CORYZA AVEC ULCÉRATION
donner le sein, pour lui faire prendre le lait dans une petite cuillère à café, si on ne veut pas le voir tomber dans le dépérissement ; comme le bout du mamelon remplit exactement la bouche de l'enfant, et qu'il est obligé de faire le vide au moyen d'une succion continuelle pour obtenir le lait qui est sa nourriture, l'obturation complète des narines, causée par le boursouflement de la muqueuse nasale, qui est le résultat du rhume de cerveau, l'empêche d'opérer cette succion du lait, sous peine d'une suffocation certaine ; et en admettant qu'elle pût se faire quelque peu, la quantité de lait amenée par ce moyen dans la bouche de l'enfant étant insuffisante pour le nourrir, il en résulte un dépérissement rapide qui met sa vie en péril, tant par cause d'insuffisance de nourriture que par danger de suffocation ; on lui donnera donc le lait, au moyen d'une cuillère à café.
Si le coryza devenait ou était déjà passé à Yétat chronique, on prescrirait :
Silicea, 12^ dilution 6 globules.
Eau 90 grammes.
Doses. — Une cuillerée tous les matins.
Si Silicea ne remplit pas le but qu'on s'est proposé, on prendra Graphites à la même dilution et de la même manière que Silicea.