum album, Bryonia, Pulsatilla et Sulfur.

Mais le médicament principal contre l'érysipèle, et celui sur lequel on doit le plus compter, est Rhus toxicodendron; il s'applique, pour ainsi dire, à presque tous les cas.

Rhaft toxicodendron, 12° dilution. . 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, toutes les quatre heures. Si Férysipèle se compliquait de fièvre violente, avec délire ou grande agitation, on prescrirait :

Belladona, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de deux en deux heures.

Si l'érysipèle devenait erratique, c'est-à-dire qu'il manifestât de la tendance à envahir un autre point, on ordonnera :

PnlsatEUa, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, toutes les quatre heures.

Prost-Lacuzon. — Form. homœopath. 20

Si l'érysipèle siégeait aux articulations des membres, avec augmentation des symptômes par le mouvement, on devra prescrire :

Bryonla, 1*2° dilution 6 globules.

Doses. — Une cuillerée, toutes les quatre heures.

Si l'érysipèle siégeait aux pieds, ce serait aussi Bryonia, même prescription.

Si l'érysipèle offrait un aspect dartreux avec ulcérations, on prescrirait :

Clematls erecta, 12e dilution .... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, matin et soir.

Si l'érysipèle avait de la tendance à passer à Y état gangreneux, on prescrirait :

Arsenicum album, 12e dilution. . . . 6 globules. Eau • 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, toutes les quatre heures. On pourra aussi, dans ce cas, alterner Arsenicum avec:

Carbi» vegetabllls, 12< dilution. ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, toutes les quatre heures. (On donnera un jour l'un, un jour l'autre.)

Si l'érysipèle prend le caractère vésiculeux ou phlycténoïde, et que Rhus n'ait pu le combattre, ce qui est rare, on prescrira :

Graphites, 12e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses, — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures.

Antidote. — Arsenicum ou Nux vomica.

S'il survenait une métastase sur le cerveau, c'est-à-dire

EXANTHÈMES. 307

si, comme dit le vulgaire, l'érysipèle rentrait, on prescrirait :

Belladone, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Bryonla, 12* dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner à la dose d'une cuillerée à café, de quatre en quatre heures, savoir : Bryonia pendant le jour, et Belladona pendant la nuit.

Quand l'érysipèle occupe la face ou la tète, il y a beaucoup d'attention à y apporter, car c'est spécialement lorsque son siège occupe ces parties, qu'il y a danger de métastase ; s'il y avait forte fièvre, on prescrirait :

Aconifnm, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café de trois en trois heures.

Après la prise de cette potion, on prescrira JR/ws, comme il a été recommandé de le faire; ou bien Belladona, s'il y avait délire ou grande agitation.

Si l'érysipèle siégeait aux mamelles chez les nourrices ou autres, on ferait prendre :

Cliamomllla vulgaris, 12e dilution. . 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à bouche, matin et soir. S'il résiste, on redonnera.

Sulfar, 30o dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Sulfur se donnera aussi de cette manière aux personnes d'une constitution débile, et surtout si l'érysipèle se terminait par suppuration.

Qu'on se rappelle toutefois que Rhus est le premier mé-

dicament à ordonner contre l'érysipèle, qu'elle qu'en soit la variété ; seulement, s'il y avait une forte fièvre, on débuterait par Aconitum, pour donner ensuite Rhus ; il est bien entendu aussi que, s'il survenait du délire, ou une métastase, il faudrait donner les médicaments recommandés dans ces divers cas ; Rhus ne se donnera qu'autant que l'érysipèle sera dans des conditions ordinaires.

§ 3. — Zona.

Le Zona ou Zoster, est un exanthème de nature vésiculeuse et herpétique, disposé ordinairement autour du corps ou d'un membre, en forme de demi-ceinture, ayant environ la largeur d'une main.

Symptômes.

Il se compose de petites vésicules reposant sur un fond rouge et enflammé, avec brûlements, élancements, démangeaison et fièvre ; ces vésicules, qui peuvent acquérir la grosseur d'une lentille ou d'un pois, se déchirent ou se recouvrent d'une croûte jaune et mince, qui, lorsqu'elle tombe, laisse une tache violacée à la peau, ou même une ulcération. Cette maladie, extrêmement tenace, peut durer des semaines et même des mois entiers.

Traitement.

Jusqu'ici on a employé une foule de médicaments contre le zona, et nul n'a complètement répondu à l'attente du médecin ou du malade.

