‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 184 sur 363 · HYSTÉRIE · texte numérisé non relu

HYSTÉRIE

L’hystérie est une névrose héréditaire très commune chez les enfants, garçons ou filles, quoiqu'elle ne se présente pas chez eux avec une symptomatologie aussi riche que chez l’adulte. C’est l'hystérie en formation. Elle n’atteindra que plus tard son épanouissement complet. Les stigmates sont rares ; les paralysies, les contractures, l’hémianesthésie manquent généralement, quoiqu’on puisse les retrouver chez quelques sujets dans la. seconde enfance. Mais l’état mental (mobilité de caractère, bizarreries, anorexie, mutisme) est déjà très net, et

l’on assiste parfois aux grandes a ttaques convulsives [hysteria major). Dans ce dernier cas, le diagnostic se pose entre l’hystérie et l’épilepsie : l'enfant hystérique n’a pas de vertiges, d’absences, de petit mal ; quand il tombe en convulsions, il ne se mord pas la langue, il ne se fait pas de mal, il ne perd pas ses urines, il n’a pas de fièvre. On constate souvent chez lui, en dehors de l’attaque, l’anesthésie pharyngée, palatine, gingivale. Enfin, les résultats du traitement viennent témoigner en faveur de l’hystérie. On a vu des cas où l’hystérie simulait la méningite tuberculeuse (Ollivier).

Il faut partir de là que l’hystérie est, avant tout, une maladie mentale , et la soigner en conséquence.

Isoler l’enfant, le soustraire au milieu familial où sa maladie a pris naissance, où il est entouré de personnes qui n’ont plus d’autorité sur lui, le transporter au loin, dans une maison de santé, voilà le vrai traitement de l'hystérie.

Ajoutez à cela une bonne hygiène, des douches froides, le drap mouillé, l’électricité statique, et la guérison ne se fait pas attendre.

Une jeune fille de 13 ans, soignée par Charcot, refusait toute nourriture ; elle était tombée dans le marasme; on obtint l’éloignement des parents, elle guérit.

Un jeune garçon de 10 ans que j’ai vu avait au milieu de sa famille des crises hystéro-épileptiques fréquentes ; on le transporta dans une maison de santé, il guérit rapidement, et aujourd’hui il a pu reprendre ses études au collège d’où sa maladie l’avait fait exclure.

Les médecins de l’école de Nancy conseillent de traiter l’hystérie infantile par la suggestion.

Le bromure n’a aucune action dans l’hystérie, il faut

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