‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 2)Chapitre 81 sur 363 · RESUME; CONDUITE A TENIR SUIVANT LES CAS · texte numérisé non relu

RESUME; CONDUITE A TENIR SUIVANT LES CAS

l'n enfant est atteint de coqueluche : comment fautil le traiter?

Si le cas est léger, bénin, si les quintes sont rares et

courtes, si le catarrhe bronchique est nul ou insignifiant, s'il n’y a pas de fièvre, si l’appétit est conservé, si l'on est en présence de la forme que. Roger appelait coqueluchelle , il n’y a pas de traitement pharmaceutique à instituer : l’hygiène suffit, ou à peu près.

On surveillera l’enfant, on l’empêchera de sortir par les temps froids, on lui fera porter des vêtements chauds, on lui donnera des boissons chaudes, des tisanes de violettes, de capillaire, de fleurs pectorales, édulcorées avec le sirop de tolu.

On pourra prescrire une des potions suivantes conseillées par H. Roger:

% Infusé de mauve 60 grammes.

Sirop d’allhœa 30 —

— de thridace 10 —

% Soluté de gomme 60 grammes.

Sirop de capillaire 30 —

Eau de laurier-cerise 1 —

Par cuillerées à dessert de deux en deux heures.

Si le cas est de moyenne intensité, avec quintes fortes, catarrhe bronchique, on commencera par un vomitif (ipéca) qu’on répétera, si besoin est, tous les huit jours, quand l’enfant le supportera bien. On donnera en même temps une potion à la belladone (X à XX gouttes de teinture, une à deux cuillerées à café de sirop).

S’il y a de l’insomnie, on donnera le cldoral (10 à 20 centigrammes), le sirop de codéine (5 à 10 grammes), et, dans la seconde enfance, le sirop de morphine (1 à 5 grammes).

La fréquence du pouls indiquera l’usage de la digitale (sirop, 1 à 10 grammes; teinture, IV à XX gouttes).

H. Roger associait parfois la digitale à l’atropine :

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