‹ Formulaire homoeopathique; ou, Guide pathogénétique usuel pour traiter soi-même les maladiesChapitre 5 sur 298 · PRÉFACE DE LA SIXIÈME ÉDITION. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA SIXIÈME ÉDITION. IX

Ce n'est point le charlatanisme ou l'espoir du lucre qui m'ont guidé dans le choix de l'homœopathie, car je suis pauvre, et ne prends que peu de chose à mes clients ; le toile public général est que je ne sais pas me faire payer : je n'ai donc suivi dans mon choix que l'impulsion de ma conscience, et si l'homœopathie m'eût laissé un seul doute et n'eût pas satisfait pendant longtemps à mes nombreuses expérimentations, je l'aurais rejetée avec dédain.

Mes confrères en homœopathie, je n'en doute pas, ont fait et feraient de même que moi.

Hélas ! on veut tout expliquer, tout palper ; on nie, on traite de charlatanisme ce que, faute d'expérimentations suffisantes et bien faites, on n'a pas vu.

Mais qui de vous m'expliquera le pouvoir toxique des miasmes, et le mécanisme de la médication dite substitutive, pour ne pas lui donner son vrai nom ?

En vertu de quelle loi un atome 1/1 00e de grain du virus-vaccin est-il le remède prophylactique de la variole ?

En vertu de quelle loi l'ipéca guérit-il ou arrête-t-il les vomissements incoercibles ; certains purgatifs, la diarrhée, et les préparations mercurielles, les ulcérations d'une nature particulière ?

Ou plutôt, retournons la question et disons : pourquoi l'ipéca, qui est apte à produire le vomissement, arrête-t-il ceux qui ne proviennent pas d'une lésion organique?...

Pourquoi l'arsenic arrête -il certaines diarrhées semblables à celles qu'il provoque ?

Pourquoi le mercure et ses composés, qui produisent des ulcérations locales caractéristiques, sont-ils aptes à guérir celles qui y ressemblent le plus ?. . .

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