FRAYEUR, PUSILLANIMITÉ, OU PENCHANT A LA FRAYEUR
Donner Aconitum, surtout si Ton a affaire à des personnes d'un tempérament sanguin, au teint fortement coloré ; mais si Ton avait à traiter l'accident même, c'est-àdire un accès de saisissement par suite de frayeur (ou même de joie), ce serait Opium qu'il faudrait donner immédiatement, surtout s'il y avait diarrhée, évanouissement, ou convulsions ; ou tremblement, cris, sueur froide, sommeil comateux avec ronflement : on ne donnerait Aconitum qu'cutant qu'on n'aurait pu donper Opium de suite, et qu'il y aurait congestion à la tête, avec forte fièvre, chaleur et anxiété.
Si même il y avait cris continuels ou délire, et que ni Opium ni Aconitum n'eussent pu dissiper cet état, il faudrait administrer Belladona.
Pour la forte disposition à s'effrayer, surtout étant seul dans l'obscurité, ou à propos de bagatelles, on prescrira, surtout chez les personnes impressionnables et très-nerveuses, Ignatia amara.
Au moment même des accidents causés par l'excès de frayeur, on prescrira :
Opium, 9e ou 12e dilution, 3 globules sur la langue, ou 6 globules dans six cuillerées d'eau.
Doses. — Une cuillerée à café de demi-heure en demiheure.
La prescription à* Aconitum se fera de même, ainsi que celle de Belladona.
Quant à celle d' Ignatia, elle se formulera ainsi :