FAIBLESSE CONGÉNITALE
FAIBLESSE CONGENITALE
Les enfants atteints de faiblesse congénitale sont reconnaissables à leur développement incomplet, à leur taille courte, à leur poids très inférieur à la normale. On a vu des enfants naître vivants et viables avec un poids de 1 5 à 1 600 grammes. Ils sont également nés avant terme (avortons) ; leur peau est rouge ; ils se refroidissent facilement, leurs ongles sont mal formés ; le cri est faible, les mouvements sont lents.
C'est à ces enfants que convient la couveuse (voyez ce mot), le gavage (voyez ce mot).
Ces enfants sont trop faibles pour prendre le sein; quelques-uns sont vigoureux et à terme, mais ils portent un vice de conformation qui les empêche de téter.
On peut se servir alors du procédé employé par Henriette, Lorain, Bouchard, etc., et qui consiste à verser le lait avec une cuiller dans le nez, l'enfant étant couché sur le dos, la tête légèrement inclinée en bas. Le D^" Henriette (de Bruxelles) se sert d'une seringue pour injecter le lait dans le nez: on fait chauffer le lait, et on injecte goutte à goutte, sans enfoncer le bout de la seringue. On a conseillé l'usage d'une poire en caoutchouc adaptée à un biberon dit aérogène.
Les bains sinapisés, les inhalations d'oxygène conviennent également très bien aux enfants atteints de faiblesse congénitale.
FAVUS
Le favus, teigne faveuse, est une maladie parasitaire produite par un champignon, VAchorion Schœnleinii, Ce parasite, qui attaque le cuir chevelu et les parties glabres, ne s'observe pas primitivement à Paris, il y est importé constamment de la campagne. C'est la maladie des paysans, des ruraux pauvres, elle est moins contagieuse et moins commune que la teigne tondante.
On trouve, au microscope, dans les godets faviques, des spores allant jusqu'à 10 \l de diamètre^et des tubes de mycélium ramifiés, avec étranglement de distance en distance. On voit d'abord un poiiit jaune autour du poil, puis un disque ombiliqué traversé par le cheveu; quand on enlève ce disque, on se trouve en présence d'une cupule dite godet favique. La confluence de ces godets, l'irritation de la peau, le mélange de débris épidermiques et de poussière forment à la longue une couche épaisse et croûteuse exhalant une odeur de
S0U7'is.
La maladie ne guérit pas spontanément sans cicatrices et alopécies définitives : elle se complique souvent d'adénites, lymphangites, abcès. Le favus des parties glabres, des ongles est facile à détruire; cependant on est parfois obligé d'arracher l'ongle pour mettre un terme kVonychomycose favique. Lq diagnostic est facile par les yeux et le nez; cependant certains impétigos confluents pourraient donner le change.
TRAITEMENT
On commence par couper les cheveux ras, on apphque des cataplasmes de fécule boriques pour faire tomber les croûtes, ou bien la calotte de caoutchouc. La tète