Je donnerai donc ici l'emploi d'un médicament que j^ vu guérir très rapidement trois cas de zona, les seuls que j'aie eu encore à traiter jusqu'ici. Ce médicament, que je signale et que je voudrais voir soumis à une plus ample

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EXANTHÈMES. 309

expérimentation, est Clematis erecta ; jusqu'ici, nul que je sache, ne Ta conseillé pour le cas qui nous occupe.

Clematis erecta, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café de quatre en quatre heures, si le zona est récent ou à l'état aigu, et une cuillerée à bouche le matin seulement, s'il est ancien ou chronique.

On peut commencer par donner Rhus toxicodendron, qui est prescrit par beaucoup d'auteurs contre le zona, et, si Rhus ne produit pas l'effet voulu, on passera à Clematis erecta ; on peut même les alterner, mais mieux vaut donner Clematis erecta seul.

Antidotes. — Camphre.

§ 4. — Roséole.

Éruption caractérisée par des taches irrégulières et non saillantes, de couleur rose ; la durée de cette éruption, qu'accompagne presque toujours un peu de fièvre, est très éphémère.

Symptômes.

Au début, souvent fièvre ou simple malaise; puis, apparition sur la peau de taches irrégulièrement rondes, d'un rouge plus ou moins foncé, affectant quelquefois la forme d'un anneau, au centre duquel la peau conserve sa couleur ordinaire. Ces taches sont plus larges et en quantité moindre que celles de la rougeole ; elles peuvent occuper tout le corps, ou seulement une partie de ce dernier.

Ces taches s'accompagnent de picotements, de démangeaisons à la peau, et souvent d'un léger mal de gorge, à cause de leur présence dans le pharynx.

La durée de cette éruption est de vingt-quatre heures au plus.

Diagnostic.

On distinguera la roséole de la rougeole, en ce que dans la roséole il n'y a pas de symptômes catarrheux, tels que : rhume de cerveau, rougeur et larmoiement des yeux, toux, etc., ainsi que cela arrive dans la rougeole; en outre, les taches de la roséole sont plus arrondies, plus étendues et mieux circonscrites que celles de la rougeole ; cependant il est quelquefois presque impossible de les différencier entre elles, surtout lorsque la rougeole ne s'accompagne pas de catarrhe ; dans ce cas, le peu de durée de ï éruption et le prompt retour à l'état normal lèveront toute incertitude et indiqueront que l'on a eu sous les yeux une roséole.

Cette affection, qui sévit surtout en été et pendant l'automne, est particulière aux femmes et aux enfants ; elle reconnaît souvent pour causes la dentition, l'impression du froid, un exercice trop violent, une colère ou une légère gastro-entérite : nulle de ces causes n'est cependant prouvée.

Traitement.

S'il y a peu ou pas de Gèvre, on fera prendre :

Coiiea crada, 12« ou 15° dilution ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses, — Une cuillerée à café, de trois en trois heures. S'il y avait forte fièvre, on prescrirait :

Aconltum, 12e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures.

AFFECTIONS VÉSICÙVEUSES. 311

S'il se présentait de l'agitation ou afc dé]ire, on donnerait :

Belladona, 12° dilution 4 globules.

Eao 60 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de trois en trois heures. Si le mal de gorge était intense, on ordonnerait :

Mercurlns solnbllla, 12° dilution • . 4 globules. Eau 60 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures.

ART. 2. — AFFECTIONS VÉSICULEUSES.

§ lep. — Herpès.

On donne le nom d'Herpès, vulgairement Dartre, à une maladie cutanée, caractérisée par le développement d'une plus ou moins grande quantité de vésicules réunies en groupes sur une partie enflammée de la peau, et séparées entre elles par des portions tout à fait intactes de cette dernière.

Ces vésicules, transparentes d'abord, puis troubles ensuite, ont un volume variable, qui cependant excède rarement celui d'un pois ; lorsqu'elles se rompent, le liquide qu'elles contenaient se dessèche et forme des croûtes ou des plaques jaunâtres plus ou moins larges. On en connaît plusieurs variétés, qui sont :

L'herpès làbialis, occupant le pourtour des lèvres, les coins de la bouche; Yherpes prœputialis, occupant la surface interne ou externe du prépuce ; Yherpes zoster ou zona (voy. Zona, page 216); Yherpes circinatus, ou en forme d'anneaux couverts de vésicules très petites, et au centre desquels la peau est intacte ; Yherpes phlycténoïde et Yherpes iris, s'offrant sous la forme de zones ou anneaux

de couleurs différentes ; ces anneaux ou zones, qui n'apparaissent que lorsque la vésicule centrale, qu'entourent d'autres vésicules plus petites qu'elles, est aplatie, présentent quatre cercles de couleurs différentes qui sont, à partir du rpoint central : rouge marron, couleur paille, rouge vif, puis enfin rose tendre.

