‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 287 sur 298 · FRAYEUR, PUSILLANIMITÉ, OU PENCHANT A LA FRAYEUR · texte numérisé non relu

FRAYEUR, PUSILLANIMITÉ, OU PENCHANT A LA FRAYEUR

Donner Aconitum, surtout si Ton a affaire à des personnes d'un tempérament sanguin, au teint fortement coloré ; mais si Ton avait à traiter l'accident même, c'est-àdire un accès de saisissement par suite de frayeur (ou même de joie), ce serait Opium qu'il faudrait donner immédiatement, surtout s'il y avait diarrhée, évanouissement, ou convulsions ; ou tremblement, cris, sueur froide, sommeil comateux avec ronflement : on ne donnerait Aconitum qu'cutant qu'on n'aurait pu donper Opium de suite, et qu'il y aurait congestion à la tête, avec forte fièvre, chaleur et anxiété.

Si même il y avait cris continuels ou délire, et que ni Opium ni Aconitum n'eussent pu dissiper cet état, il faudrait administrer Belladona.

Pour la forte disposition à s'effrayer, surtout étant seul dans l'obscurité, ou à propos de bagatelles, on prescrira, surtout chez les personnes impressionnables et très-nerveuses, Ignatia amara.

Au moment même des accidents causés par l'excès de frayeur, on prescrira :

Opium, 9e ou 12e dilution, 3 globules sur la langue, ou 6 globules dans six cuillerées d'eau.

Doses. — Une cuillerée à café de demi-heure en demiheure.

La prescription à* Aconitum se fera de même, ainsi que celle de Belladona.

Quant à celle d' Ignatia, elle se formulera ainsi :

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