KYSTES CONGÉNITAUX
Les kystes congénitaux de l’enfant ont été bien étudiés par Lannelongue et Achard (Paris, 1886). On distingue les kystes dermoïdes, mucoïdes, séreux et divers. Les kystes dermoïdes (athéromes, tératomes, inclusions fœtales) envahissent le crâne, la queue du sourcil, la face, le cou, le plancher de la bouche, le palais, la langue, l’abdomen, l’ovaire, etc. Ils sont uni ou multiloculaires; leur contenu est plâtreux, caséeux, mêlé de cheveux, dents, os; la paroi offre la structure de la peau. Ils s’expliquent par l’enclavement d’une partie du tégument de l’embryon. Les kystes mucoïdes ont la structure des muqueuses; même pathogénie; il y a des tumeurs mixtes. Les kystes séreux sont uni ou multiloculaires; leur contenu est une sérosité claire; ils siègent souvent au cou (kystes branchiaux); ils acquièrent parfois un volume énorme; leur origine lymphatique est probable; ils se présentent comme des masses molles, fluctuantes, indolores, irréductibles, difficiles à distinguer des lipomes. Les kystes divers dérivent du péritoine, du mésentère, de l’intestin, etc.
TRAITEMENT
La ponction de ces tumeurs est insuffisante, le liquide se reproduit toujours; les injections de teinture d’iode, le séton, l’incision sont dangereux. L’extirpation complète est seule rationnelle, quand elle est possible.
Dans deux cas de kystes séreux trop considérables pour être extirpés, M. Lannelongue a eu recours à l’électrolyse, avec amélioration une fois et aggravation l’autre fois.