Cet herpès, qui est très rare, occupe surtout la face, le cou ou les extrémités du corps : il ressemble à de petites cocardes.

Traitement.

Vherpes labialis, auquel les enfants et les adultes sont si sujets, exige pour sa guérison, d'après Teste (1), l'emploi alternatif de deux médicaments, qui sont : Ferrum chlori et Rhus toxicodendron, tous deux à la 15e dilution, et à la dose de 6 globules pour 420 grammes d'eau, en les alternant tous les deux jours, à la dose d'une cuillerée, matin et soir (deux jours de suite Ferrum chlori, puis deux autres jours, Rhus toxicodendron , et continuer ainsi en alternant de deux en deux jours).

Je n'ai jamais essayé ce mode de traitement qui, je n'en doute pas, doit réussir, pour la raison que jusqu'ici je me suis toujours servi d'un et au plus de deux autres médicaments, dont je n'ai eu qu'à me louer, tant pour leur rapidité d'action que pour la certitude de leurs effets.

Ces médicaments sont : Mercurius vivuê d'abord, puis, si Mercurius ne suffit pas à lui seul, je prescris Sepia deux jours après.

IHerearii» vivns, l'2<> dilution 6 globules.

Eiia 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, matin et soir.

(1) Teste, Traité des maladies d( s enfants, 2« édition, 4856, p. 181.

AFFECTIONS VÉSICULEUSES. 313

Si, deux jours après la prise de la potion, le mal ne cède pas, et qu'il n'y ait ni amélioration ni guérison, ce qui est rare, on prescrira :

Sepia, 12o dilution 6 globules.

E«n • 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Contre Vherpes prœputialis, on opposera le traitement qu'Hartmann indique dans son Traité des maladies ; car, n'ayant vu qu'une fois cet herpès, et n'ayant pas eu occasion de le soigner ni d'en étudier le traitement, je ne saurais en conseiller un ; je laisserai parler ici Hartmann.

Faire des lavages de la partie avec quantités égales de lait et de décoction de guimauve, surtout chez les petits enfants, après chaque évacuation d'urine ; puis, si Vherpes occupe la face interne du prépuce, leur faire prendre :

Mereurius prsecipltatus rufoer, 3e dilution 4 globules. Eau 60 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, matin et soir. Trois jours après, si le mal ne cède pas, ou qu'une violente démangeaison se produise, on donnera :

Aeldum, nitrt 6° dilution 4 globules.

Doses. — Une cuillerée à café, matin et soir.

Si l'éruption est concentrée autour du frein, on prescrira :

Aeldum phosphorlcum, 12e dilution. 4 globules. Eau 60 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, matin et soir. Si l'éruption occupait la face externe du prépuce, on donnerait :

Hepar sullur, 15e dilution 4 globules.

Eau 60 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, matin et soir.

Si Hepar ne suffisait pas, on donnerait de la même manière Silicea, et après Sepia, si Silicea ne suffisait pas, mais à la 30° dilution, et aux mêmes doses qu' Hepar.

Contre Yherpes circinatus on prescrira les médicaments recommandés par M. le docteur Teste, qui sont : Dulcamara, Calcarea carbonica, et Baryta carbonica.

Dulcamara, 12<> dilution 6 globules.

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir, jusqu'à prise entière de la potion.

Si Ton traitait déjeunes enfants, on mettrait 4 globules au lieu de 6.

Si, au bout de huit jours, une grande amélioration se fait apercevoir, on redonnera encore Dulcamara de la même manière ; mais, s'il n'y a pas de mieux, on fera prendre :

Calearea carbonica, 25° dilution. . 6 globules. (4 globules seulement pour les jeunes enfants.)

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Enfin, si, au bout de huit jours encore, Calcarea n'a pas produit d'amélioration, on prescrira :

Baryta carbonica, 15° dilution ... 6 globules. (4 pour les enfants.)

