ONANISME
L'onanisme, ou masturbation, est une perversion du sens génital, qui sévit surtout dans les collèges et pensionnats des deux sexes, principalement chez les garçons. Il résulte de ce vice, quand il est poussé à l'extrême (enfants nerveux, dégénérés), un affaiblissement général, avec pâleur de la face, amaigrissement, inertie physique et intellectuelle, palpitations, dyspnée, anorexie, vertiges, céphalées, gastralgie, etc. Parfois l'enfant recherche la solitude, devient triste, mélancolique ou imbécile.
TRAITEMENT
Dans quelques cas l'onanisme est provoqué par une irritation extérieure (phimosis, oxyures) à laquelle il faut remédier. L'opération de la circoncision guérit l'onanisme causé par un phimosis. De même si la masturbation est amenée par les oxyures, il est facile de s'en rendre maître.
Chez les filles, la clitoridectomie a été proposée, et dans un cas très grave observé par Lawson Tait, elle a été suivie de succès.
M. A. Voisin a guéri des cas invétérés d'onanisme par la suggestion hypnotique.
On surveillera les enfants qui vivent en commun dans des dortoirs ou qui couchent ensemble. On cherchera k prévenir le mal par une diversion intelligente du côté des études et des exercices physiques : promenades, jeux de plein air, exercice, escrime, gymnastique.
Aux enfants nerveux, on donnera des douches froides, des bains sulfureux, de temps à autre une dose de bromure de potassium (1 à 2 grammes dans un peu d'eau sucrée le soir); aux anémiques, on prescrira le fer, l'extrait de quinquina, les amers.