INDICATIONS ET OPÉRATION
Chez les enfants trop jeunes pour survivre à la trachéotomie (au-dessous de 2 ans), le tubage du larynx serait moins dangereux que l’opération sanglante et donnerait quelques succès.
L’enfant, roulé dans un drap, les bras le long du corps, est assis sur une table ou tenu droit dans les bras et les jambes d’un aide. On écarte les mâchoires à l’aide d’un écarteur, ou l’on se sert d’un doigt métallique qui entoure l'index gauche. Cet index va à la recherche de l’épiglotte, qu’il lient relevée pendant que la main droite introduit le tube monté sur un mandrin et muni d’un fil de soie très solide et assez long pour être tixé hors delà bouche. Quand le tube est bien en place, on attache le lil à l’oreille ou sur la tête. Pour extraire le tube, on peut tirer sur ce lil ou employer une pince spéciale. Les tubes dont on se sert sont renflés à leur partie moyenne et de calibres divers, suivant l’âge des enfants. Il faut se tenir toujours prêt à faire la trachéotomie.
Avec la scrumlhérapie, qui réduit et abrège la durée du séjour du tube dans le larynx, le tubage a fait des progrès et s’esl vulgarisé. On a perfectionné l’instrumentation, on s’est familiarisé avec l’introduction et l’extraction. Tout le monde est a peu près d’accord pour supprimer le fil, source d’ennuis pour l’enfant et d’infection. M. Baveux a fait couper les tubes d’O’Dwyer et les a allégés. Il a, de plus, imaginé un procédé d’extraction des plus simples, qui consiste à énucléer le tube à l’aide du pouce, exerçant une pression à l’origine de la trachée. Le délubage est ainsi mis à la portée de tous, et la sécurité csl plus grande en cas d’oblitération du tube par les membranes, d’asphyxie, etc. M. Collin
a construit un introducteur et un extracteur préférables à ceux d’O’Dwyer.