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Ce traitement suffit pour détruire cette variété d'herfes.

Contre Yherpes zoster ou zona on suivra le traitement recommandé à l'arlicle zona. (Voyez ce mot.)

Contre Yherpes phlycténoïde, si remarquable par ses vésicules rassemblées sur une surface rouge et enflammée de la peau, et disposées en plaques plus ou moins irrégu*

AFFECTIONS VÉSICULEUSES. 315

lières, son traitement est le même que celui de Yherpès labial is. (Voyez ce mot.)

Quant à herpès iris, n'ayant aucune expérience pathogénétique à son sujet, je ne saurais préconiser tel ou tel médicament ; seulement je pense qu'on fera bien de le combattre à l'aide de Sepia et d'A sterias rubens, toutes deux à la 30e dilution ; 6 globules pour 128 grammes d'eau à la dose d'une cuillerée, tous les matins seulement.

Cet herpès est très -rare.

Il est aussi une autre variété d'herpès, dont nous n'avons point parlé et qu'on appelle herpès tonsurant. Il occupe le cuir chevelu, et en tonsure les cheveux par plaques de diverses grandeurs ; ces plaques sont recouvertes de débris pulvérulents ou pellicules grises, semblables à de la farine, du mortier ou du plâtre, ayant une très-légère teinte gris bleuâtre ; si Ton brosse ou si Ton fait tomber ces débris de furfures, on trouve le cuir chevelu tout rugueux et semblable à de la peau de chagrin. Cet herpès est excessivement tenace ; il peut durer des années entières ; cependant les cheveux tonsurés par lui ne sont pas détruits complètement ; ils repoussent aussitôt que la guérison a lieu.

Cet herpès peut se communiquer par les coiffures ou les peignes dont se servent ceux qui en sont atteints.

On le combat à l'aide de Sulfur et Petroleum.

Sulfur, 30" dilution 6 globules.

Eau alcoolisée 120 grammes.

Iodium, 30° dilution 6 globules.

Eau alcoolisée 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir, en donnant un jour Sulfur, et deux jours après Petroleum. On laissera toujours un jour d'action à chaque médicament, c'est- à-

dire que le lendemain de la prise du remède, on ne donnera rien.

§ 2. — - Eczéma.

UEczéma, vulgairement Dartre vive, consiste en une éruption de très-petites vésicules réunies en grand nombre qui, en se déchirant, laissent échapper de la sérosité (ou liquide), tout en produisant une excoriation de la peau et une grande démangeaison que la chaleur du lit exaspère (rend plus vive).

Il se montre ordinairement aux poignets, aux avantbras, aux cuisses, aux jambes et souvent au bas du ventre, où il forme des groupes plus ou moins serrés.

Parmi le vulgaire, on le prend souvent pour la gale, à laquelle il ressemble beaucoup ; seulement il n'est pas compliqué de la présence de l'insecte microscopique qu'on retrouve dans les boutons de la gale, et il n'est pas contagieux.

Traitement.

Cette éruption, excessivement tenace, qui quelquefois disparaît pour revenir peu après, et dont la démangeaison est des plus insupportables, brave souvent les médicaments de l'école allopathique. Ayant expérimenté contre elle le traitement recommandé par Teste (1), j'ai pu me convaincre qu'il était des plus rapides dans ses effets, et qu'on pouvait le considérer comme le plus sûr antagoniste de cette affection ; aussi je le reproduis ici ; il m'a rendu de tels services, que je ne saurais mieux faire que de le vulgariser.

Deux médicaments en font justice, ce sont : Ledum

(t) Teste, Traitement homœopathique des maladies aiguës et chroniques des enfants} 2* édition. Paris, 1856. p. 179.

AFFECTIONS PUSTULEUSES. 317

oalustre et Rhus toxicodendron. Voici comment on doit es administrer :

Ledum palustre, 12e dilution . . . , 7 globules. Eau 120 grammes.

Rhus toxicodendron, 12° dilution . 7 globules. • 120 grammes.

Doses. — Alterner (un jour l'un, un jour l'autre), à la lose d'une cuillerée, matin et soir.

Au bout de quatre ou cinq jours, l'éruption s'éteindra ; mais, malgré ce, il faudra continuer encore les médicaments pendant une semaine, en se bornant toutefois à n'en prendre qu'une fois par jour au lieu de deux.

ART. 3. — AFFECTIONS PUSTULEUSES. § 1er. — Impétigo.

