‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 243 sur 363 · PALUDISME · texte numérisé non relu

PALUDISME

Sous le nom de paludisme, fièvres palustres, lièvres intermittentes, malaria, on décrit les troubles morbides produits par l’introduction et la pullulation dans l’or-

ganisme des microzoaires découverts par Laveran (corps en croissant ou en rosace, flagella).

La maladie se transmet par l’air atmosphérique, du sol, où se forment les germes, aux enfants exposés à ses émanations ; mais elle n’est pas contagieuse directement d’enfant à enfant.

Certains enfants, dans les pays marécageux, naissent avec un gros ventre (gros foie, grosse rate), et les signes de la cachexie palustre.

Plus tard, la maladie se traduit par des accès quotidiens, tierces ou quartes; cependant, chez les jeunes enfants, la fièvre est moins souvent réglée que chez les adultes, et les accès sont moins complets. La fièvre peut être larvée (convulsions, vomissements, délire, épistaxis, diarrhées, broncho-pneumonie, mélæna, torticolis). Il peut y avoir des accès pernicieux (coma, algidité).

La cachexie palustre se traduit par l’amaigrissement, la pâleur terreuse, le gonflement du ventre, l’hypertrophie de la rate, l’anorexie, la diarrhée, l’anasarque.

Le diagnostic du paludisme est surtout difficile dans les pays généralement indemnes : la maladie est alors inattendue, et la méprise est toute naturelle. Le paludisme simule parfois la méningite, la fièvre typhoïde. Dans les cas douteux, il faut donner la quinine, et chercher dans le sang le parasite de Laveran. Outre le paludisme, les enfants peuvent contracter des accès fébriles quand ils sont exposés à des émanations fétides (fosses, égouts). Cette infection pseudo-malarienne sera traitée comme la vraie.

TRAITEMENT

Au moindre soupçon de paludisme, il faut prescrire le sulfate de quinine, ou un autre sel de quinine, à dose

Page 1