PSEUDO-PARALYSIE SYPHILITIQUE
La lésion peut occuper l'humérus à sa partie inférieure comme à la supérieure; elle peut siéger encore sur le radius, le cubitus ; elle ne va pas fatalement jusqu'au décollement, jusqu'à la fracture: une hyperostose suffit pour réaliser le syndrome. L'âge des sujets, la lésion osseuse, les stigmates syphilitiques feront écarter la paralysie atrophique de l'enfance, la paralysie obstétricale, l'hémiplégie ou la monoplégie cérébrales, etc. Enfin le traitement confirmera le diagnostic, en faisant disparaître, d'une façon complète et rapide la paralysie, dont Parrot avait exagéré la gravité.
TRAITEMENT
Le traitement de la pseudo-paralysie syphilitique ne diffère pas du traitement général de la syphilis héréditaire. On commence par les frictions avec l'onguent napolitain {"2 grammes par jour). On ajoute un bain quotidien de quinze minutes avec:
2^ Sublimé corrosif 1 gramme.
Chlorure de sodium 10
Eau 100 —
Pour 25 ou 30 litres d'eau tiède, dans un baquet ou une baignoire en bois, en faïence ou en métal émaillé.
Plus tard on donne le sirop de Gibert (1/2 à 1 cuillerée à café dans un peu de lait) ou l'iodure de potassium (20 à 50 centigrammes par jour dans du lait sucré ou du sirop).
Il importe, pour le succès final, que la maladie soit reconnue et traitée de bonne heure ; cependant on a vu des cas méconnus guérir spontanément.
On conseillera l'allaitement maternel, s'il est possible, et, à son défaut, le lait stérilisé. Si l'enfant est bien nourri, il guérit bien; s'il est déjà cachectique, privé du sein, le cas est très grave. En somme, c'est l'état général et non la pseudo-paralysie, qui donne le pronostic.
PSORIASIS
Le psoriasis est rare chez les enfants du premier âge; il ne commence à se montrer que dans la seconde enfance, sous forme de petits placards arrondis, nacrés (taches de bougies) ; en grattant ces placards, on soulève des squames brillantes qui recouvrent un derme rouge vif. Le siège de prédilection est au niveau des coudes, des genoux, du cuir chevelu.
TRAITEMENT
Le traitement local repose sur l'emploi presque exclusif des pommades :
% Glycérolé d'amidon 30 grammes.
Huile de cade 10 —
Faire des frictions assez énergiques matin et soir; prendre des bains savonneux.
% Axonge 90 grammes.
Naphtol B 10 —
Ap^iliquer tous les soirs, savonner le lendemain et poudrer avec amidon.
(Besnier.)
Contre le psoriasis de la tête, on frictionnera le soir avec :
% Précipité blanc 10 grammes.
Savon noir 40 —
Lanoline anhydre 50 —
(Stern.) ou bien:
% Savon mou de potasse. ) ~ „„
-,. ,. ^ } aa . . . 20 grammes.
Yasclme. j '^
Ichthyol 2 —
Acide salicvliciue. , ^
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Acide pyrogallique.
Appliquer chaque jour, et suspendre si l'irritation est trop vive.
(E. Besnier.)
Cazeneuve et Rollet (de Lyon) préconisent le gallanol,
composé de tannin et d'aniline, qui ne serait pas toxique comme l'acide pyrogallique et l'acide chrysophanique :
% Gallanol 1 gramme.
Vaseline 20 —
Comme eaux minérales, on conseillera laBourboule, Saint-Christau, Luchon, Barèges, Saint-Gervais, Néris, Uriage, etc.
Tous les purgatifs employés chez les adultes peuvent être prescrits chez les enfants, en proportionnant les doses à l'âge des sujets, et en masquant le goût désagréable des substances par des sirops ou des préparations sucrées et aromatisées. Cependant certains purgatifs inusités chez les adultes s'emploient couramment chez les enfants; il est bon d'indiquer les doses et les formules de tous ces médicaments,