ENDOCARDITE
L'endocardite, inflammation de la séreuse qui tapisse les cavités du cœur, est consécutive le plus souvent au rhumatisme articulaire aigu ; mais elle peut reconnaître pour origine une autre maladie infectieuse, une fièvre éruptive, un érysipèle, une pneumonie, une simple angine. Elle s’annonce au début par un redoublement de fièvre, par de l’anxiété, des palpitations, de la faiblesse du pouls ; les battements du cœur sont sourds, prolongés, moins nets qu’à l’état physiologique. Puis un souffle, généralement systolique et siégeant à la pointe, vient s’ajouter à ces symptômes vagues. On soupçonnait l’endocardite, on peut dès lors l’afOrmer et en indiquer le siège. S’il y a un état typhoïde et des signes d’embolie dans divers organes, on reconnaît l’endocardite ulcéreuse ou infectieuse. La péricardite se distingue de l’endocardite par la matité, le frottement qui occupe les deux temps et ne se propage pas dans le sens du courant sanguin.
On distingue les souffles organiques (endocardite) des souffles inorganiques ■{chlorose) à leur siège, à leur propagation, à la concomitance d’autres signes. Dans la chlorose, le souffle est systolique, occupe la base, surtout le côté gauche, et se propage dans les vaisseaux du cou.
Pour renforcer les souffles organiques faibles et rendre le diagnostic plus facile, on peut placer les enfants dans la situation indiquée par Azoulay : membres relevés dans le décubitus dorsal.