‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 3)Chapitre 4 sur 308 · INTRODUCTION. III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. III

Cela peut être suffisant pour certains médicaments, mais non pour les plus actifs et les plus utiles.

Dans cette question du dosage, on a trop envisagé l'âge et le poids des sujets, et pas assez la physiologie, l'activité des échanges nutritifs, la rapidité d'absorption et d'élimination. A tous ces points de vue, l'enfant ne saurait être comparé à l'adulte ni au vieillard.

Chez l'enfant, qui s'accroît d'une façon incessante et rapide, la circulation, la respiration, l'émonction pulmonaire, rénale, cutanée, jouissent d'une activité extrême.

Le nouveau-né a un cœur, dont le poids représente la 120^ partie du corps (au lieu de la 146®, proportion des adultes), dont les battements sont deux fois plus fréquents que chez l'homme fait ; un rein dont le poids est relativement double et qui sécrète quatre fois plus d'urine; des téguments qui fonctionnent avec une énergie extrême, etc. Tout, chez le jeune enfant, traduit l'activité vitale, la facilité d'absorption, la rapidité d'élimination.

Cela dit, on ne sera pas étonné d'apprendre que l'enfant peut subir, sans danger, des assauts thérapeutiques qui feraient péricliter les adultes. A l'exception de l'opium, qu'il faut savoir fractionner et donner à doses minimes, et d'un tout petit nombre de médicaments pour lesquels l'enfant a une susceptibilité particulière, les autres remèdes.

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