V Impétigo, vulgairement Dartre crustacée, est une éruption de petites pustules réunies ou éparses, qui, en se desséchant, forment des croûtes demi transparentes , sont rugueuses (raboteuses), très-épaisses, et d'une couleur jaune verdâtre.

Il présente cinq variétés, qui sont : Y impétigo figurata, ï impétigo rodens, Y impétigo sparsa, Y impétigo larvalis, et Yimpetigo granulata.

L'impétigo figurata occupe la face et spécialement les joues ; il se développe plus rarement sur les membres, et encore moins souvent sur le tronc.

Au début, quelques points de la peau deviennent rouges ; celle rougeur est accompagnée de chaleur et de démangeaison ; puis apparaissent de petites pustules, qui, au tout de quatre ou cinq jours, se déchirent et laissent échapper un liquide qui se transforme en croûtes jaunes

et transparentes, qui adhèrent à la peau, et qui, après leur chute, laissent cette dernière tuméfiée, excoriée ou crevassée ; quelquefois même elles produisent de véritables ulcérations ; alors cet impétigo est dit impétigo rodens. Quand V impétigo figurataz son siège aux membres et au tronc, les plaques sont plus larges, et par conséquent les croûtes sont plus étendues ; leur couleur est presque celle du pain d'épices, et leur persistance est très grande.

On appelle impétigo figurata, celui dont les pustules sont réunies sur une surface de la peau qui offre une forme quelconque, mais déterminée, c'est-à-dire triangulaire, carrée, ronde ou ovale.

L'impétigo sparsa est celui dont les pustules éparses n'offrent ou n'affectent aucune forme régulière ; il ne se rencontre guère que sur les membres, surtout aux jambes, pour lesquelles il semble avoir une prédilection particulière. Il passe plus souvent à l'état chronique que les autres variétés.

L'impétigo larvalis (ou masque) est spécial à l'enfance, c'est ce qu'on appelle vulgairement gourmes ou croûtes de lait. Il occupe le front, les joues et le menton.

Uimpetigo granulata (vulgairement teigne granulée). Cette affection se développe sur le cuir chevelu des enfants malpropres ; elle offre des croûtes qui, une fois sèches, ressemblent à des débris de plâtras ou de mortier grisâtre, qui s'agglutinent (s'attachent) aux cheveux et y adhèrent fortement ; la chute des croûtes entraîne celle des cheveux, mais ces derniers repoussent assez promptement.

Traitement.

Contre Yimpetigo figurata et Yimpetigo sparsa j'employai la prescription suivante :

AFFECTIONS PUSTULEUSES. 319

Bhn§ toxlcodendron, 12* dilution . . 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Deux cuillerées le matin, à quatre heures de distance Tune de l'autre.

Mercnrius vivus, 12° dilution .... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée le soir.

Continuer ainsi jusqu'à cessation du mal.

Plus tard, j'essayai la prescription de M. le docteur Teste ; cette prescription m'a très-bien réussi. On pourra donc faire l'une ou l'autre, ou toutes deux, si l'on n'obtetenait pas tout le succès voulu de l'une d'elles. Voici sa formule :

Dulcamara, 12e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Deux cuillerées dans la matinée, à six heures d'intervalle.

Puis :

Clematis erecta, 12« dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une seule cuillerée le soir.

Si la démangeaison était vive, avec douleurs d'élancements, et qu'il y eût une suppuration abondante, on prescrirait, d'après M. Teste :

Silicea, 30e dilution 7 globules.

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Un médicament peu connu en France contre les Dartres crustacées ou impétigo, est celui-ci.

Psorolca bltuminosa, 2° dilution. • 4 gouttes.

ou 7 globules.

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Il recommande aussi contre Yimpetigo rodens, qui occupe le plus souvent le nez : Copaivœ bals, Cuprum etDigitalis.

Copalvae bal», 12° dilution 7 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

On prendra cette potion pendant une semaine, puis on administrera pendant une semaine encore celle qui suit :

Cuprnm metallicura, 12* dilution . 6 globules.

Dose*. — Une cuillerée matin et soir.

Enfin, l'on prendra pendant le même laps de temps :

Dlgttalis, 12e dilution 6 globules.

Eau . 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

On prescrira contre Yimpetigo larvalis ou croûtes de lait, gale de lait, les médicaments suivants :

Dulcamara, 30° dilution 4 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, toutes les quatre heures, pendant le jour seulement.

