SYNCOPE
bras et les jambes sont froids, et une sueur gluante couvre une partie du corps ; le sentiment et le mouvement sont anéantis ; enfînrles battements du cœur ainsi que la respiration ne sont plus perçus.
On dît qu'il y a lipothymie, lorsque le sentiment et le mouvement sont seulement diminués, et que la respiration et la circulation continuent leurs fonctions.
Traitement.
Il est bien entendu que nous ne parlons ici que des syncopes fortuites ou accidentelles, et non des syncopes symptomatiques qui ont lieu dans le cours de graves maladies.
Si la défaillance a été causée par une frayeur ou autre vive émotion, et qu'il y ait de forts battements de cœur, avec congestion de sang à la tête, face alternativement rouge et pâle, renouvellement de l'accès en se redressant de la position couchée, on prescrira :
Aconitum, 12° dilution 4 globules.
Eau 60 grammes.
Doses. — Une cuillerée à café de quart en quart d'heure pendant une heure, et s'il ne survient pas d'amélioration au bout de ce temps, on administrera :
Opium, 6° ou 9° dilution 4 globules.
Eau 60 grammes.
Doses. — Une cuillerée à café de quart en quart d'heure.
Chez les personnes excessivement nerveuses et impressionnables, on pourra prescrire de préférence : Coffea, Ignatia ou Chamomilla, aux mêmes doses et mêmes dilutions que les précédents. Coffea ou ChamomiUa conviennent également quand ce sont de vives douleurs qui provoquent les syncopes.
Si les défaillances proviennent de fortes pertes débili-
tantes (sang ou humeur), ou bien si elles sont la suite de graves et longues maladies, on administrera :
Phosphoms, 30° dilution 7 globules.
Eau . . 120 grammes.
China, 30° dilution 7 globules.
Eaa 120 grammes.
Doses. — Alterner ces deux médicaments (un jour l'un, un jour l'autre) à la dose d'une cuillerée à dessert matin et soir.
Si les syncopes survenaient à la suite d'une maladie aiguë, de courte durée, ces deux médicaments seraient également applicables, mais à la 12e au lieu de la 30e dilution.