MALADIES CHARBONNEUSES
I) est bien entendu que si Arsenicum et Belladona avaient produit de l'amélioration, on les continuerait.
Eau sucrée, légèrement rougie avec du vin vieux, pour boisson.
Art. 2. — Pustule maligne.
La Pustule maligne ou Puce maligne est une affection dont la nature est essentiellement gangreneuse. Elle se produit à la suite de l'inoculation (ou introduction) sur la peau ou les muqueuses d'un virus inconnu, provenant des animaux, et ne se développe jamais spontanément chez l'homme. Toutes les parties du corps qui sont à découverts sont exposées à l'action de ce virus.
Première période. — Douze, vingt-quatre ou trente-six heures après l'inoculation, apparaît au lieu infecté une petite tache ressemblant à une morsure de puce, qui s'élève bientôt sous la forme d'un petit bouton auquel on fait peu attention. Il se couronne d'une petite vésicule qu'accompagne un peu de chaleur et de démangeaison, et que le malade ne tarde pas à déchirer en se grattant.
Deuxième période. — A la place de la vésicule apparaît une petite induration, ou un petit tubercule dur, mobile et circonscrit (se dessinant nettement), qui, d'une couleur livide, ne tarde pas à acquérir le volume d'une lentille, et offre une surface raboteuse, parsemée de petites éminences. Tout autour du susdit tubercule, la peau s'enflamme, se tuméfie, et prend une teinte d'un rouge violet livide; de petites phlyctènes (ou vessies), remplies d'un liquide brunâtre ou roux, se forment autour du tubercule ou eschare (croûte noire ou brune), qui se développe de plus en plus.