HYPERTROPHIE DE LA LÈVRE SUPÉRIEURE
Chez les enfants lymphatiques et slrumeux, on observe fréquemment une hypertrophie chronique de la
lèvre supérieure, qui tantôt existe seule, et tantôt a été précédée ou est accompagnée d’eczéma labial ou narinaire. M. le D1 Vérité, médecin cousullant à la Bourboule, a bien montré la valeur patbogénique des lésions de la pituitaire dans ces œdèmes chroniques de la lèvre et des paupières.
Quelquefois la lèvre supérieure est tellement proéminente, qu’elle donne à l’enfant l’aspect d’un tapir; en même temps elle est dure, résistante, indolore; il y a parfois des fissures à son bord libre.
La lèvre inférieure peut participer à l’hypertrophie, et j’ai vu des enfants atteints d’un véritable léontiasis des lèvres. Il faut rechercher la syphilis dans les antécédents des malades.
TRAITEMENT LOCAL
Le traitement local consiste h faire, à l’exemple de M. Besnier, une compression répétée ou permanente à l’aide d’un morceau de toile fixé par deux liens qu’on attache derrière la tête. On pourrait aussi essayer une malaxation légère ou un véritable massage des lèvres.
S’il y a de l’eczéma impétigineux labial ou narinaire, on le traitera par des pommades à l'acide borique ou à l'oxyde de zinc (1 p. 10).
S’il y a des fissures suintantes, saignantes, croûteuses, et elles se produisent souvent à la suite d’un refroidissement ou d’un accès de fièvre, on les traitera par des applications de vaseline pure ou de cold-cream, et on invitera l’enfant à ne pas se passer la langue incessamment sur les lèvres. Quelques-uns ont la mauvaise habitude de se mordre les lèvres, et ce traumatisme répété à chaque instant peut, à lui seul, amener l’hypertrophie labiale. Les crevasses des lèvres