‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 3)Chapitre 202 sur 308 · OTITE MOYENNE · texte numérisé non relu

OTITE MOYENNE

Lubet-Barbon conseille de verser dans le conduit quelques gouttes de :

% Huile stérilisée 20 grammes.

Teinture de belladone L gouttes.

ou de glycérine phéniquée à 1/20.

Si la douleur est très vive, on instille quelques gouttes d'une solution de cocaïne à 1 p. 10 ou même 1 p. 0.

On pourra au début essayer la douche d'air par le procédé de Politzer ou le cathétérisme. Mais si les douleurs persistent et s'il y a des indices d'épancbement dans la caisse, on fera l'incision, la paracentèse du tympan, après avoir nettoyé le conduit avec la liqueur de Van Swieten. Pour rendre l'opération indolore, on verse une solution de cocaïne à 1 p. 5 et on la maintient dix minutes dans le conduit. Après l'incision, on donne la douche d'air, et on met de la glycérine phéniquée à 1 p. 20.

Quand le catarrhe de la caisse, après avoir amené la perforation du tympan, se traduit par une otorrhée persistante, il faut faire des irrigations tièdes d'eau boriquée ou de sublimé à 1 pour 2 000, suivies d'un poudrage au salol ou au napthol, avec tampon d'ouate hydrophile maintenant le tout. On renouvelle l'opération tous les jours ou tous les deux jours.

Si l'écoulement est fétide, on fera les irrigations avec une solution de permanganate de potasse à 1 p. 1000. Pour l'otorrhée chronique comme pour l'otorrhée aiguë, Lubet-Barbon conseille la glycérine phéniquée à 1/20; quand l'écoulement diminue, il fait le pansement sec avec Tacide borique pulvérisé, après avoir séché le conduit avec du coton hydrophile monté sur des stylets : lavages aseptiques rares, séchages soigneux, pansements avec des corps antiseptiques avides d'eau.

Pour poudrer le conduit, Bonnafont se sert du mélange suivant :

% Nitrate d'argent.

Talc.

Lycopode.

La vaseline liquide iodoformée, le salol camphré sont indiqués dans les otorrhées fétides. Rohrer a recommandé la pyoctanine en poudre.

Les enfants atteints d'otorrhées chroniques sont souvent affaiblis, scrofuleux, anémiques : le traitement général par l'huile de morue, les ferrugineux, les eaux chlorurées sodiques, arsenicales, complétera le traitement local. La prophylaxie se fera en traitant les catarrhes naso-pharyngiens, en opérant les tumeurs adénoïdes, en aseptisant la bouche, la gorge, les fosses nasales par des irrigations, pulvérisations, badigeonnages, dans les maladies qui prédisposent à l'otite (rougeole, scarlatine, typhoïde, etc.).

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