‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 270 sur 363 · Marinescu, Thèse do Paris · texte numérisé non relu

Marinescu, Thèse do Paris

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journée, la fréquence des mictions, l’analyse chimique, les stigmates nerveux. La polyurie s’observe surtout dans la seconde enfance.

11 existerait, dans l’Inde, chez des enfants très jeunes (1 à 2 ans), une polyurie spéciale survenant au moment des chaleurs, sujette à récidive, et guérissant bien par la belladone à hautes doses (Brunton, British med. Journ 1892).

TRAITEMENT

L’enfant polyurique sera chaudement vêtu ; on fera fonctionner la peau à l'aide des bains chauds, des frictions, des douches chaudes. On donnera les toniques et les amers (quassia, gentiane, quinquina, fer, huile de foie de morue).

Les médicaments à essayer sont : l’opium, qu'on prescrira à doses fractionnées (un centigramme d’exl rail thébaïque cinq fois par jour pour un’enfant de 10 ans), la valériane (2, 3, l grammes d’extrait, en bols ou en électuaire, avec du miel, de la confiture), la belladone (1 à o centigrammes d’extrait, 15 à 20 grammes de sirop), le bromure de potassium (3 à t grammes), l'antipyrine (mêmes doses). On peut donner des doses fortes, à cause de la rapidité d’absorption et d'élimination. Dans quelques cas, les courants continus donneront de bons résultats.

Monti a employé les remèdes suivants, dans les cas de polyurie nerveuse :

Liqueur de Fouler. . . . )

r,, ■ , , , aa. . . 10

1 culture de valériane. . . j

V à X gouttes trois fois par jour.

grammes.

Phosphate de codéine ü gr. 10 à 0 gr. 20.

Sirop simple 30 grammes.

Trois cuillerées à café par jour.

M A LADIES DES ENFANTS

% Seigle ergote 0 gr. 50.

Infuser dans eau 90 grammes.

Sirop de cinnamome 10 —

Quatre cuillerées à soupe par jour.

% Extrait de seigle ergoté 0 gr. 05.

Poudre de réglisse 0 gr. 50

Pour 10 doses, 3 à 4 par jour.

L’enfant sera mis au repos, à l’abri des fatigues, des émotions, des intempéries.

Àulantque possible, on donnera desboissonschaudes, ce qui préviendra l’abus dans une certaine mesure.

PROLAPSUS DU RECTUM

Le prolapsus, ou chute du rectum, consiste dans la descente, hors de l’orifice anal, de la muqueuse rectale) ou bien dans l’invagination réelle de la partie inférieure du gros intestin. Le bourrelet rouge, saignant, mollasse, qui fait saillie au dehors, peut donc être composé différemment suivant les cas : dans les cas légers, la muqueuse seule est retournée; dans les cas graves, toutes les tuniques du rectum sont invaginées, et le boudin extérieur peut atteindre 10 centimètres de longueur et davantage.

Tantôt le prolapsus ne se produit qu’au moment de la défécation, se réduisant de lui-même ou par une pression légère; tantôt il est difficilement réductible ; tantôt il est irréductible.

Les causes habituelles sont : la constipation, l’entérite aiguë ou chronique, la dysenterie, la coqueluche; le rachitisme est une cause prédisposante ; âge habituel : 1 à i ans.

TRAITEMENT

La première indication est de réduire le prolapsus;

PROLAPSUS DU RECTUM.

la seconde, d’en prévenir le retour. Généralement il est facile de réduire la tumeur à l’aide de la pression digitale ou avec un linge enduit de vaseline. Si l’on éprouve quelque difficulté, on mettra l'enfant dans la position génu-pectorale, ou bien la tête en bas. On maintiendra la réduction à l’aide d’un tampon d’ouate fixé par un bandage en T.

On conseillera, quand l’enfant ira à la selle, de le faire asseoir sur un siège élevé, de façon que ses pieds ne touchent pas le sol. Les efforts seront ainsi moins puissants, et la tendance au prolapsus moindre. On peut encore prescrire le décubitus dorsal au moment de la défécation.

Pour réveiller la contractilité du sphincter anal, on donnera tous les jours un lavement froid; au besoin, on introduira un petit fragment de glace. Le soir, on appliquera un suppositoire ainsi composé :

% Bourre de cacao 2 grammes.

Tannin j

Extrait de ratanhia . . . . j ' ’

A l’exemple de M. Vidal, on fera, au voisinage de l’anus, des injections sous-cutanées d’ergotine :

% Ergotinc 1 gramme.

Hydrolat de laurier-cerise 10

Une à deux seringues de Pravaz par jour.

ou bien :

% Eau distillée 10 grammes.

Sulfate de strychnine 0 gr. 10.

Injecter V à VI gouttes de coite solution au voisinage de l’anus, dans le tissu cellulaire.

L'électrisation peut être mise en oeuvre.

En mente temps, on prescrira des bains salés ou sulfureux, de l’huile de foie de morue ou du sirop iodo-

tannique, à titre de fortifiant et de reconstituant général.

La guérison sera obtenue à la longue, sans intervention chirurgicale, dans la plupart des cas.

Si le prolapsus est irréductible, on sera conduit à cautériser linéairement le bourrelet avec le thermo-cautère, ou même à le réséquer complètement. Julliard a réséqué avec succès un boudin de 25 centimètres chez un enfarit de 9 ans; le péritoine étant ouvert, il fallut suturer les deux lambeaux de la séreuse.

On combattra, par les moyens appropriés, la diarrhée, la constipation, la dysenterie (voyez ces mois), causes habituelles du prolapsus rectal. On s’opposera aux fausses envies et aux efforts intempestifs de défécation communs chez certains enfants qui en font un jeu. Si l’enfant a la coqueluche, on le soutiendra au moment des quintes, une main sur le front, l’autre au niveau de la région ano-fessière, quand on aura lieu de craindre la chute du rectum.

PRURIGO

Le prurigo est une lésion banale, reconnaissant des causes diverses : il peut être parasitaire (poux, gale), ou d’origine interne (prurigo chronique, lichen agrius, prurigo deHébra). L’éruption est formée par des papules arrondies, excoriées par les grattages, accompagnées souvent de lésions eczématiformes, de croûtes, de fissures cutanées, de pustules, etc. Le prurigo pédiculaire siège de préférence à la nuque et à la partie supérieure du dos; le prurigo acarien occupe les mains, les pieds,

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