‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 248 sur 363 · P A H A L Y S 1 E INF A NT I L E · texte numérisé non relu

P A H A L Y S 1 E INF A NT I L E

nom d'affection parasyphilitique proposé par Fournier.

Les symptômes qui permettent de l'aire le diagnostic sont: un arrêt subit ou rapide dans le développement de l’enfant, un ou plusieurs ictus apoplectiques ou paralytiques, l'affaiblissement de l'intelligence, le tremblement de la langue, l’embarras de la parole, l'inégabté pupillaire, la difficulté de la marche, le gâtisme progressif et la démence, etc.

TRAITEMENT

Malgré le peu de succès de la médication spécifique en pareil cas, il convient d’instituer le plus tôt possible un traitement énergique : frictions quotidiennes avec '■l ou 1 grammes d'onguent napolitain, iodure de potassium à l’intérieur i deux grammes par jour). Ce traitement mixte sera continué pendant plusieurs mois, avec des intervalles de repos.

S'il y a des spasmes, de l'agitation, du délire, on fera des injections de morphine (demi-centigramme matin et soir).

La prophylaxie consiste dans le traitement soigneux et prolongé de toutes les syphilis acquises des adultes ou des enfants. Ce traitement laisse trop souvent à désirer, quand il n’est pas nul, dans les classes les plus prolifiques et les moins éclairées de la population.

PARALYSIE INFANTI LE

La paralysie infantile, ou paralysie atrophique de l'enfance, est une myélite aiguë des cornes antérieures, d'origine infectieuse peut-être, s’observant presque exclusivement dans la première enfance. Elle débute par de la fièvre souvent, par des convulsions

quelquefois. La paralysie, d’emblée étendue ou générale, ne tarde pas à rétrocéder et à se fixer dans un petit nombre de muscles; l’intestin et la vessie échappent à la paralysie ; la sensibilité est conservée.

Ces derniers symptômes permettent d’éliminer la myélite transverse, la paralysie du mal de Pott, les paralysies diphtériques. Quant aux paralysies d’origine cérébï'ale, elles sont hémiplégiques, souvent accompagnées de paralysie faciale, de spasmes, de contracture, d’hémichorée.

La paralysie obstétricale des nouveau-nés, qui, à la période atrophique, ressemble tant à la paralysie infantile, en diffère par sa précocité (premiers jours de la naissance) et par son siège presque exclusif aux membres supérieurs.

L’atrophie musculaire progressive a le même substratum anatomique que la paralysie infantile : c’est une myélite antérieure, mais elle est chronique et sur- A'ient plus tard, dans l’adolescence ou l’àge adulte.

La pseudo-paralysie syphilitique se distingue par le jeune âge des sujets et la coexistence de lésions osseuses.

TRAITEMENT

Au début, on traitera la myélite aiguë par les ventouses sèches sur la colonne vertébrale, les pointes de feu, les vésicatoires en lanières sur les gouttières vertébrales. On donnera un purgatif, l’ergotine en potion ou en injections sous-cutanées (15 à "20 centigrammes trois fois par jour). On pourra ensuite donner les bains de vapeur ou d’air chaud, de 3 à 5 minutes (J. Simon), envelopper d’ouate les membres inférieurs, les entourer de cataplasmes sinapisés, faire en un mot de la révulsion répétée et étendue. On donnera la quinine à doses

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