‹ Formulaire thérapeutique et prophylaxie des maladies des enfants (volume 3)Chapitre 74 sur 308 · RÉSUMÉ; CONDUITE A TENIR SUIVANT LES CAS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ; CONDUITE A TENIR SUIVANT LES CAS

Un enfant est atteint de coqueluche : comment faut-il le traiter?

Si le cas est léger, bénin, si les quintes sont rares et courtes, si le catarrhe bronchique est nul ou insignifiant, s'il n'y a pas de fièvre, si l'appétit est conservé, si l'on est en présence de la forme que Roger appelait eoqueluchette,i\ n'y a pas de traitement pharmaceutique à instituer : l'hygiène suffit, ou à peu près.

On surveillera l'enfant, on l'empêchera de sortir par les temps froids, on lui fera porter des vêtements chauds, on lui donnera des boissons chaudes, des tisanes de violettes, de capillaire, de fleurs pectorales, édulcorées avec le sirop de tolu.

On pourra prescrire une des potions suivantes conseillées par H. Roger :

'2/: Infusé de mauve 60 grammes.

Sirop d'althœa 30 —

— de thridace 10 —

^ Soluté de gomme 60 grammes.

Sirop de capillaire 30 —

Eau de laurier-cerise 1 —

Par cuillerées à dessert de deux en deux heures.

Si le cas est de moyenne intensité, avec quintes

fortes, catarrhe bronchique, on commencera par un vomitif (ipéca) qu'on répétera, si besoin est, tous les huit jours, quand l'enfant le supportera bien. On donnera en même temps une potion à la belladone (X à XX gouttes de teinture, une à deux cuillerées à café de sirop).

S'il y a de l'insomnie, on donnera le chloral (10 à 20 centigrammes), le sirop de codéine (5 h 10 grammes), et, dans la seconde enfance, le sirop de morphine (1 à 5 grammes).

La fréquence du pouls indiquera l'usage de la digitale (sirop, 4 à 10 grammes; teinture, IV à XX gouttes).

H. Roger associait parfois la digitale à l'atropine :

^ Sirop de digitale riO grammes.

Yalérianate d'atropine ^ 'c^'- 002.

2 à 15 grammes par jour.

Contre la fièvre, on donnera la quinine (15 à 50 centigrammes, suivant l'âge).

Si la coqueluche est plus intense, si les quintes sont très violentes et très nombreuses, et si la belladone est impuissante, même à doses élevées, on essaiera l'antipyrine (10 centigrammes par année d'âge), Toxymel scillitique, le chloroforme (10 à 40 grammes du sirop, YI à XXX gouttes de chloroforme). On entretiendra des vapeurs médicamenteuses dans la chambre de l'enfant (eau boriquée, phéniquée, thymolée).

Les insufflations nasales de poudres seront toujours essayées à cause de leur innocuité ; de même les inhalations d'oxygène, l'air comprimé.

En cas de persistance des quintes violentes, on prescrira, sans compter beaucoup sur elles, les teintures de drosera, de lobelia, de grindelia, etc.

Si les vomissements sont trop fréquents, on insistera sur l'usage du café. S'il y a une agitation excessive, on

donnera des bains tièdes prolongés. Dans les formes très graves, Tenfant gardera le lit, dans une chambre chaude mais largement aérée.

Si tous les médicaments échouent, si l'enfant dépérit, perd l'appétit, les forces, on aura recours au changement d'air, qui seul parfois permet d'espérer la guérison.

Quand le catarrhe bronchique coqueluchial passe à la chronicité, on donne des balsamiques (sirop de térébenthine ou de bourgeons de sapin, tolu, etc.). On essaie la gomme ammoniaque :

% Infusion d'aunéc ou de serpentaire

de Virginie 75 grammes.

Sirop de coquelicot 25 —

Gomme ammoniaque 0 gr, 10 à 50.

(H. Roger.)

Enfin, on enverra les enfants au Mont-Dore si les remèdes n'ont pu achever la guérison, et si la bronchite chronique a succédé à la coqueluche. Si des signes d'adénopathie trachéo-bronchique surviennent, c'est sur la Bourboule qu'il faut diriger les petits malades. On peut même leur faire boire l'eau de la Bourboule à domicile, 8 ou 10 jours par mois (1/4 à 3/4 de verre par jour).

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