‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 233 sur 363 · ONANISME · texte numérisé non relu

ONANISME

L’onanisme, ou masturbation, est une perversion du sens génital, qui sévit surtout dans les collèges et peu-

OXAXIS M E.

sionnats des deux sexes, principalement chez les garçons. Il résulte de ce vice, quand il est poussé à l’extrême (enfants nerveux, dégénérés), un affaiblissement général, avec pâleur de la face, amaigrissement, inerlie physique et intellectuelle, palpitations, dyspnée, anorexie, vertiges, céphalées, gastralgie, elc. Parfois l’enfant recherche la solitude, devient triste, mélancolique ou imbécile.

TRAITEMENT

Dans quelques cas l’onanisme est provoqué par une irritation extérieure (phimosis, oxyures) à laquelle il faut remédier. L’opération de la circoncision guérit l’onanisme causé par un phimosis. De même si la masturbation est amenée par les oxyures, il est, facile de s’en rendre maître.

Chez les filles, la clitoridectomie a été proposée, et, dans un cas très grave observé par Lawson Tait, elle a été suivie de succès.

M. A. Voisin a guéri des cas invétérés d’onanisme par la suggestion hypnotique.

On surveillera les enfants qui vivent en commun dans des dortoirs ou qui couchent ensemble. On cherchera à prévenir le mal par une diversion intelligente du côté des études et des exercices physiques : promenades, jeux de plein air, exercice, escrime, gymnastique.

Aux enfants nerveux, on donnera des douches froides, des bains sulfureux, de temps à autre une dose de bromure de potassium (t à 2 grammes dans un peu d’eau sucrée le soir) ; aux anémiques, on prescrira le fer, l’extrait de quinquina, les amers.

Il faut bien savoir que, dans la très grande majorité des cas, l’onanisme n'a que de légers inconvénients ; la guérison spontanée est la règle, et elle survient avant

que la situation ne soit irrémédiable. Il faut donc ne pas trop persécuter les enfants masturbateurs et user de persuasion plutôt que de violence.

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