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GLOSSITE OU INFLAMMATION DE LA LANGUE

Elle peut être superficielle ou profonde.

ART. lep. — GLOSSITE SUPERFICIELLE.

Lorsqu'elle est superficielle, il n'existe qu'une légère tuméfaction de la langue, qui, dépouillée de son épithélium (épiderme ou peau très mince qui recouvre toutes les membranes muqueuses), montre ses papilles (ou petites éminences) saillantes ou dénudées, ce qui fait que les aliments y excitent une douleur cuisante par leur contact ; on y

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ressent une vive chaleur, avec picotements insupportables.

Le goût est perverti, altéré ; on ne parle qu'avec une grande difficulté, et, très souvent, on observe l'engorgement des ganglions (ou glandes) du cou, qui sont tuméfiés (enflés) et douloureux.

Il arrive aussi parfois que, la mastication des aliments étant très difficile, les digestions sont très pénibles.

Cette affection a toujours une heureuse terminaison et il est très rare qu'elle soit suivie de gangrène.

Traitement. * *

Deux médicaments combattent cette affection ; ce sont : Aconitum et Belladona. On alternera leur emploi (un jour l'un, un jour l'autre) comme suit :

Aconitum, 12o dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée trois fois par jour (le matin, à deux heures de l'après-midi et le soir). Puis, le lendemain, on donnera :

Belladona, 12° dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée trois fois par jour (comme Aconitum).

ART. 2. — GLOSSITE PROFONDE.

La Glossite profonde est rarement primitive, c'est-àdire sans cause connue ; elle provient le plus ordinairement d'une blessure, d'une piqûre d'insecte venimeux, de l'abus du mercure ; quelquefois, elle se déclare comme affection secondaire dans quelques fièvres graves.

Lorsque la Glossite est profonde ou parenchymateuse, la langue acquiert un volume considérable, et remplit

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souvent toute la bouche, qui ne peut plus la contenir ; sa base ou racine obstrue le pharynx (orifice supérieur du tube alimentaire), repousse l'épiglotte, et peut produire l'asphyxie ; l'alimentation et la parole deviennent presque

impossibles dans ce cas

Cette affection, par suite de la compression des vaisseaux du col, donne lieu à des symptômes apoplectiques ; la face est rouge, bouffie, la respiration difficile et précipitée, et la portion de la langue qui, souvent, fait saillie au

dehors, est rouge ou violacée. Cette affection peut êlre partielle, c'est-à-dire limitée à une portion de la langue, ou générale; dans ce dernier cas, elle envahit alors l'organe entier.

Elle peut aussi se terminer par résolution, induration, suppuration, ou être suivie de gangrène.

L'induration est souvent très longue à se résoudre ; elle persiste quelquefois pendant des années.

Traitement.

Si elle provient d'une blessure ou d'une piqûre d'insecte, on donnera d'abord, pour combattre l'état inflammatoire, Aconitum et Belladonay comme ils sont prescrits dans la Glossite superficielle; puis on donnera, si c'est une blessure qui l'a causée, Y Arnica comme suit :

Arnica, 12° dilution 6 globules.

Ean 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée de quatre en quatre heures. Si elle est la suite d'une piqûre d'insecte, on donnera :

Ledam palustre, 12^ dilution 6 globules.

Eau 90 grammes.

Doses. — Une cuillerée malin et soir, ou de quatre en quatre heures, suivant la gravité du cas.

Antidote. — Rhus toxicodendron ou Camphre.

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