Si, au bout de trois jours, il n'y a pas d'amélioration, on prescrira :

Viola tricolor, 12e dilution 4 globules.

Eau 120 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, toutes les quatre heures, pendant le jour seulement, et continuer cette potion une semaine de temps, pour cesser alors d'en donner et la laisser agir.

Si, par hasard, Viola tricolor n'amenait pas la guérison (ce qui est rare, comme j'ai pu m'en assurer), on donnera:

Sepla, 30e dilution 4 globules.

Eau • . • . 90 grammes.

AFFECTIONS PUSTULEUSES. 321

Doses. — Une cuillerée matin et soir.

Silicea et Sulfur peuvent être aussi employés l'un après l'autre de la même manière que Sepia, si elle ne suffisait pas (1).

Contre Vimpetigo granulata ou teigne granulée on fera prendre un médicament encore peu employé, à ce que je sache, contre cette affection, et qui m'a réussi deux ou trois fois dans des cas de favus très-rebelles ; ce médicament est Acidum fluoris.

Jtctdum fluoris, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café matin et soir, pour les enfants ; une cuillerée à bouche pour les adultes.

D'après quelques expériences, je crois que Silicea est l'antidote à' Acidum fluoris.

Voici maintenant le traitement de M. le docteur Teste, contre la même affection :

Dulcamara, 12e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café pour les enfants ; une cuillerée à bouche de quatre en quatre heures pour les adultes : Le lendemain on donnera :

Sulfur, 30o dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café matin et soir, pour les enfants.

On alternera ainsi ces deux médicaments, un jour l'un, un jour l'autre.

S'il survenait une forte démangeaison, on alternerait

(t) Teste, Traitement homœopathique des maladies aiguës et chroniques des enfants. 2° édition Paris 1856, p. 190.

Prost-Lacdzon. — Form. homœopath, 21

*VT**j:«

Viola tricolor avec Dulcamarà ou Sulfur ; Viola tricolor se préparerait comme Dulcamarà,, et se donnerait de la même manière ; ainsi elle remplacerait Sulfur ou Dulcamarà.

Si la teigne granulée atteignait la nuque ou la face, eu s'il survenait une ophthalmie, on prescrirait :

Hepar sulfur, 12* dilution 4 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée, matin et soir, pour les adultes ; une cuillerée à café de quatre en quatre heures le jour seulement, pour les enfants.

Petroleum, 30° dilution, prescrit et pris comme Hepar sulfur, agit aussi très-bien contre la teigne granulée, surtout lorsqu'il y a tuméfaction (endure) du cuir chevelu.

§ 2. — Ecthyma.

V Ecthyma consiste en une éruption de pustules nrrondies, d'un volume plus ou moins considérable et de couleur blanche, à cause du pus qu'elles contiennent. Elles présentent une base dure, rouge et enflammée ; lorsqu'au bout de sept ou huit jours elles s'entr'ouvent, le pus qu'elles laissent échapper se concrète (durcit) sous la forme de croûtes jaunes, vertes ou brunes, qui finissent par tomber du douzième au quinzième jour, en laissant une petite tache rougeâtre à la peau.

V Ecthyma occupe le plus souvent les membres, les fesses ou la poitrine : on peut le rencontrer à l'état aigu ou chronique.

SIercurlus tWuo, 12* ou 15* dilution . 9 globules. Eau 90 grammes.

Sulfur, 30* dilution 6 globules.

Eau . • « 90 grammes.

favus . 323

Doses. — Alterner ces deux médicaments (un jour l'un, un jour l'autre), à la dose d'une cuillerée, trois fois par jour (le matin, deux heures après dîner et le soir).

Si, une fois ces deux potions prises, une grande amélioration ne s'ensuit pas, on prescrira :

Rhus toxlcodendron, 12° dilution. . 6 globales. Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée toutes les quatre heures.

Si les personnes atteintes à'ecthyma étaient d'une constitution débile et soufreteuse, qu'elles eussent le teint jaunâtre, et surtout si elles habitaient un sol marécageux, qu'elles aient une nourriture presque exclusivement végétale et soient sujettes à la diarrhée, on prescrirait au début l'alternance d'Arsenicum album avec Sulfur, au lieu de celle de Mercurius ; les doses et la manière de prendre seraient les mêmes : ensuite on redonnerait RhuSy comme il est dit, s'il était nécessaire.

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