‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 127 sur 298 · QUATRIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CLASSE

On entend par Hémorragie un écoulement de sang hors des vaisseaux qui le contiennent, soit intérieurement, soit extérieurement.

On les divise en plusieurs espèces ; nous distinguerons ;

Les hémorragies actives, c'est-à-dire celles qui sur- \iennent chez un individu fort et vigoureux, qui sont produites par une congestion plus ou moins vive d'un organe quelconque, et qui s'accompagnent d'une forte réaction caractérisée par un état inflammatoire bien prononcé, tel que : chaleur, fièvre, rougeur et turgescence (engorgement); pouls ample, dur; urines rouges, sang rouge, vermeil, rutilant.

Les hémorragies passives, qui affectent les sujets pâles, étiolés et affaiblis, arrivant sans réaction aucune, et dont le sang s'échappe lentement et de lui-même; il est pâle ou noirâtre, et se coagule (se caille) avec difficulté. Cette dernière espèce d'hémorragie est excessivement difficile à arrêter.

On prescrira généralement contre les hémorragies actives : Aconitum, Arnica, Belladona, Ferrum, Ipéca, Phosphorus, etc. ; contre celles passives : China, Arsenicum, Carbo vegetabilis, Sulfur, etc.

Elles peuvent être aussi internes ou externes ; celles internes, si elles] sont abondantes, pourront être reconnues en ce que le malade offrira une grande décoloration de la peau, et que le corps se refroidira; il éprouvera, en outre, des frissons, des^bâillements, des sueurs froides; la respiration se ralentit ; le pouls se déprime et s'accélère ; il y a selles involontaires, mouvements convulsifs, délire, lypothymies (ou perte subite du sentiment et du mouvement, quoique la circulation et la respiration se fassent encore), et des syncopes {sentiment, mouvement, respiralion et circulation arrêtés).

Il est souvent très -nécessaire, dans le cours d'une hémorragie grave, de ne point chercher à troubler la syncope dans laquelle viendrait à tomber le malade, car l'hémorragie cesse} sou vent pendant sa durée, ce qui est un moyen de salut pour lui.

ART. 1er. — ÉPISTAXIS OU SAIGNEMENT DU NEZ.

Traitement.

Si l'hémorragie provient|d'une chute ou d'un coup, on prescrira :

ÉPÎSTAxis. 337

Arnica, 12° dilution 6 globules.

Eau. . , 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de demi-heure en demiheure, ou d'heure en heure, selon la gravité du cas.

Si elle se déclare à la suite d'une congestion à la tète, ave: céphalalgie, rougeur de la face et des yeux, on prescrira :

Acanltnm, 12e dilution 6 globules.

Doses. — Une cuillerée à café, comme précédemment. Si l'hémorragie survenait par suite de faiblesse chez un individu pâle et débilité, on donnerait :

China, 30e dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, d'heure en heure, ou même plus souvent, en cas de besoin.

Si China seul ne suffit pas pour arrêter le sang, en donnerait :

China, 12^ dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Carho vegetabilis, 9e dilution. ... 6 globules. Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café de demi-heure en demi- heure, ou d'heure en heure.

Si l'épistaxis survenait à la suite d'une débauche de vin

ou d'alcool, ou à la suite d'études forcées ou de veilles

prolongées, on prescrirait :

K oi vomiea, 12- dilution 6 globules.

Eau . 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café d'heure en heure.

Si l'hémorragie nasale affectait une forme périodique,

Prost-Lacuzon. — Form. homœopath. 22

ou qu'elle fût très abondante et prolongée, on donnerait contre la forme périodique :

Arnica, 6° ou 12 dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures. Si Arnica ne remplit pas le but, on prescrira :

Phosphorus, 12° dilution 6 globules.

Eau > • . 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée à café, de quatre en quatre heures. Contre l'abondance et la prolongation, ou le trop de durée de l'hémorragie, on donnera :

Arnica, 6° ou 12° dilution 6 globules.

Eau *. . . 90 grammes.

Phosphorus, 12* dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Alterner ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café, de demi-heure en demi-heure.

On peut, en même temps, appliquer des compresses d'eau froide sur la nuque.

Dans le cas où aucun de ces médicaments ne réussirait à combattre l'hémorragie, on prescrirait :

Zincum, 12e dilution 6 globules.

Eau 120 grammes.

Sulfur, 12<> dilution 7 grammes.

Doses. — Donner alternativement ces deux médicaments à la dose d'une cuillerée à café, de quart d'heure eu quart d'heure ou de demi-heure en demi-heure, si le cas est grave, ou seulement de trois heures en trois heures, si l'hémorragie est peu considérable.

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