COUPS ÉTRANGERS DES VOIES AÉRIENNES
Les enfants sont très exposés à l’introduction accidentelle des coi p-' étrangers dans le larynx, la trachée et les bronches : cela résulte de l’habitude qu'ils ont de mettre dans leur bouche une foule d’objets (haricots, noyaux et pépins de fruits, etc.). Au début, il y a généralement un accès de suffocation, suivi d’un calme plus ou moins long, puis un nouvel accès suivi de beaucoup d'autres. On pense au croup, en l’absence de commémoratifs. L’examen du thorax montre la conservation de la sonorité normale, contrastant avec le silence respiratoire dans une région plus ou moins étendue. Parfois le corps étranger se (ixe, s'enkyste en un point oii il est toléré ; parfois il donne lieu à une perforation dans la plèvre pneumothorax), à une pleurésie, à la gangrène.
Le I)1 de Pradel a vu un petit caillou aspiré par une
ta
fille de 5 ans, qui donna lieu à des quintes qui durèrent 4 mois et firent croire à la coqueluche. Ce corps étranger, qui occupait probablement un ventricule du larynx, fut expulsé spontanément et l’enfant guérit.
Pour distinguer les corps étrangers des voies aériennes de ceux des voies digestives, on fera le cathétérisme de l'oesophage.
TRAITEMENT
Il est indiqué d’urgence de favoriser l’expulsion du corps étranger; on y arrive quelquefois en faisant mettre la tête en bas et en frappant sur le dos, en disant à l’enfant de tousser. Ce procédé peut provoquer un accès de suffocation. Si le corps s’est arrêté dans le larynx, on pourra l’extraire en s’aidant du miroir et d’une pince.
Le traitement de choix est la trachéotomie ; elle sera faite de bonne heure, et avec un écarteur qui maintiendra béantes les lèvres de la trachée ; on s’aidera d’une pince recourbée pour aller à la recherche du corps étranger, s’il ne sort pas de lui-même.