BRONCHITE CAPILLAIRE
La bronchite capillaire n'est qu'une forme clinique ou une phase de la broncho-pneumonie (voyez ce mot), ce qui me permet d'abréger beaucoup son étude. Elle se caractérise par une dyspnée intense, une toux variable, le battement des ailes du nez, la cyanose des lèvres, une pluie de râles sonores, ronflants, sibilants, sous-crépitants dans toute la poitrine [bruit de tempêté). Cependant il n'y a pas de foyer limité, pas de souffle, pas de matité.
TRAITEMENT
On insistera sur les ventouses sèches, les cataplasmes sinapisés, les inhalations d'oxygène, les injections d'éther. On ne manquera pas d'essayer le vomitif (ipéca, 50 centigrammes) pour désobstruer les bronches. On mettra aux jambes des bottes d'ouate entourées de taffetas gommé. On donnera du lait avec quelques gouttes de cognac et des potions stimulantes :
% Vin de Malaga 80 grammes.
Sirop d'écorces d'oranges 20 —
Eau de menthe 10 —
Acétate d'ammoniaque 2 —
Par cuillerées à dessert d'heure en heure.
% Julcp gommeux 100 grammes.
Alcoolature de racines d'aconit, . XV gouttes.
Acétate d'ammoniaque 1 gramme.
Sirop de codéine 5 —
(Jules Simon.)
% Sirop de tolu 40 grammes.
Sirop de tcrpine 10 —
Cognac vieux 20 —
Teinture de digitale V gouttes.
Par cuillerées à café.
Si la dyspnée continue, on plongera l'enfant dans un bain tiède (32°) sinapisé pendant cinq minutes.
S'il y a une grande agitation nerveuse, Jules Simon conseille le lavement suivant :
% Hydrate de cliloral 0 gr. 50.
Eau 60 grammes.
Teinture de musc XX gouttes.
Teinture do valériane XV —
Pour compléter le traitement, voyez l'article Bronchopneumonie.